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ASSEMBLEE POPULAIRE DU 30 MAI
THEME : « DES LIEUX DE VIE ALTERNATIFS »
 
 
Composition de l’Assemblée :
16 personnes
Dont 4 femmes, 11 hommes et 1 enfant
 
 
Pour la première fois, l’A.P. s’est déroulée à la campagne. Après un co-voiturage, plutôt mal organisé (deux personnes en moyenne par voiture), nous nous sommes réunis chez Patrice, à Léognan. Des courses avaient été faîtes afin de préparer un barbecue et nous avons ramené des instruments dans le but de mettre un peu plus de musicalité à nos rencontres. Comme pour l’A.P. à Jacques Prévert, nous avons installé le matériel d’enregistrement sonore de Jésus avec l’intention d’en faire par la suite un montage pour une émission de radio sur la Clé Des Ondes.
 
 
Dans un premier temps, nous avons utilisé l’A.P. comme média direct. Nous avons donc pris un petit temps pour s’échanger nos informations :
 
 
Jeudi 1er Juin : Ecouter le 1er enregistrement à J.Prévert 
                          Faire bilan 
                          Réfléchir sur la diffusion 
                         Créer une équipe pour le montage assemblage.
                         Se sont proposés Romain, Ivan, Jésus, Philippe, Céline, Kris et Birdy. Rendez vous chez Jésus à 17h

Vendredi 2 Juin : Repas de quartier de St Michel

Samedi 3 Juin : Fête de soutien à la Clé Des Ondes. Au Sonart, à 20h30

Samedi 3 Juin : Faîtes de la Déviance. A l’Athénée Libertaire, à partir de 15h00

Lundi 5 Juin, à 18h00 : Réunion sur le cloisonnement des différents groupes (Broca3, A.P…)

Jeudi 8 Juin, à 18h30 :
Apéro-Prise de parole sur le problème du logement. Des familles vont se faire expulser. Arrêt Thiers-Benauge. Rue Calixte Camelle

Vendredi 9 Juin : La rue est Broca est bloquée. Peut-être Assemblées Populaires et cuisine autogérée dans la rue

Week-end du 9,10 et 11 Juin : Rencontre Nationale des Indymedias à Toulouse. Une voiture partira de Bordeaux le Vendredi A.M. Contact : Ivan = 0608654494

Le 10 et 11 Juin : Concert pour Immigrés, au BT59

Du 13 au 23 Juillet : Rencontres en Dordogne d’individus portant des projets. Ceci afin de monter ensemble un village autogéré (autoconstruction : yurt, toilettes sèches, tippies,…), monter ensemble des activités artistiques ( clown, théatre, musique, peinture, sculpture,…), faire connaissance afin d’élargir le réseau et partager nos projets… Une Caravane Autogérée partira de ce lieu afin de créer des espaces autonomes sur les différents festivals qui auront lieu durant l’été. Elle aura pour but également de partir à la rencontre des Ecovillages et des communautés en France et/ou en Espagne (l’itinéraire n’est pas déterminé car il se décidera ensemble). Lieu : Bugue, à côté de Lalinde / Contact : Hanna :0627338945
 
Le débat sur le thème « des lieux de vie alternatifs » a donc ensuite commencé :
 
 
a) Nous nous sommes d’abord attardé sur le terme « lieux de vie alternatif ». Chacun s’est exprimé librement. Je retranscris ici, un peu en vrac, en fonction de mes notes, les idées qui sont ressorties durant le tour de parole :
 
« Lieux qui sortent des schémas classiques »
« D’autres modes de fonctionnement existent non basés sur des modes commerciaux ou     hiérarchiques »
« Une autre façon de faire dans le but de gagner de la liberté »
« Sortir du schéma individualiste »
« Ne pas être soumis à des lois économiques du système capitaliste »
« S’organiser différemment d’un point de vue politique et économique »
« Vivre à plusieurs »
« A plusieurs, forcément ! »
« Relations affectives meilleures »
« Vivre autrement ! »
« Seul ou pas seul ? Car il y a des personnes qui ont décidé de vivre seul en dehors du système dans des lieux de vie alternatifs »
 
« Les lieux de vie alternatifs peuvent être un moyen de rechange aux conditions de vie dégradantes des villes. En ville, on est nombreux. Autant vivre bien ! »
 
« L’alternative va vers l’autonomie »
 
« D’un côté, beaucoup de gens ne VEULENT plus vivre dans ce système. D’un autre côté, beaucoup de gens ne PEUVENT plus »
 
« Ce qui est horrible, c’est la solitude qui est présente dans les grandes villes. La solitude est la base du système et elle engendre la violence. »
 
« Concept d’habitacle pour les lieux de vie. Les gens qui vivent dans des lieux de vie se côtoient au quotidien. L’habitacle va donc influencer les relations des individus qui l’habitent. Ce qui déterminera en partie les désirs, les envies et donc par conséquence les projets »
 
« Vivre à plusieurs, c’est quand chacun amène sa pierre à l’édifice en tendant vers l’autonomie. Il faut se responsabiliser soi-même. Esprit à avoir : autogestion, responsabilité commune, collaboration »
 
 
 
b) Ensuite Patrice nous a présenté son lieu de vie en commençant par un petit historique :
 
Au départ, il y a 6 ans. Une personne était locataire du terrain. Elle invita, par la suite des amis. Le nombre de personnes passa donc de 1 à 10 et le loyer fut divisé par le nombre de gens habitant le lieu.
 
Un conflit éclata entre les locataires et la propriétaire. Cette dernière, ne supportant pas le « squat » sur son terrain, décida donc de le vendre. C’est à ce moment là que les locataires décidèrent d’acheter. Après trois années de procès, ils devinrent propriétaires.
 
Ils montèrent alors une SCI (Société Civile Immobilière). Celle-ci permet juridiquement de diviser la propriété en plusieurs parts. Chaque personne, en fonction de ses moyens, est donc devenu propriétaire d’un certain nombre de parts. Par exemple, Patrice détient 5 parts équivalents à 400Euros, pour une durée de 99 ans renouvelable. Personne ne peut vendre ses parts à des individus extérieurs au groupe. Si quelqu’un décide de quitter le lieu, il ne peut vendre ses parts qu’au sein de la communauté. Après la communauté décide collectivement des mesures à prendre.
 
Concernant la SCI, des règles ont été mises en place. Notamment, afin d’être égalitaire pour les prises de décisions, il a été fixé qu’ 1 personne = 1part = 1 voix. Toutes les charges collectives sont divisées égalitairement. Par contre, chacun fait ses travaux individuellement sur sa parcelle de terre. L’entraide se fait naturellement mais elle n’est pas obligatoire. Ceci, dans le but de « choisir » et non de « subir » les personnes de la communauté.
 
A Léognan, dans ce lieu de vie communautaire, une certaine philosophie de groupe se dégage. En effet, pour eux, il est primordial que chaque personne assure en priorité son autonomie et son indépendance individuelle. Le but est de ne pas être « manger » par le collectif. L’entraide existe de manière naturelle mais elle n’est pas formalisée. A noter que, pour l’instant, il n’y a pas d’espaces communs sur le site même si des projets communs existent.
 
Pour illustrer son propos, Patrice donna l’exemple d’une communauté autonome installée en Ariège : La Baluette. Cette dernière fonctionne différemment. Elle possède des espaces collectifs (maisons communes et terrains communs). La gestion est également collective. L’une des principales diffucultés rencontrées là-bas se résume par le fait qu’ils ont finalement très peu de temps pour eux-mêmes. D’après Patrice, l’individu se fait « bouffer » par le collectif.
 
Ainsi, à Léognan, en réponse aux diffucultés rencontrées à la Baluette et après avoir défini ensemble des bases communes, le groupe a préféré que :
                        - chaque individu monte ses projets personnels
                        - chacun doit créer et entretenir son lieu
                        - l’Ego est essentiel (pour le bien-être de l’individu et pour celui du groupe)
 
Après, et seulement après, quand chacun, petit à petit, aura gagné à tous les niveaux son autonomie et son indépendance, les individus composant la communauté se relieront pour tendre vers une autonomie collective.
 
Ainsi, à Léognan, un équilibre se met en place entre l’individu et le collectif. Il n’y a pas de problème par rapport aux règles et il n’y a pas de conflits. L’entraide se fait naturellement. Elle est choisie et non subie.
 
 
c) Ensuite, Yohan qui vit également sur le lieu est intervenu pour nous parler de L’AUTO-CONSTRUCTION et plus spécifiquement des YURTS. Une des revues les plus connues sur les réseaux d’autoconstruction et sur les ECOVILLAGES se nomme « PASSERELLE-ECO ». D’autres réseaux se nomment WWOOF, GEN, le réseau français des EcoVillages,…
 
LIENS INTERNET :
http://www.habiter-autrement.org (réseau d’auto-construction)
http://gen.ecovillage.org (réseau global des Ecovillages)
http://www.rama.1901.org/ev (réseau français des EcoVillages)
http://passerelles.eco.free.fr (réseau PasserelleEco)
http://www.wwoof.org   (réseau wwoof)
 
 
La réunion s’est terminée sur ce dernier point. Nos estomacs criaient famines alors le barbecue s’est mis en place et nous avons allumés le bras zéro pour nous réchauffer vue que la nuit tombait.
 
Il a été noté également qu’il serait intéressant d’organiser d’autres Assemblées Populaires sur ce même thème, toujours en se déplaçant dans des lieux qui se prêteraient au thème du débat (comme chez Patrice). Ces rencontres autour des « lieux de vie alternatifs » pourraient constituer un « atelier » spécifique à l’Assemblée Populaire. Elle permettrait ainsi à des individus intéressés par les « lieux de vie libres et autonomes », de se rencontrer afin de communiquer, d’échanger leurs projets et constituer un réseau sur la région de Bordeaux…A SUIVRE…
 
Compte rendu rédigé le moins subjectivement possible par Ivan.

Assemblée populaire :

 

 25 Mai 2006 à l’école Jacques Prévert

 

 

Suite à l’assemblée populaire du 25 Avril 2006 sur l’éducation, une rencontre a été organisée avec l’école autogéré Jacques Prévert. En effet, cette école nous est apparue comme une bonne alternative à l’éducation nationale et nous avons voulus en savoir d’avantage sur le fonctionnement et la structure de celle-ci.


