ASSEMBLEE POPULAIRE DU 30 MAI
THEME : « DES LIEUX DE VIE ALTERNATIFS »
Composition de l’Assemblée :
16 personnes
Dont 4 femmes, 11 hommes et 1 enfant
Pour la première fois, l’A.P. s’est déroulée à la campagne. Après un co-voiturage, plutôt mal organisé (deux personnes en moyenne par voiture), nous nous sommes réunis chez Patrice, à Léognan. Des courses avaient été faîtes afin de préparer un barbecue et nous avons ramené des instruments dans le but de mettre un peu plus de musicalité à nos rencontres. Comme pour l’A.P. à Jacques Prévert, nous avons installé le matériel d’enregistrement sonore de Jésus avec l’intention d’en faire par la suite un montage pour une émission de radio sur la Clé Des Ondes.
Dans un premier temps, nous avons utilisé l’A.P. comme média direct. Nous avons donc pris un petit temps pour s’échanger nos informations :
Jeudi 1er Juin : Ecouter le 1er enregistrement à J.Prévert
Faire bilan
Réfléchir sur la diffusion
Créer une équipe pour le montage assemblage.
Se sont proposés Romain, Ivan, Jésus, Philippe, Céline, Kris et Birdy. Rendez vous chez Jésus à 17h
Vendredi 2 Juin : Repas de quartier de St Michel
Samedi 3 Juin : Fête de soutien à la Clé Des Ondes. Au Sonart, à 20h30
Samedi 3 Juin : Faîtes de la Déviance. A l’Athénée Libertaire, à partir de 15h00
Lundi 5 Juin, à 18h00 : Réunion sur le cloisonnement des différents groupes (Broca3, A.P…)
Jeudi 8 Juin, à 18h30 : Apéro-Prise de parole sur le problème du logement. Des familles vont se faire expulser. Arrêt Thiers-Benauge. Rue Calixte Camelle
Vendredi 9 Juin : La rue est Broca est bloquée. Peut-être Assemblées Populaires et cuisine autogérée dans la rue
Week-end du 9,10 et 11 Juin : Rencontre Nationale des Indymedias à Toulouse. Une voiture partira de Bordeaux le Vendredi A.M. Contact : Ivan = 0608654494
Le 10 et 11 Juin : Concert pour Immigrés, au BT59
Du 13 au 23 Juillet : Rencontres en Dordogne d’individus portant des projets. Ceci afin de monter ensemble un village autogéré (autoconstruction : yurt, toilettes sèches, tippies,…), monter ensemble des activités artistiques ( clown, théatre, musique, peinture, sculpture,…), faire connaissance afin d’élargir le réseau et partager nos projets… Une Caravane Autogérée partira de ce lieu afin de créer des espaces autonomes sur les différents festivals qui auront lieu durant l’été. Elle aura pour but également de partir à la rencontre des Ecovillages et des communautés en France et/ou en Espagne (l’itinéraire n’est pas déterminé car il se décidera ensemble). Lieu : Bugue, à côté de Lalinde / Contact : Hanna :0627338945
Le débat sur le thème « des lieux de vie alternatifs » a donc ensuite commencé :
a) Nous nous sommes d’abord attardé sur le terme « lieux de vie alternatif ». Chacun s’est exprimé librement. Je retranscris ici, un peu en vrac, en fonction de mes notes, les idées qui sont ressorties durant le tour de parole :
« Lieux qui sortent des schémas classiques »
« D’autres modes de fonctionnement existent non basés sur des modes commerciaux ou hiérarchiques »
« Une autre façon de faire dans le but de gagner de la liberté »
« Sortir du schéma individualiste »
« Ne pas être soumis à des lois économiques du système capitaliste »
« S’organiser différemment d’un point de vue politique et économique »
« Vivre à plusieurs »
« A plusieurs, forcément ! »
« Relations affectives meilleures »
« Vivre autrement ! »
« Seul ou pas seul ? Car il y a des personnes qui ont décidé de vivre seul en dehors du système dans des lieux de vie alternatifs »
« Les lieux de vie alternatifs peuvent être un moyen de rechange aux conditions de vie dégradantes des villes. En ville, on est nombreux. Autant vivre bien ! »
« L’alternative va vers l’autonomie »
« D’un côté, beaucoup de gens ne VEULENT plus vivre dans ce système. D’un autre côté, beaucoup de gens ne PEUVENT plus »
« Ce qui est horrible, c’est la solitude qui est présente dans les grandes villes. La solitude est la base du système et elle engendre la violence. »
« Concept d’habitacle pour les lieux de vie. Les gens qui vivent dans des lieux de vie se côtoient au quotidien. L’habitacle va donc influencer les relations des individus qui l’habitent. Ce qui déterminera en partie les désirs, les envies et donc par conséquence les projets »
« Vivre à plusieurs, c’est quand chacun amène sa pierre à l’édifice en tendant vers l’autonomie. Il faut se responsabiliser soi-même. Esprit à avoir : autogestion, responsabilité commune, collaboration »
b) Ensuite Patrice nous a présenté son lieu de vie en commençant par un petit historique :
Au départ, il y a 6 ans. Une personne était locataire du terrain. Elle invita, par la suite des amis. Le nombre de personnes passa donc de 1 à 10 et le loyer fut divisé par le nombre de gens habitant le lieu.
Un conflit éclata entre les locataires et la propriétaire. Cette dernière, ne supportant pas le « squat » sur son terrain, décida donc de le vendre. C’est à ce moment là que les locataires décidèrent d’acheter. Après trois années de procès, ils devinrent propriétaires.
Ils montèrent alors une SCI (Société Civile Immobilière). Celle-ci permet juridiquement de diviser la propriété en plusieurs parts. Chaque personne, en fonction de ses moyens, est donc devenu propriétaire d’un certain nombre de parts. Par exemple, Patrice détient 5 parts équivalents à 400Euros, pour une durée de 99 ans renouvelable. Personne ne peut vendre ses parts à des individus extérieurs au groupe. Si quelqu’un décide de quitter le lieu, il ne peut vendre ses parts qu’au sein de la communauté. Après la communauté décide collectivement des mesures à prendre.
Concernant la SCI, des règles ont été mises en place. Notamment, afin d’être égalitaire pour les prises de décisions, il a été fixé qu’ 1 personne = 1part = 1 voix. Toutes les charges collectives sont divisées égalitairement. Par contre