 

Jacques Prévert est composé d’un lycée et d’un collège comptant une cinquantaine d’élèves et 13 personnes enseignantes. Son mode de fonctionnement est basé sur l’autogestion, l’égalité de tous ces membres et la non spécialisation. Crée il y a 22 ans, elle a fonctionnée 6 ans sans réel statut vis-à-vis de l’état avant d’être reconnu par les institutions.


 

Les personnes à l’origine de ce projet étaient parties d’un constat simple sur les problèmes de l’éducation dans notre société (voir les conclusions de l’assemblée populaire du 25 Avril 2006 pour plus de détails).


 

La méthode d’enseignement est basée en grande partie sur la pédagogie Freinet, dont le principe est de mettre l’accent sur le développement de l’élève qui devient acteur grâce un projet scolaire monté avec les éducateurs. Cette technique a pour but de développer le sens de l’autonomie et d’adaptabilité de l’enfant. Cette technique est centrée sur l’élève.


 

Les règles de vie sont mises en places lors de réunions mensuelles ou tous les acteurs de l’école sont présents. Les parents sont vivement sollicités en vue d’aider les élève à mener à bien leurs projets : le tripartisme élève, parents, enseignants doit servir le développement de l’enfant. La créativité de l’élève et encouragé par des ateliers ou des sorties extrascolaires réalisé avec la collaboration d’intervenants extérieurs.


 

Jacques Prévert veut une relation enseignant - élève différente de celle pratiquée dans l’éducation nationale (le père, l’autorité), toutes les matières sont traitées sur le même pied d’égalité et l’orientation se fait toujours en fonction de la demande de l’élève.


 

Etant une école privée, elle ne reçoit pas de financement de l’état mais les familles qui ne peuvent payer les cotisations annuelles se font aider par l’école qui monte des dossiers de subventions pour le conseil générale. Ce principe permet une relative indépendance vis à vis de l’institution.


 

Le principal problème soulevé par le personnel de l’école se situe au niveau du temps à consacrer à la partie administrative de l’établissement qui doit être géré par l’ensemble du personnel.  Le fonctionnement de l’école nécessite aussi une grande cohérence de l’équipe pédagogique.

 

 

 

Nous tenons à remercier le personnel de l’école pour son accueil et sa disponibilité et espérons que cette assemblée qui fut plus une découverte de l’école Jacques Prévert en amènera d’autres dans lesquels nous pourrons discuter des nombreuses autres alternatives sur l’éducation.


 

Pour plus d’information sur l’école :

 

ECOLE JACQUES PREVERT

 

173 Rue du Jardin Public

 

33300 Bordeaux

 

05 56 79 08 07

 

 

 

Prochaine assemblée populaire prévue le 30 mai 2006 à Léognan sur le thème « des lieux de vie alternatifs ». Rendez-vous est fixé au local Broca III à 16h30.

 

 

Compte-rendu fait par Kris




ASSEMBLEE POPULAIRE DU 18 MAI 2006

 
Nombre de personnes présentes : 12
Hommes :10
Femmes : 2
Enfants : 1
 
 
ORDRE DU JOUR :
 

1) Le 25 MAI assemblee populaire à Jacques Prévert (école autogérée) ou à Bègles(festival)

2) Utilisons nous la radio (Cf Jesus, Clé des Ondes) pour l’A.P. à Jacques Prévert ?

3) Le Blog de l’A.P.
4) Thème pour le 30 Mai

5) Tentative de définition commune de l’A.P. (quinzième édition !) afin de rédiger une brochure permettant de présenter l’A.P.

 
 

1) Initialement, il avait été prévu d’intervenir, en tant qu’A.P., au festival de Bègles, pendant les débats organisés là-bas sur la citoyenneté. Mais l’école de Jacques Prévert ne pouvait nous accueillir que ce même jour. Il nous a semblé important de privilégier ce débat sur l’éducation car il ne pouvait pas se repousser étant donné que Jacques Prévert a un calendrier chargé.

Donc, a été décidé à la majorité de faire une A.P. :

le 25 MAI, à 18H00, au 171, rue du Jardin Public

 
Dilemme qui ont émergé de cette discussion :

            -Est-ce qu’on parle de l’A.P., à l’extérieur, en tant qu’individus ou en tant que membre mandaté par l’A.P. ?

            -Est-ce qu’il peut y avoir plusieurs A.P. en même temps ou est ce qu’il vaut mieux « rester grouper » ?

 

2) Il a été décidé que nous enregistrerons l’A.P. à Jacques Prévert avec le matériel audio de Jesus. Tous supports audio et video ne sont pas à rejeter à condition que les gens présents à l’A.P. l’acceptent. Idem pour l’utilisation ultérieure des enregistrements.

 

3) Réunion mercredi 24 chez Ivan pour le Blog. Rendez-vous à Broca3 à 16h30

 

4) Le Mardi 30 : A.P. sur le théme « des lieux de vie alternatifs »,

à Léognan chez Patrice,

au 240, chemin de Saulx.

Rendez vous à 16H30 à Broca3 pour organiser le convoiturage.

Amenez à boire et manger. On se fait un barbac

 

5) Enfin, après des heures et des heuuures de discussions, nous nous sommes mis d’accord pour un fonctionnement et des principes de base de l’A.P. Un tract et une brochure sera réalisé prochainement.

 
 
 
Compte rendu fait par Patrice, Ivan et Céline.

 



 

Compte-rendu de l’Assemblée Populaire
Du mardi 25 Avril 2006
 
Après une première excursion hors des locaux de Bordeaux II à la place de la victoire, cette huitième Assemblée Populaire s’est déroulée ce mardi 25 avril à l’Athénée Libertaire, 7 rue du Muguet. Elle a réunit quelques 25 personnes autours d’une grande table pour un débat sur l’éducation.
     
Une introduction a été proposée par Céline, plaçant la question de l’éducation comme l’enjeu majeur des dix prochaines années. Quelques chiffres évocateurs…
   
Plus de 20% des français rencontrent des difficultés à lire et/ou à écrire
  • Plus d’enseignants de nos jours que d’élèves en 1950
  • 3% de bacheliers en 1950, 35% en 1985, entre 70 et 80 % en 2005
  • De plus en plus d’étudiants et bacheliers, de plus en plus d’inégalités dans le système scolaire
        
Quelles en sont les causes, pourquoi voit-on opérer dans l’enseignement la reproduction des systèmes sociaux de séparation ?
   
Quelques éléments de réponse : des moyens technologiques de plus en plus présents entraînant des moyens financiers pour leur acquisition de plus en plus importants, des enseignants débordés par les différents rôles qu’ils ont à tenir (rôle du gendarme, santé publique, questions sociales…)
 
 
  
Critiques de l’enseignement et alternatives…
 

 

Pascale a relevé la richesse de l’expérience de Bordeaux II à travers l’occupation et le ré-investissements des locaux par les étudiants et autres actants de la mobilisation : cette lutte et ces moyens ne sont-ils pas une réponse directe, une façon concrète d’explorer les sciences sociales enseignées précisément dans cette université ?
 
Dans quelle mesure ces sciences humaines et sociales enseignées de manière académique servent-elle la société ou pas ? pourquoi ce fossé entre théorie, apprentissage et concret ? pourquoi tous ces savoirs ne sont-ils pas exploités ?
 
Nous avons relevé la volonté urgente de changements dans le fond et la forme des enseignements, le besoin de re-structurer ce modèle d’éducation préalablement pensé par Jules Ferry, ayant pour but de former avant tout une main d’œuvre répondant aux besoins productivistes de la société. Remise en cause de la passivité inculquée à l’école, du fossé grandissant entre la théorie, le savoir et la réalité, les cours magistraux, l’image sacralisée du maître et les rapports de domination…L’absence de l’apprentissage de la parole, de l’écoute et de la réflexion personnelle, crèches à l’abandon, désolidarisation entre parents et école…
   
Des modèles d’éducation populaire ou alternative existent cependant. Nombres de ces alternatives ont vu le jour dans les années 70, destinées dans un premier temps aux enfants des orphelinats. Citons ici les méthodes les plus généralement connues de la « pédagogie Freinet », ou « Montessory ». En quoi consistent-elles ?
 
La pédagogie Freinet, comme de nombreuses méthodes alternatives, placent l’enfant au centre d’une éducation dite « active ». En table-ateliers de 5 à 6 élèves, chacun est responsabilisé par rapport à son propre travail, l’élève travaille pour lui, gère son plan de travail sur une semaine comme il l’entend suivant ses lacunes ou ses avancées. Mise en valeur de l’autonomie, de la différence entre tous les élèves quant à la façon d’apprendre, l’entraide, le développement personnel, l’apprentissage par l’expérience, le concret des jeux ludique, la recherche personnelle et la mise en commun des savoirs…
  
Une des priorités de ces enseignements est avant tout d’apprendre à vivre ensemble.
    
L’existence de ces alternatives soulèvent cependant un certain nombre d’interrogations : pourquoi ne sont-elles pas plus répandues ? Ont-elles leurs limites ?…
       
L’expérience de Nicolas à la Calendrette de Talence nous apprend que seulement 1/3 des enfants sont issus d’un milieu populaire : problème de ces alternatives, ne trouvant pas l’appui de l’état, étant contraintes de relever du privé. Autre soucis : ce sont rarement des initiatives volontaires des enfants d’entrer dans ces types de structures, l’intégration à celles-ci se fait le plus souvent dans l’opposition au système habituel, comme un dernier recourt des parents face aux difficultés de leurs enfants dans le cadre scolaire institutionnel. Enfin, se pose l’adaptation au monde extérieur parfois difficile des enfants sortant des structures alternatives, en décalage avec la passivité des autres élèves plus silencieux, ou plus généralement au mode de fonctionnement de notre société - ne plaçant pas le développement personnel et actif de l’individu comme mot d’ordre établi…
 
 
Education et société…
                

 

L’intervention d’Alain soulève la place et l’enjeu de l’éducation dans un système plus général de société : l’éducation est directement liée à l’économie, aux enjeux de production auxquels l’enseignement devrait répondre dans cette économie capitaliste mondiale. Observons ici la privatisation grandissante des universités, hôpitaux…de plus en plus en lien direct aux entreprises. Citons la faculté Pasqua, présentée comme modèle parce qu’en phase avec les besoins des patrons, dans la même lignée que le modèle anglo-saxon déjà bien en place. Cette volonté gouvernementale et patronale de lier l’éducation aux entreprises, éclaire certainement le manque de moyens accordés aux structures alternatives ainsi que l’essoufflement progressif qu’elles subissent : papiers, normes, lois restrictives quant à la sécurité, l’hygiène, la pression de la DDJS… Comment apporter alors des solutions concrètes au problème de l’éducation ? Faut-il attendre une réformation radicale du fonctionnement économique ? Faut-il réformer (révolutionner) l’école en priorité ?
                    
Ces rapports entre éducation et politique économique peuvent également expliquer en partie l’autre problème soulevé par l’assemblée, à savoir celui de la formation des enseignants. Les recrutements se font, ce que l’on peut regretter, bien souvent sur des critères de « recrachage de données » et non plus par rapport à la « vocation », le désir du futur enseignant à travailler avec l’enfant. L’espoir est pourtant permis, la création de structures alternatives, même fragiles, ne cesse d’augmenter. Même si les programmes restent imposés dans l’éducation nationale, notons tout de même la liberté qu’ont les enseignants dans leur méthode pédagogique. Ces programmes englobant de plus en plus de domaines, les enseignants se voient progressivement forcés de co-opérer et mettre en commun de nouvelles et diverses compétences…
                              
Une des phrases finales de Pascale : l’éducation, on y réfléchi ou on la fait ? L’assemblée Populaire peut être en cela une autre alternative : n’apprenons-nous pas les uns des autres, chômeurs, étudiants, artistes, RMistes, n’apprenons-nous pas à parler, être ensembles, écouter, nous retrouver enfin sur un terrain d’égalité ? Le vaste sujet de l’éducation ne nous ayant pas encore rassasié, nous proposons une prochaine Assemblée sur le thème à l’école Jacques Prévert…Welcome à tous ! Date à venir bientôt. 
     
             
               Informations, liens cités pendant l’assemblée…
               
Ecoles alternatives citées pendant l’assemblée :
· Ecole émancipée
· Université de Vincennes (ouverte aux non diplômés)
· Ecole de Lastrennes Montessoury
· Ecole Martineau (Gradignan)
· Ecole Jacques Prévert ( Bordeaux)
· Summerhill (Fondée par Neill, Angletterre)
 · Pour plus d’info, proposition de site : écolesdifférentes.free.fr
     
    
A vos ordis :
http://echo.levillage.org (avec un village 3d, ça peut toujours donner des idées…)
http://assembleepopulaire.over-blog.org (blog de l’assemblée populaire, pour s’informer, s’inscrire à la liste de diffusion, par curiosité…)
A vos bouquins :
« Tous anormaux »
 « Emancipation » (journal)
           
    
             
PROCHAINE ASSEMBLEE POPULAIRE
MARDI 3 MAI 18 H 30
RIVE DROITE DANS L’ESPACE VERT SUR LES RIVES COTE MEGARAMA
THEME : LES MEDIAS ALTERNATIFS

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Lundi 10 juillet 2006
quelle politique? quelle démocratie voulons-nous? lecture-débat de l'entretien de Cornélius Castoriadis avec Daniel Mermet "post-criptum sur l'insignifiance" et textes du Chiapas apéro,tapas,musique (groupe Deuil) avec le collectif Chiapas mercredi 12 juillet à 18h30 à l'Athénée Libertaire entrée libre bien à vous
Par romain - Publié dans : AGENDA
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Lundi 5 juin 2006
ASSEMBLEE POPULAIRE DU 30 MAI
THEME : « DES LIEUX DE VIE ALTERNATIFS »
 
 
Composition de l’Assemblée :
16 personnes
Dont 4 femmes, 11 hommes et 1 enfant
 
 
Pour la première fois, l’A.P. s’est déroulée à la campagne. Après un co-voiturage, plutôt mal organisé (deux personnes en moyenne par voiture), nous nous sommes réunis chez Patrice, à Léognan. Des courses avaient été faîtes afin de préparer un barbecue et nous avons ramené des instruments dans le but de mettre un peu plus de musicalité à nos rencontres. Comme pour l’A.P. à Jacques Prévert, nous avons installé le matériel d’enregistrement sonore de Jésus avec l’intention d’en faire par la suite un montage pour une émission de radio sur la Clé Des Ondes.
 
 
Dans un premier temps, nous avons utilisé l’A.P. comme média direct. Nous avons donc pris un petit temps pour s’échanger nos informations :
 Jeudi 1er Juin : Ecouter le 1er enregistrement à J.Prévert 
                       Faire bilan
                       Réfléchir sur la diffusion 
                       Créer une équipe pour le montage assemblage.
                       Se sont proposés Romain, Ivan, Jésus, Philippe, Céline, Kris et Birdy. Rendez vous chez Jésus à 17h

Vendredi 2 Juin : Repas de quartier de St Michel

Samedi 3 Juin : Fête de soutien à la Clé Des Ondes. Au Sonart, à 20h30

Samedi 3 Juin : Faîtes de la Déviance. A l’Athénée Libertaire, à partir de 15h00

Lundi 5 Juin, à 18h00 : Réunion sur le cloisonnement des différents groupes (Broca3, A.P…)

Jeudi 8 Juin, à 18h30 :
Apéro-Prise de parole sur le problème du logement. Des familles vont se faire expulser. Arrêt Thiers-Benauge. Rue Calixte Camelle

Vendredi 9 Juin : La rue est Broca est bloquée. Peut-être Assemblées Populaires et cuisine autogérée dans la rue

Week-end du 9,10 et 11 Juin : Rencontre Nationale des Indymedias à Toulouse. Une voiture partira de Bordeaux le Vendredi A.M. Contact : Ivan = 0608654494

Le 10 et 11 Juin : Concert pour Immigrés, au BT59

Du 13 au 23 Juillet : Rencontres en Dordogne d’individus portant des projets. Ceci afin de monter ensemble un village autogéré (autoconstruction : yurt, toilettes sèches, tippies,…), monter ensemble des activités artistiques ( clown, théatre, musique, peinture, sculpture,…), faire connaissance afin d’élargir le réseau et partager nos projets… Une Caravane Autogérée partira de ce lieu afin de créer des espaces autonomes sur les différents festivals qui auront lieu durant l’été. Elle aura pour but également de partir à la rencontre des Ecovillages et des communautés en France et/ou en Espagne (l’itinéraire n’est pas déterminé car il se décidera ensemble). Lieu : Bugue, à côté de Lalinde / Contact : Hanna :0627338945

 

Le débat sur le thème « des lieux de vie alternatifs » a donc ensuite commencé :
 
 
a) Nous nous sommes d’abord attardé sur le terme « lieux de vie alternatif ». Chacun s’est exprimé librement. Je retranscris ici, un peu en vrac, en fonction de mes notes, les idées qui sont ressorties durant le tour de parole :
 
« Lieux qui sortent des schémas classiques »
« D’autres modes de fonctionnement existent non basés sur des modes commerciaux ou     hiérarchiques »
« Une autre façon de faire dans le but de gagner de la liberté »
« Sortir du schéma individualiste »
« Ne pas être soumis à des lois économiques du système capitaliste »
« S’organiser différemment d’un point de vue politique et économique »
« Vivre à plusieurs »
« A plusieurs, forcément ! »
« Relations affectives meilleures »
« Vivre autrement ! »
« Seul ou pas seul ? Car il y a des personnes qui ont décidé de vivre seul en dehors du système dans des lieux de vie alternatifs »
 
« Les lieux de vie alternatifs peuvent être un moyen de rechange aux conditions de vie dégradantes des villes. En ville, on est nombreux. Autant vivre bien ! »
 
« L’alternative va vers l’autonomie »
 
« D’un côté, beaucoup de gens ne VEULENT plus vivre dans ce système. D’un autre côté, beaucoup de gens ne PEUVENT plus »
 
« Ce qui est horrible, c’est la solitude qui est présente dans les grandes villes. La solitude est la base du système et elle engendre la violence. »
 
« Concept d’habitacle pour les lieux de vie. Les gens qui vivent dans des lieux de vie se côtoient au quotidien. L’habitacle va donc influencer les relations des individus qui l’habitent. Ce qui déterminera en partie les désirs, les envies et donc par conséquence les projets »
 
« Vivre à plusieurs, c’est quand chacun amène sa pierre à l’édifice en tendant vers l’autonomie. Il faut se responsabiliser soi-même. Esprit à avoir : autogestion, responsabilité commune, collaboration »
 
 
 
b) Ensuite Patrice nous a présenté son lieu de vie en commençant par un petit historique :
 
Au départ, il y a 6 ans. Une personne était locataire du terrain. Elle invita, par la suite des amis. Le nombre de personnes passa donc de 1 à 10 et le loyer fut divisé par le nombre de gens habitant le lieu.
 
Un conflit éclata entre les locataires et la propriétaire. Cette dernière, ne supportant pas le « squat » sur son terrain, décida donc de le vendre. C’est à ce moment là que les locataires décidèrent d’acheter. Après trois années de procès, ils devinrent propriétaires.
 
Ils montèrent alors une SCI (Société Civile Immobilière). Celle-ci permet juridiquement de diviser la propriété en plusieurs parts. Chaque personne, en fonction de ses moyens, est donc devenu propriétaire d’un certain nombre de parts. Par exemple, Patrice détient 5 parts équivalents à 400Euros, pour une durée de 99 ans renouvelable. Personne ne peut vendre ses parts à des individus extérieurs au groupe. Si quelqu’un décide de quitter le lieu, il ne peut vendre ses parts qu’au sein de la communauté. Après la communauté décide collectivement des mesures à prendre.
 
Concernant la SCI, des règles ont été mises en place. Notamment, afin d’être égalitaire pour les prises de décisions, il a été fixé qu’ 1 personne = 1part = 1 voix. Toutes les charges collectives sont divisées égalitairement. Par contre, chacun fait ses travaux individuellement sur sa parcelle de terre. L’entraide se fait naturellement mais elle n’est pas obligatoire. Ceci, dans le but de « choisir » et non de « subir » les personnes de la communauté.
 
A Léognan, dans ce lieu de vie communautaire, une certaine philosophie de groupe se dégage. En effet, pour eux, il est primordial que chaque personne assure en priorité son autonomie et son indépendance individuelle. Le but est de ne pas être « manger » par le collectif. L’entraide existe de manière naturelle mais elle n’est pas formalisée. A noter que, pour l’instant, il n’y a pas d’espaces communs sur le site même si des projets communs existent.
 
Pour illustrer son propos, Patrice donna l’exemple d’une communauté autonome installée en Ariège : La Baluette. Cette dernière fonctionne différemment. Elle possède des espaces collectifs (maisons communes et terrains communs). La gestion est également collective. L’une des principales diffucultés rencontrées là-bas se résume par le fait qu’ils ont finalement très peu de temps pour eux-mêmes. D’après Patrice, l’individu se fait « bouffer » par le collectif.
 
Ainsi, à Léognan, en réponse aux diffucultés rencontrées à la Baluette et après avoir défini ensemble des bases communes, le groupe a préféré que :
                        - chaque individu monte ses projets personnels
                        - chacun doit créer et entretenir son lieu
                        - l’Ego est essentiel (pour le bien-être de l’individu et pour celui du groupe)
 
Après, et seulement après, quand chacun, petit à petit, aura gagné à tous les niveaux son autonomie et son indépendance, les individus composant la communauté se relieront pour tendre vers une autonomie collective.
 
Ainsi, à Léognan, un équilibre se met en place entre l’individu et le collectif. Il n’y a pas de problème par rapport aux règles et il n’y a pas de conflits. L’entraide se fait naturellement. Elle est choisie et non subie.
 
 
c) Ensuite, Yohan qui vit également sur le lieu est intervenu pour nous parler de L’AUTO-CONSTRUCTION et plus spécifiquement des YURTS. Une des revues les plus connues sur les réseaux d’autoconstruction et sur les ECOVILLAGES se nomme « PASSERELLE-ECO ». D’autres réseaux se nomment WWOOF, GEN, le réseau français des EcoVillages,…
 
LIENS INTERNET :
http://www.habiter-autrement.org (réseau d’auto-construction)
http://gen.ecovillage.org (réseau global des Ecovillages)
http://www.rama.1901.org/ev (réseau français des EcoVillages)
http://passerelles.eco.free.fr  (réseau PasserelleEco)
http://www.wwoof.org   (réseau wwoof)
 
 
La réunion s’est terminée sur ce dernier point. Nos estomacs criaient famines alors le barbecue s’est mis en place et nous avons allumés le bras zéro pour nous réchauffer vue que la nuit tombait.
 
Il a été noté également qu’il serait intéressant d’organiser d’autres Assemblées Populaires sur ce même thème, toujours en se déplaçant dans des lieux qui se prêteraient au thème du débat (comme chez Patrice). Ces rencontres autour des « lieux de vie alternatifs » pourraient constituer un « atelier » spécifique à l’Assemblée Populaire. Elle permettrait ainsi à des individus intéressés par les « lieux de vie libres et autonomes », de se rencontrer afin de communiquer, d’échanger leurs projets et constituer un réseau sur la région de Bordeaux…A SUIVRE…
 
Compte rendu rédigé le moins subjectivement possible par Ivan.
Par ivan - Publié dans : COMPTE-RENDUS des A.P. et des COMMISSIONS
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Jeudi 1 juin 2006
Bientot les élections 2007 et la guerre civile se prépare... Christine Boutin version PS...

Sans commentaire, un extrait du "20 Minutes", du jeudi 1er Juin:

"...Avec des propositions de mère Fouettard fréquentes chez l'ex-linistre de la famille. Pour lutter contre la délinquance, elle veut retirer des collèges "les gamins qui font la lois et pourrissent lavie" pour "les recadrer dans des internats relais" et "prendre en charge dans un cadre militaire" les délinquants de plus de 16 ans. Objectif: "un ordre juste" et une "sécurité normale"."

Par Anonymes - Publié dans : TEXTES DE FOND pour l'insurrection des neurones!!!
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Jeudi 1 juin 2006
Assemblée populaire :

25 Mai 2006

à l’école Jacques Prévert

 



Suite à l’assemblée populaire du 25 Avril 2006 sur l’éducation, une rencontre a été organisée avec l’école autogéré Jacques Prévert. En effet, cette école nous est apparue comme une bonne alternative à l’éducation nationale et nous avons voulus en savoir d’avantage sur le fonctionnement et la structure de celle-ci.


Jacques Prévert est composé d’un lycée et d’un collège comptant une cinquantaine d’élèves et 13 personnes enseignantes. Son mode de fonctionnement est basé sur l’autogestion, l’égalité de tous ces membres et la non spécialisation. Crée il y a 22 ans, elle a fonctionnée 6 ans sans réel statut vis-à-vis de l’état avant d’être reconnu par les institutions.


Les personnes à l’origine de ce projet étaient parties d’un constat simple sur les problèmes de l’éducation dans notre société (voir les conclusions de l’assemblée populaire du 25 Avril 2006 pour plus de détails).


La méthode d’enseignement est basée en grande partie sur la pédagogie Freinet, dont le principe est de mettre l’accent sur le développement de l’élève qui devient acteur grâce un projet scolaire monté avec les éducateurs. Cette technique a pour but de développer le sens de l’autonomie et d’adaptabilité de l’enfant. Cette technique est centrée sur l’élève.


Les règles de vie sont mises en places lors de réunions mensuelles ou tous les acteurs de l’école sont présents. Les parents sont vivement sollicités en vue d’aider les élève à mener à bien leurs projets : le tripartisme élève, parents, enseignants doit servir le développement de l’enfant. La créativité de l’élève et encouragé par des ateliers ou des sorties extrascolaires réalisé avec la collaboration d’intervenants extérieurs.


Jacques Prévert veut une relation enseignant - élève différente de celle pratiquée dans l’éducation nationale (le père, l’autorité), toutes les matières sont traitées sur le même pied d’égalité et l’orientation se fait toujours en fonction de la demande de l’élève.


Etant une école privée, elle ne reçoit pas de financement de l’état mais les familles qui ne peuvent payer les cotisations annuelles se font aider par l’école qui monte des dossiers de subventions pour le conseil générale. Ce principe permet une relative indépendance vis à vis de l’institution.


Le principal problème soulevé par le personnel de l’école se situe au niveau du temps à consacrer à la partie administrative de l’établissement qui doit être géré par l’ensemble du personnel. Le fonctionnement de l’école nécessite aussi une grande cohérence de l’équipe pédagogique.

 

Nous tenons à remercier le personnel de l’école pour son accueil et sa disponibilité et espérons que cette assemblée qui fut plus une découverte de l’école Jacques Prévert en amènera d’autres dans lesquels nous pourrons discuter des nombreuses autres alternatives sur l’éducation.


Pour plus d’information sur l’école :

ECOLE JACQUES PREVERT
173 Rue du Jardin Public
33300 Bordeaux
05 56 79 08 07
 
Prochaine assemblée populaire prévue le 30 mai 2006 à Léognan sur le thème « des lieux de vie alternatifs ». Rendez-vous est fixé au local Broca III à 16h30.

 
Par Anonymes - Publié dans : COMPTE-RENDUS des A.P. et des COMMISSIONS
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Mercredi 31 mai 2006
Assemblées Populaires : une alternative au "spectacle"
le 06 Avril 2006,
{ Pour commencer }
 
Il nous semblait impensable qu’en mars 2006, à l’aube du 21ème siècle, puisse se tenir une Assemblée Populaire au centre de Bordeaux, dans l’optique de construire, par notre multitude, une Université Populaire.
 
Impensable, car il faut être conscient que nous sommes dans une période qui s’inscrit et orientera peut-être l’Histoire, qui sait…
 
Impensable parce que le cours de l’Histoire n’est pas fini comme on a tant essayer de nous l’inculquer depuis plusieurs décennies.
 
Aussi et peut-être enfin, il nous semblait vital de mieux comprendre les enjeux des jours que nous vivons. Il faudrait repartir sur notre passé pour réinventer notre futur dans l’instant ; en élaborant des formes d’organisation à coté et contre le système,… contre l’Empire, contre le Spectacle, contre le Désert…
      Rien ne manque au triomphe de la civilisation.
      Ni la terreur politique, ni la misère affective.
      Ni la stérilité universelle.
      Le désert ne peut plus croître : il est partout.
      Mais il peut encore s’approfondir.
      Devant l’évidence de la catastrophe
      Il y a ceux qui s’indignent et ceux qui prennent acte.
      Ceux qui dénoncent et ceux qui s’organisent.
      Nous sommes du coté de ceux qui s’organisent.(1)             
 
Des formes d’organisation qui permettraient aux viveurs, encore en bonne santé dans cette société malade, de tisser des liens et des ramifications afin de constituer les prémices de la nouvelle société vivante qui ne cherche qu’à se libérer et s’émanciper… les prémices existent déjà, il ne reste plus qu’à les connecter. Notre tâche, avant tout, est de réunir ce qui a été artificiellement séparé, divisé…
 
      Nous situons le point de renversement,
      La sortie du désert,
      La fin du Capital,
      Dans l’intensité du lien
      Que chacun parvient à établir entre ce qu’il vit et ce qu’il pense…
      Nous partons de la certitude que ce lien
      Dépend de la construction de mondes partagés,
      De la mise en commun de moyens effectifs.(2)
           
Bordeaux est une ville morte… d’apparence.
En fait, grâce au contexte actuel, on s’aperçoit que Bordeaux est une ville qui regorge d’énergies. Mais, en même temps, que cette énergie se dissipe paradoxalement dans notre multitude. Comment se fait-il que nous soyons des dizaines de milliers dans les rues bordelaises pour défiler tristement et que… 3 h après, cette énergie se voit dispersée au carrefour d’une place qui mériterait plus le nom de Place de la Dispersion que Place de la Victoire ???
 
Ne serait-ce pas là justement un des symptômes de l’aliénation qu’exerce la société spectaculaire marchande sur les individus qui la constituent ?...De l’isolement surgit des foules solitaires et passives !!!
 
« Le spectacle n'est pas un ensemble d'images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images »…(3)
 
 « L'origine du spectacle est la perte d'unité du monde, et l'expansion gigantesque du spectacle moderne exprime la totalité de cette perte…le spectacle n'est que le langage commun de cette séparation. Ce qui relie les spectateurs n'est qu'un rapport irréversible au centre même qui maintient leur isolement. Le spectacle réunit le séparé, mais il le réunit en tant que séparé »…(4)
 
 « Le système économique fondé sur l'isolement est une production circulaire de l'isolement. L'isolement fonde la technique, et le processus technique isole en retour. De l'automobile à la télévision, tous les biens sélectionnés par le système spectaculaire sont aussi ses armes pour le renforcement constant des conditions d'isolement des foules solitaires »…(5)
 
 « A mesure que la nécessité se trouve socialement rêvée, le rêve devient nécessaire. Le spectacle est le mauvais rêve de la société moderne enchaînée, qui n'exprime finalement que son désir de dormir. Le spectacle est le gardien de ce sommeil… »(6)
 
Pourquoi n’utiliserions nous pas la hargne de nos revendications pour en faire le moteur de notre créativité ?
 
Pourquoi sommes-nous seulement contre, sans autre perspectives, sans désirs,… comme si la vie nous avait échappée depuis longtemps ???… depuis trop longtemps !!!
 
Pourquoi tous ces individus qui sont les forces vivantes de notre région, qu’ils soient dans des structures institutionnelles ou associatives (2500 associations en Gironde),… dans des collectifs, des coopératives ou des communautés,… dans les villes, les banlieues ou les campagnes,… dans des universités ou des usines,… dans les ANPE ou les ASSEDIC ,… dans la culture, le social, l’éducation ou la santé… qu’ils soient immigrés ou français,… logés, nomades ou sans-abri… ou qu’ils soient de simples électrons libres… POURQUOI et COMMENT n’arrivent-ils pas à se rassembler afin de s’organiser, pour construire ensemble un projet sur un territoire commun ???
 
Toutes ces différences, qui isolent chacun dans des statuts, des catégories, des stigmates, des classes sociales, des générations, entraînent finalement chez nous des incompréhensions, la peur de l’Autre,…ou encore, comme la définit si bien W.Reich, la « peste émotionnelle » ! (7)
 
Peut-être que tous ces individus, rassemblés dans des lieux communs et publics, pourraient s’unir après une prise de conscience de nos différences ?
 
En tout cas, c’est la seule manière de construire ensemble une unité, notre unité, par nous-même et non par des représentations extérieures à soi, imposées par la société dominante (médias de masse, partis politiques, syndicats réformistes,… ou encore assemblées générales diffusant unilatéralement l’information à travers un micro, imitant finalement la fausse communication dont se servent les organisations hiérarchiques).
 
« Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s'annonce comme une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu s'est éloigné dans une représentation »…(8)
 
 « L'aliénation du spectateur au profit de l'objet contemplé (qui est le résultat de sa propre activité inconsciente) s'exprime ainsi : plus il contemple, moins il vit ; plus il accepte de se reconnaître dans les images dominantes du besoin, moins il comprend sa propre existence et son propre désir. L'extériorité du spectacle par rapport à l'homme agissant apparaît en ce que ses propres gestes ne sont plus à lui, mais à un autre qui les lui représentent. C'est pourquoi le spectateur ne se sent chez lui nulle part, car le spectacle est partout. »(9)
 
En bref, les Assemblées Populaires pourraient nous permettre de se réapproprier nos codes, nos langages, nos cultures, nos représentations du Moi, du Nous et de notre Environnement. Là et seulement là, nous saurons orienter nos énergies pour une société vivante.
 
Organisons nous sous le précepte de la vie. Pas besoin de chercher le combat. Il aura lieu et ce n’est pas nous qui l’amèneront. Il n’est pas obligatoire de se confronter directement contre l’Etat. Créons l’organisation à côté pour l’émergence de la Vie.
 
Créons des espaces autonomes et libres. Les limites seront l’espace et le temps. Notre stratégie est l’invisibilité. Nous ne mourrons pas, nous disparaissons pour réapparaître ailleurs et à un autre moment, dans les fissures du système. Voilà notre stratégie politique ! Voilà notre stratégie individuelle et collective !
 
Je, Nous, exigeons de vivre sans compromis dans ces espaces autonomes que nous serons créér dans l’espace et le temps… et le temps nous en avons !...Du moins jusqu’à la mort… pour VIVRE, à l’extrême de la VIE et non pas de la SURVIE…
 
Il paraît que les Zones d’Autonomies Temporaires(10) (TAZ) fleurissent partout, dans le monde entier, à chaque instant de nos quotidiens morbides. Evidence de la Vie !… La Vie ne nous attend pas, elle est omniprésente, c’est nous qui la recherchons, désespérément… 
 
Dommage pour ceux qui ne l’ont pas compris !!! On leur laissera le temps !
 
 
{ OnArrêteTouT }
 
 
 
 
(1) & (2) : extraits de L’APPEL
(3), (4), (5), (6), (8) & (9) : extraits de LA SOCIETE DU SPECTACLE  de G.Debord
(7) : « peste émotionnelle » est un concept de W.REICH (cf. PSYCHOLOGIE DE MASSE DU FASCHISME)
(10) : « T.A.Z. » est un concept d’H.Bey (cf. TAZ et L’ART DU CHAOS)  !
 
 
 
 Le langage, c’est la créativité… pour une pensée vivante, vive le Copyleft !!! Ce texte l’est donc !
 
Par i. Le T.Rible & Clemsou - Publié dans : TEXTES DE FOND pour l'insurrection des neurones!!!
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Mercredi 31 mai 2006

THEATRE DE L'OPPRIME : LE THEATRE-FORUM

Ayant participé au spectacle de NAJE sur Paris (Nous n'Abandonnerons Jamais l'Espoir), qui est une compagnie de Théatre-Forum (cf Théatre de l'Opprimé- Augusto Boal), je tenais à restituer la plaquette de leur spectacle. En effet, le 13 Avril, lors de la 5ème A.P., des individus s'étaient réunis pour monter un atelier de théatre en se servant des techniques d'Augusto Boal; soit le Théatre de l'Invisible, le Théatre Journal, l'Arc en Ciel du Désir et le Théatre Forum.

Pour ceux qui n'ont pas laissé tomber le projet, voici un exemple des possibilités qu'offre le Théatre Forum. Vous pouvez également vous rendre sur le site de la compagnie afin d'avoir plus d'informations : http://www.naje.asso.fr

Mondes parallèles ou les alternatives de vie


Le 27 mai à 20h30, à la MJC Théâtre de Colombes, sera donné le spectacle de théâtre-forum "Mondes parallèles" réalisé avec 30 amateurs et 10 professionnels. Entrée gratuite sur réservation.





Le spectacle

Les romans de science-fiction imaginent des mondes parallèles. Les alternatives sont des petits mondes parallèles qui existent vraiment, habités par des personnes qui ont décidé de vivre autrement les rapports humains.

Petits mondes qui ont déjà fait leur révolution sans attendre le grand soir : les rapports d'argent, de pouvoir, d'amour parfois, sont posés autrement que dans le reste de la société. L'égalité entre les humains et leur fraternité y sont les mères de leur liberté.

Mais petits mondes en lutte permanente avec l'extérieur : sa guerre économique, la mondialisation ultra libérale, la xénophobie d'Etat...

Lutte plus douce - mais aussi difficile - à l'intérieur, avec tous les démons qui nous habitent : envie de consommer, égocentrisme, racisme, jalousie, placés en nous par 100 000 ans d'histoire humaine qui a produit la guerre, la compétition, la hiérarchie sociale, l'accaparement des biens de production, l'argent, les actions et la bourse...

Parmi tous ces petits mondes parallèles, nous avons choisi d'en explorer six avec vous, de chercher comment nous pouvons, grâce à eux, construire des oasis d'humanité pour résister au dessèchement des rapports humains dans la désertification libérale. Nous ferons donc du théâtre-forum pour nous entraîner à cette résistance.



C'est quoi un spectacle de théâtre-forum ?

Un spectacle de théâtre-forum, c'est une assemblée, comme une fête. C'est un acte à commettre ensemble. C'est une assemblée d'hommes, de femmes, de citoyens qui délibèrent sur le sens de leur vie au sein de notre société.

Sur scène : 38 comédiens professionnels et amateurs. Dans la salle : vous et 500 autres. Notre spectacle raconte des histoires vraies : ce sont ceux qui les vivent qui nous les ont livrées. Nos scènes disent les situations, en dévoilent les enjeux et nous demandent comment faire pour changer cela. Nous jouons une première fois le spectacle, pour que chacun en saisisse le sens et les enjeux.

Dans la salle, vous et d'autres, pas des spectateurs passifs mais des acteurs du débat .

Nous rejouons une deuxième fois chaque scène. Alors, si vous le souhaitez, vous pouvez venir sur scène pour jouer votre point de vue et tenter de faire bouger les choses, pour qu'ensemble, nous nous essayions à l'action transformatrice et pesions ses conséquences.

Pour que demain, les choses ne soient plus tout à fait comme avant.



Renseignements et inscriptions : L'inscription se fait par courrier accompagné d'un chèque de caution de 5 euros par place réservée Nous n'Abandonnerons Jamais l'Espoir. Adresse : 57 rue R. Salengro 92160 ANTONY tèl et fax : 01 46 74 51 69 email : fabienne.brugel@wanadoo.fr site : www.naje.asso.fr Attention : au-delà de 20 heures, vos places et vos chèques de caution seront perdus.

Pour vous rendre à la MJC Théâtre de Colombes 96/98 rue St Denis 92700 Colombes tel : 01 56 83 81 81 site : wwwmjctheatre.com email : mjctheatrecolombes@wanadoo.fr Par le train : partez de Haussmann St-Lazare à 19h05 ou 19h10 (19h20 au plus tard) pour arriver à Colombes 21 mn plus tard. Prendre alors la rue St Denis en face de la gare et marcher 8 mn. Pour le retour, des trains partent de Colombes à 23h17 ou 23h24 ou 23h32 (le spectacle finira à 23h) En voiture, se munir d'un plan : par la A 86 : sortie Colombes Europe ,sinon depuis la Porte de Champeret .

Ce spectacle est possible grâce à : Fonds Social Européen. Région Ile de France. Ministère de la Culture. Fondation FACT.

Par i. Le T.Rible - Publié dans : TEXTES DE FOND pour l'insurrection des neurones!!!
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Jeudi 25 mai 2006
ASSEMBLEE POPULAIRE DU 18 MAI 2006
 
Nombre de personnes présentes : 12
Hommes :10
Femmes : 2
Enfants : 1
 
 
ORDRE DU JOUR :
 

1) Le 25 MAI assemblee populaire à Jacques Prévert (école autogérée) ou à Bègles(festival)

2) Utilisons nous la radio (Cf Jesus, Clé des Ondes) pour l’A.P. à Jacques Prévert ?

3) Le Blog de l’A.P.
4) Thème pour le 30 Mai

5) Tentative de définition commune de l’A.P. (quinzième édition !) afin de rédiger une brochure permettant de présenter l’A.P.

 
 

1) Initialement, il avait été prévu d’intervenir, en tant qu’A.P., au festival de Bègles, pendant les débats organisés là-bas sur la citoyenneté. Mais l’école de Jacques Prévert ne pouvait nous accueillir que ce même jour. Il nous a semblé important de privilégier ce débat sur l’éducation car il ne pouvait pas se repousser étant donné que Jacques Prévert a un calendrier chargé.

Donc, a été décidé à la majorité de faire une A.P. :

le 25 MAI, à 18H00, au 171, rue du Jardin Public

 
Dilemme qui ont émergé de cette discussion :

            -Est-ce qu’on parle de l’A.P., à l’extérieur, en tant qu’individus ou en tant que membre mandaté par l’A.P. ?

            -Est-ce qu’il peut y avoir plusieurs A.P. en même temps ou est ce qu’il vaut mieux « rester grouper » ?

 

2) Il a été décidé que nous enregistrerons l’A.P. à Jacques Prévert avec le matériel audio de Jesus. Tous supports audio et video ne sont pas à rejeter à condition que les gens présents à l’A.P. l’acceptent. Idem pour l’utilisation ultérieure des enregistrements.

 

3) Réunion mercredi 24 chez Ivan pour le Blog. Rendez-vous à Broca3 à 16h30

 

4) Le Mardi 30 : A.P. sur le théme « des lieux de vie alternatifs »,

à Léognan chez Patrice,

au 240, chemin de Saulx.

Rendez vous à 16H30 à Broca3 pour organiser le convoiturage.

Amenez à boire et manger. On se fait un barbac

 

5) Enfin, après des heures et des heuuures de discussions, nous nous sommes mis d’accord pour un fonctionnement et des principes de base de l’A.P. Un tract et une brochure sera réalisé prochainement.

 
 
 
Compte rendu fait par Patrice, Ivan et Céline.
Par Anonymes - Publié dans : COMPTE-RENDUS des A.P. et des COMMISSIONS
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Mardi 2 mai 2006

 Point de vue d'un individu dans et sur une assemblée populaire

« ASSEMBLÉE POPULAIRE » DUR DUR D'être Dans ou du: « Populaire » Mais quelle idée ai-je vraiment De ce mot « assemblée » et de celui qui se trouve tacitement accolé soit : « Populaire » Est-ce restrictif, cela est-il obséquieux Ou encore Suis-je sur la définition De ce que souvent Des institutionnels surnommeraient Avec une certaine véhémence Comme étant de la Gouaille? Texte spontané de Jangchoup Yaltsen: Humain évoluant sur l'espace terrestre Habité Par d'autres humains semblables en de nombreux paramètres. Bien que tous de fait se différenciant ou cherchant à se différencier de l'un par rapport à l'autre par « le jeu même inné des égos respectifs » Mais aussi à tous les autres dont ils se rendent compte mutuellement Que réflexion faite que nous avons besoin de nous colleter De nous rencontrer et d'échanger , des gestes, mimiques, sons Et paroles dans des langages multiples, afin que chacun Puisse se découvrir lui-même justement en se positionnant Sur ce qui le construit jour après jour, grâce à l'existence et A cette présence de l'autre et plus encore de pouvoir y trouver une petite place sociale au choeur même du groupe local dans lequel Il est immergé et avec qui il se doit de produire des actes civils et citoyens Pour accroître de manière exponentielle, la compréhension Et la pérennité de sa propre et simple personnne humainenement réfléchie Et donc par rattachement au milieu ou espèce dans lequel il est immergé De fait et solidairement, soit l'ensemble de ce groupe d'individus humains Dont il comprend qu'il n'est enfin qu'une infime représentantation d'une partie insécable Et que ce groupe s'exprime en un mot commun à tous: « l'humanité » Bordeaux le 21 Avril 2006 (Edition du jour) Pour mieux comprendre ma présence au sein d'une assemblée populaire il me faut bien saisir pour assimiler en première instance ce qu'est en fait une telle assemblée populaire et pourquoi m'intéresser et m'impliquer avec ma propre participation! Jusqu'à présent je me suis rendu plein de confiance en de nombreux lieux de rencontres se dénommant de diverses manières et appellations, Université populaires, espaces citoyens, entité politique ou religieuse, associations ceci ou cela, déterminant l'objet de façon plus ou moins floue et souvent déguisée pour ne pas faire apparaître différentes appartenances à tel ou tel groupe engagé dans un secteur idéologique politique, religieux, intellectuel pur et dur, sectaire, ou de bon aloi aussi il en existe, etc. Et puis dans ces rencontres s'y trouver comme un électron libre sans attache particulière, ce n'est en général pas très apprécié et on nous demande de prendre un angagement soit s'inscrire et certains citeront l'acte qui se rattache à ces adhésions administrativemet répertoriés : « S'encarter » Aller à la rencontre d'autres individus dans des lieux de réunions structurés, organisés, identifiables par la nature déposée administrativement et répertoriée officiellement n'est pas critiquable non plus. Car si on veut participer dans diffrents agoras à des échnages libres et non faussés par un courant de pensée qui voudrait enfermer ma propre pensée ou ma liberté d'expression, rien n'interdit de vivre des moments d'échanges dans ces entités spcifiques et d'être alors partie prenante du courant de pensée véhiculé par cette entité, associative ou autres formes et structures. En fait c'est là la différence essentielle que je recherche depuis si longtemps, ici en France, car plus jeune en âge j'avais eu vent comme l'on dit qu'en Angleterre ce genre d'assemblée spontanée pouvait avoir lieue dans des espaces publics tels des Jardins publics, Un orateur s'exprimant à haute et intelligible voix, interpellant alors les passants dont certains finissaient par s'attarder autiour de lui comme autour d'un vendeur à la sauvette, afin par curiosité de voir si chaque passant pouvait s'introduire dans l'iniative verbale et orale de cet orateur. Et force est de cosntater que cela entraînait des conciliabules forts prisés et même attendus. Attendus car ces passants discrètement et sans vouloir vraiment l'avouer bien souvent attendaient par habitude de tels orateurs sur les mêmes lieux et y venaient en douce s'y promener espérant bien qu'une fois encore ils pourraient appporter leur éco aux paroles énoncées, simplement par plaisir et aussi par jeu tout simplement, On prend vite des habitudes. C'est ainsi! Car libre de participer ou libre tout simplement par la simple possibilité et loisir d'entendre converser! Or personnellement, je voudrais pouvoir conserver mon libvre arbitre dans l'expression de ma pensée et je ne pense pas que se soummettre à un seul courant de pensée, corresponde vraiment à ma manière de comprendre la liberté d'expression. Je ne tiens pas et me trouverait mal à l'aise donc peu enclin personnellement à m'exprimer et à appartenir à « une chapelle idéologique » dans laquelle je serai alors contraint de demeurer soumis à une auto censure en raison du courant de pensée qui circule au sein de telle ou telle entité regroupant des individus dans un but d'é&changes fut-il citoyen etc. La liberté d'expression à mon avis se trouve là où chacun d'entre nous a la possibilité d'engagé un ou plusieurs échanges, sans se soucier vraiment d'être politiquement correct, se prendre le chou certains diront, ou être soumis à la déontologie interne d'un groupe influant des idées spécifiques. Idées auxquelles on peut soit adhérer d'emblée sans se poser des questions ou avec des réserves ou en encore s'opposer ou avoir le droit d'apporter des idées par un esprit critique et par sa participation ouverte afin d'apporter d'autres éléments de réflexion pour approfondir le débat et de construire par nos différences intrinsèques en tant qu'humain, une émancipation exponentielle du groupe lui-même, Groupe aléatoire se retrouvant suivant des fréquences informelles ou préméditées par plaisir de se retrouver à tel ou tel endroit vpar habitude, et voir même à différents endroits simultanéments en des gropues multiples, sachant que cela émanerait d'(individus qui de par leeurs premiers échanges ont trouvés bon de créér des lieux d'expressions libres ( et non faussés) afin que les esprits s'ouvrent à la vie et entre humains et que la société toute entière arrive à se décoincer de ses habitudes traditionnelles et apprenne à rayer le vernis et faire tomber se masque de civilité non chic bon genre que sans en avoir vraiment conscience nous arborons au sein de notre communauté humaine, Être ou ne pas être! C'est vrai que si nous parvenions à nous libérer de nos entraves invisbles, des civilités qui nous empêchent d'évoluer librement, par conditionnement systématique, par gestuelles acquises jour après jour sans en avoir rééllement conscience. Je suis persuadé que nous pourrions accroître nos échanges et progresser dans une nouvelle voie naturelle plus en harmonie avec nos sens premiers et nos intelligences portées de plus en plus haut nous incitant à redécouvrir les vraies valeurs de l'existence et ce qui nous anime tant individuellement, tant collectivement. Il est important de chercher à s'émanciper de ce qui nous bloque, nous paralyse dans nos actes quotidiens de peur de paraître autrement que ce que ceux d'en face ont l'habitude de percevoir de nous-mêmes, apprendre à être nous-mêmes dans tous les isntants de la vie ne peut venir certaienement qu'en nous rencontrant et en nous exprimant mutuellement car nous parviendrons à nous décomplexer de nos fantasmes et de nos peurs car nous aurons apprtis à mieux nous connaître et à nous apprécier. **** Tout cela énoncé sur « ce papelard » pour faire avancer je l'espère les idées et les réflexions véhiculées au sein de la dernière rencontre déterminée comme étant une assemblée popuaire constituée et préalablement réfléchie pour avoir lieue en l'espace de l'amphi Fabre de l'université Victor segalen près de la place de la victoire à Bordeaux, un certain jeudi 20 avril de l'an 2006, Il y a bien une différence donc entre les assemblées qui se veulent être spontanées et celles qui se veulent pensées et organisées à l'avance. *** Idem lorsque par jeu du discours on s'immerge aussi dans différents lieux ou espaces intérieurs des moyens collectifs de transport, pour tenter que des citoyens rebondissent spontanément à un mot , phrase ou locution, afin que d'autres renchérissent alors tout aussi intuitivement et spontanement, créant ainsi de fait un échange entre citoyen dans un espace temps et espace de lieu bien éphémères toutefois car les haltes et changements de voyageurs se succèdant , les prises de paroles peuvent s'éteindre ou s'amplifier etc, Dans ce dernier cas, nous avons à faire alors certainement à une assemblée populaire non inscrite et non dite bien qu'étant réellement vécue en conscience ou simplement par jeu de rôles imprévus et spontanés non inscrits en quelques endroits que ce soit! Bien que vécu toutefois et ayant pu être mémorisé par tous ceux qui ont eu l'occasion et l'idée et l'envie de particper oralement mais aussi à ceux qui ont préférés rester dans l'écoute passive, se voulant demeurer silencieux et attentifs à ce qui se dit dans la cité. Mais aussi tant par sllence respectueux des bonnes moeurs afin de ne pas se mêler de ce qui ne nous regarderait pas ou tout simplement par blocage du fait de timidité ou par peur de représaille verbale et autres, d'un accompagnant trop rigide et trop attaché à des valeurs ancestrales, ou pire encore du fait de la présence insidieuse des matériels audio vidéo installés et orésents malheureusement aujourd'hui dans ces lieux de transports collectifs au nonm d'une soit disant sécurité publique;etc Un assemblée populaire à mon avis peut prendre donc plusieurs formes et se trouver en différents types de lieux ou des hommes et des femmes prtendraient alors position ou s'exprimeraient spontanément pour compléter le discours lancé ou entamé avant l'arrivée ou aprés son arrivée en un ou des lieux uniques répertoriés ou plus souvent aléatoires laissant à chacun la liberté de laisser libre cours à une participation éphémère et spontanée, qui a l'avantage d'être plus vraie plus naturelle et donc apportant parfois le sel de la vie, de la vraie vie. Oralement, face aux expressions contradictoires énoncées par des participants présents ce soir là dans l'amphi Fabre, je n'ai pas eu le temps et l'esprit assez vif pour exprimer ma pensée sur ce qui se disait et ayant donné une définition sommaire dans cette assemblée de comment je voyais la réalité de ectte assemblée populaire, je ne voulais pas rester vis à vis de vous tous sur cette seule expression et par ce petit bout de texte j'ai essayé donc d'élargir mon point de vue et de vous le soummettre tout simplement, tant pour calmer mon égo je le reconnais volontiers tant pour rectifier ce que j'ai pu énoncé ce soir là de manière incomplète, et dont j'avais à coeur de porter à votre connaisance, Je souhaite m'émanciper dans une large ouverture d'esprit tout en participant avec vous tous à ces réfléxions qui se succéderont dans les jours à venir, Mais, toutefois il faut aussi tenir compte, qu'une assemblée réalisée oralement, change de nature etv d'aspect si suite aux échanges oraux, il est entrepris de porter des actes conséquents aux sujets énoncés, Notr pays étant un état de droit, sans être représentatif d'une entité collectivement répertorié officielement, ne serait point crédible vis à vis des instances juridiques et tout acte porter par l'ensemble du Quorum ayant participé à l'assemblée ou partiellement représenté dans les actes menés sur le terrain mettrait alors chacun des individus dans la règle juridique de droit commun et c'est donc en froit commun individuellement reconnu que des actes de justice seraint affecté à chaque participant, Les affaires des OGM ET DES FAUCHEURS VOLONTAIRES EN EST UNE TRISTE REALITE! Soyons toutefois vigilant pour ne pas entraîner nos concitoyens dans des dérives comportementales sans les avoir informé des risques qu'ils peuvent encourir et subir. Quand à rester sans étiquettes, certes cela est concevable, tant que ces assemblées sont spontanées et libre dans les lieux ou elles se vivront ou s'e dérouleront! Mais il n'y aura pas toujours des salles disponibles ici ou là, et pour réserver en général il est coutume d'être reconnue et donc référencé officiellement par une appellation et des statuts, avec assurance et sérieux prouvés. L'expérience à travers la planète, est certes intéressantes mais les lieux sont soumis à différents systèmes de juridiction et s'en afranchir n'est pas aussi simple à dire qu'à faire sur le terrain, Mais pourquoi pas après tout ? Ai-je peut-être moi aussi sur cette question besoin de m'émanciper grâce à votre contact peut-être afin que je puisse entrevoir des possibles auxquels je ne pensais pas! Y a du boulot à faire! C'est sûr! Amicalement

Par Anonymes - Publié dans : TEXTES DE FOND pour l'insurrection des neurones!!!
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Jeudi 27 avril 2006
Compte-rendu de l’Assemblée Populaire
Du mardi 25 Avril 2006

 

Après une première excursion hors des locaux de Bordeaux II à la place de la victoire, cette huitième Assemblée Populaire s’est déroulée ce mardi 25 avril à l’Athénée Libertaire, 7 rue du Muguet. Elle a réunit quelques 25 personnes autours d’une grande table pour un débat sur l’éducation.
     
Une introduction a été proposée par Céline, plaçant la question de l’éducation comme l’enjeu majeur des dix prochaines années. Quelques chiffres évocateurs…
   
Plus de 20% des français rencontrent des difficultés à lire et/ou à écrire
  • Plus d’enseignants de nos jours que d’élèves en 1950
  • 3% de bacheliers en 1950, 35% en 1985, entre 70 et 80 % en 2005
  • De plus en plus d’étudiants et bacheliers, de plus en plus d’inégalités dans le système scolaire
        
Quelles en sont les causes, pourquoi voit-on opérer dans l’enseignement la reproduction des systèmes sociaux de séparation ?
   
Quelques éléments de réponse : des moyens technologiques de plus en plus présents entraînant des moyens financiers pour leur acquisition de plus en plus importants, des enseignants débordés par les différents rôles qu’ils ont à tenir (rôle du gendarme, santé publique, questions sociales…)
 
 
  
Critiques de l’enseignement et alternatives…
 
Pascale a relevé la richesse de l’expérience de Bordeaux II à travers l’occupation et le ré-investissements des locaux par les étudiants et autres actants de la mobilisation : cette lutte et ces moyens ne sont-ils pas une réponse directe, une façon concrète d’explorer les sciences sociales enseignées précisément dans cette université ?
 
Dans quelle mesure ces sciences humaines et sociales enseignées de manière académique servent-elle la société ou pas ? pourquoi ce fossé entre théorie, apprentissage et concret ? pourquoi tous ces savoirs ne sont-ils pas exploités ?
 
Nous avons relevé la volonté urgente de changements dans le fond et la forme des enseignements, le besoin de re-structurer ce modèle d’éducation préalablement pensé par Jules Ferry, ayant pour but de former avant tout une main d’œuvre répondant aux besoins productivistes de la société. Remise en cause de la passivité inculquée à l’école, du fossé grandissant entre la théorie, le savoir et la réalité, les cours magistraux, l’image sacralisée du maître et les rapports de domination…L’absence de l’apprentissage de la parole, de l’écoute et de la réflexion personnelle, crèches à l’abandon, désolidarisation entre parents et école…
   
Des modèles d’éducation populaire ou alternative existent cependant. Nombres de ces alternatives ont vu le jour dans les années 70, destinées dans un premier temps aux enfants des orphelinats. Citons ici les méthodes les plus généralement connues de la « pédagogie Freinet », ou « Montessory ». En quoi consistent-elles ?
 
La pédagogie Freinet, comme de nombreuses méthodes alternatives, placent l’enfant au centre d’une éducation dite « active ». En table-ateliers de 5 à 6 élèves, chacun est responsabilisé par rapport à son propre travail, l’élève travaille pour lui, gère son plan de travail sur une semaine comme il l’entend suivant ses lacunes ou ses avancées. Mise en valeur de l’autonomie, de la différence entre tous les élèves quant à la façon d’apprendre, l’entraide, le développement personnel, l’apprentissage par l’expérience, le concret des jeux ludique, la recherche personnelle et la mise en commun des savoirs…
  
Une des priorités de ces enseignements est avant tout d’apprendre à vivre ensemble.
    
L’existence de ces alternatives soulèvent cependant un certain nombre d’interrogations : pourquoi ne sont-elles pas plus répandues ? Ont-elles leurs limites ?…
       
L’expérience de Nicolas à la Calendrette de Talence nous apprend que seulement 1/3 des enfants sont issus d’un milieu populaire : problème de ces alternatives, ne trouvant pas l’appui de l’état, étant contraintes de relever du privé. Autre soucis : ce sont rarement des initiatives volontaires des enfants d’entrer dans ces types de structures, l’intégration à celles-ci se fait le plus souvent dans l’opposition au système habituel, comme un dernier recourt des parents face aux difficultés de leurs enfants dans le cadre scolaire institutionnel. Enfin, se pose l’adaptation au monde extérieur parfois difficile des enfants sortant des structures alternatives, en décalage avec la passivité des autres élèves plus silencieux, ou plus généralement au mode de fonctionnement de notre société - ne plaçant pas le développement personnel et actif de l’individu comme mot d’ordre établi…
 
Education et société…
                
L’intervention d’Alain soulève la place et l’enjeu de l’éducation dans un système plus général de société : l’éducation est directement liée à l’économie, aux enjeux de production auxquels l’enseignement devrait répondre dans cette économie capitaliste mondiale. Observons ici la privatisation grandissante des universités, hôpitaux…de plus en plus en lien direct aux entreprises. Citons la faculté Pasqua, présentée comme modèle parce qu’en phase avec les besoins des patrons, dans la même lignée que le modèle anglo-saxon déjà bien en place. Cette volonté gouvernementale et patronale de lier l’éducation aux entreprises, éclaire certainement le manque de moyens accordés aux structures alternatives ainsi que l’essoufflement progressif qu’elles subissent : papiers, normes, lois restrictives quant à la sécurité, l’hygiène, la pression de la DDJS… Comment apporter alors des solutions concrètes au problème de l’éducation ? Faut-il attendre une réformation radicale du fonctionnement économique ? Faut-il réformer (révolutionner) l’école en priorité ?
                    
Ces rapports entre éducation et politique économique peuvent également expliquer en partie l’autre problème soulevé par l’assemblée, à savoir celui de la formation des enseignants. Les recrutements se font, ce que l’on peut regretter, bien souvent sur des critères de « recrachage de données » et non plus par rapport à la « vocation », le désir du futur enseignant à travailler avec l’enfant. L’espoir est pourtant permis, la création de structures alternatives, même fragiles, ne cesse d’augmenter. Même si les programmes restent imposés dans l’éducation nationale, notons tout de même la liberté qu’ont les enseignants dans leur méthode pédagogique. Ces programmes englobant de plus en plus de domaines, les enseignants se voient progressivement forcés de co-opérer et mettre en commun de nouvelles et diverses compétences…
                              
Une des phrases finales de Pascale : l’éducation, on y réfléchi ou on la fait ? L’assemblée Populaire peut être en cela une autre alternative : n’apprenons-nous pas les uns des autres, chômeurs, étudiants, artistes, RMistes, n’apprenons-nous pas à parler, être ensembles, écouter, nous retrouver enfin sur un terrain d’égalité ? Le vaste sujet de l’éducation ne nous ayant pas encore rassasié, nous proposons une prochaine Assemblée sur le thème à l’école Jacques Prévert…Welcome à tous ! Date à venir bientôt.
             
               Informations, liens cités pendant l’assemblée…
               

Ecoles alternatives citées pendant l’assemblée :

· Ecole émancipée

· Université de Vincennes (ouverte aux non diplômés)

· Ecole de Lastrennes Montessoury

· Ecole Martineau (Gradignan)
· Ecole Jacques Prévert ( Bordeaux)
· Summerhill (Fondée par Neill, Angletterre)
 · Pour plus d’info, proposition de site : écolesdifférentes.free.fr
     
    
A vos ordis :
http://echo.levillage.org (avec un village 3d, ça peut toujours donner des idées…)
http://assembleepopulaire.over-blog.org (blog de l’assemblée populaire, pour s’informer, s’inscrire à la liste de diffusion, par curiosité…)
                         
A vos bouquins :
« Tous anormaux »
« Emancipation » (journal)
           
    
             
PROCHAINE ASSEMBLEE POPULAIRE
MARDI 3 MAI 18 H 30
RIVE DROITE DANS L’ESPACE VERT SUR LES RIVES COTE MEGARAMA
THEME : LES MEDIAS ALTERNATIFS
Par NOUS!!! - Publié dans : COMPTE-RENDUS des A.P. et des COMMISSIONS
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Lundi 24 avril 2006

Compte-rendu Assemblée populaire  13 avril 2006
« Créer des liens, des lieux, un espace commun »

 

 

Cette cinquième assemblée populaire a pris la forme d?un atelier d?expression ou de travail pour la mise en commun informations concernant des lieux où les assemblées populaires pourraient se dérouler, des liens à faire avec d?autres structures existantes, et des moyens à utiliser pour sensibiliser de nouvelles personnes au désir de venir dialoguer sur des problématiques actuelles.

 

Une assemblée populaire nomade?

 

Tout le monde ici travaille ou fait des choses dans des lieux qui lui sont proches, peu importe leur taille, l?important c?est le relais à assurer. L?idée c?est d?étendre, de bouger, de faire circuler. Il existe le TNT, la Boîte à jeu, le Jardin de ma s?ur, le Garage moderne, la Maison basque, l?Utopia, l?Espace Art, le Boulevard des potes etc. dans lesquels on pourrait possiblement organiser des assemblées populaires.

 

Une idée pour sensibiliser : l?atelier de théâtre.

 

Suite à la proposition d?une troupe de théâtre de jouer leur spectacle Fées lors d?une assemblée populaire qui se déroulerait dans un théâtre ( Spectacle 1h30 + débat 1h), l?idée de réunir d?autres formes d?expression  théâtre,  musique et danse) dans différents lieux pour ensuite former des cercles de parole autour de thèmes soulevés par les performances, a germé.

 

Il serait donc intéressant d?organiser des représentations de théâtre interactives qui donnent au public la possibilité de s?impliquer. Ce sont les bases du théâtre telles qu?elles ont été jetées par la Comedia del arte : les acteurs disposent juste d?une trame, ils sont les déclencheurs des scènes?

 

Il existe aujourd?hui le théâtre participatif ( Auguste Boal), le théâtre forum, le théâtre invisible à jouer dans le tramway et autres lieux publics, le théâtre d?intervention à faire dans les usines ou sur les lieux de travail.

 

Il faut adapter la représentation et son thème à la situation, au public et au lieu. Il ne s?agit pas de bloquer les lieux, mais de les occuper et de les rendre vivants et plus propices à la rencontre. Le théâtre clownesque permet par exemple d?atteindre le gens plus facilement.

 

Une idée pour impliquer : le jeu.

 

Les jeux peuvent aider à transmettre des valeurs positives, et ainsi donner une autre image de la société. Ils permettent d?interpeller l?attention des gens grâce à leur caractère coopératif et ludique. Exemples : l?ASSE dispose les feuilles d?un jeu sur la répartition des richesses dans le monde entre les 5 continents. Ce jeu peut permettre de lancer un débat sur le même thème ; Aurore connaît un jeu où le but n?est pas la compétition mais de réussir ensemble à passer une barrière ; Romain connaît un jeu sur la démocratie participative etc.

 

D?une discussion polémique surgit?

 

A : Il faut faire attention au thème de l?opprimé et de l?oppresseur. Ce n?est pas très fédérateur. Il faut d?abord faire de grands débats et trouver des points d?accroche pour impliquer les gens, mais si les thèmes soulevés sont trop coûteux d?emblée, alors cela ne touchera personne.

B :  Ce n?est pas si extrême de confronter les gens à la réalité !

C :  Chacun trouvera sa place. On verra bien quelles sont les formes qui marchent ou non.

A : Il y a des gens qui ont leur petite vie, il faut trouver une manière douce.

D : Le théâtre tu es libre de l?écouter. On se déplace, on va à leur rencontre sur un thème préalablement discuté et réfléchi, et après tu es libre d?adhérer ou non.

E : Je veux pas être rabat-joie, mais je voudrais d?abord savoir de quoi je suis capable ici. J?aimerais qu?il y ait la place pour parler d?autre chose que des savoirs. Si je n?arrive pas à faire jaillir une autre manière d?envisager l?éducation, alors?

 

? un recentrage du propos.

 

E : Je voudrais que de ce lieu émerge une structure avec des informations dans le hall, avec un site Internet, avec des brochures, qui disent comment on se situe dans cette assemblée, qui transmettent la mémoire de ce qui est se dit et fait. J?aimerais être au courant et savoir comment m?informer. Il faut qu?on est le réflexe d?entretenir l?information de tout ce qui passe, et pendant les assemblées, et lors des ateliers, et des réunions, pour que les nouveaux puissent se faire une idée de la structure.

F : Est-ce qu?on peut se voir demain ?

G : Il est possible de faire des petites interventions publiques : Oyé oyé Assemblée populaire à 18h30 !

G : Il n?y a pas de contradictions. Ces petits sketches sont un moyen de se faire connaître. On peut aussi proposer de projeter Danger travail et de faire une assemblée devant une usine, et c?est ça l?intérêt ! Plus il y a de monde, mieux c?est.

H : Peut-être pourrait-on reformuler ce qu?on entend vraiment par Assemblée populaire. On a tous une réflexion là-dessus, on pourrait dégager quelques idées. Comment peut-on reformuler ?

B : On pourrait rédiger une sorte d?appel sur le pourquoi et le comment.



Et la communication ?

 

« On a un problème de communication? » Y a t-il une volonté d?anticiper cela ? Veut-on rester sur un aspect contrôlé ou veut-on faire circuler l?information? Il serait judicieux de diffuser, de faire circuler l?information un peu partout, de manière à ce qu?elle soit relayée. Il existe un blog et une liste de diffusion de l?assemblée populaire. Au sein du blog, il est possible de préciser les informations. L?idée a également germé de créer un atelier radio à la Clé des ondes, il est à construire. Dans la même optique, les compte-rendus systématiques sont très utiles?

 

Paroles du jour :

 

- « L?idée de l?Assemblée populaire, c?est déjà de créer du lien et en sortir quelque chose ».

- « Ce que je trouve bien c?est que pour la première fois le débat se tourne vers l?action ».

 

Pour que les Assemblées durent?

 

Afin que les Assemblées populaires demeurent, il faudrait trouver un jour par semaine, un horaire, un thème et un lieu, la communication deviendrait plus fine. Il serait possible de faire une fois sur deux à la fac, et l?autre fois dans un lieu différent. Faire une plaquette sur l?Assemblée populaire et ses objectifs, faire des tracts sous forme de compte-rendus de toutes sortes, et les compiler sur site et sur papier.

 

Un réseau?

 

? qui commence par une centralisation des informations sur un site et sur un lieu fixe, et avec la création d?une structure implantée en perspective ( par exemple l?université Bordeaux 2), dans laquelle se dérouleront de manière régulière les assemblées populaires. C?est une sorte de laboratoire à idées qui permettra dans un deuxième temps de déplacer les assemblées hors les murs dans des espaces proches ( associatifs pour la plupart), et d?aborder des thèmes qui y sont relatifs.

 

? qui finit par la multiplication des moyens d?expression pouvant mener à la rencontre, au dialogue et à la réflexion. Concrètement, cela correspond à la création d?ateliers ( théâtre, jeu, radio, musique, toujours suivi de cercles de parole). L?existence de la cuisine populaire, ou la dînette ambulante, permet de continuer les débats et de commencer à mettre tous la main à la pâte, dans la joie et la bonne humeur.

 

? qui entend décloisonner les espaces auxquels nous appartenons tous d?une manière ou d?une autre. Il est ouvert à ceux qui désirent se l?approprier et participer à une réflexion quotidienne, constante et globale sur la société dans laquelle nous vivons. A ce sujet, les modérateurs ou organisateurs de chaque assemblée préparent les thèmes de débat, choisissent le lieu, joignent leur message à l?atelier chargé de faire les compte-rendus à tracter pour la date prévue, et c?est tout?

 
A bientôt,
 

 

Prochaines assemblées populaires :

 
 

Mardi 18 avril, 18h30, Université Bordeaux 2.
 

Thème : l?éducation.

 

Jeudi 20 avril, 18H30, Université Bordeaux 2.

 

Thème à définir Mardi.

 

 

 

Pour toute information :

 

Un Blog avec liste de diffusion : http://assembleepopulaire.over-blog.com

 

Un e-mail : www.assembleepopulaire@no-log.org

 

 

 

 

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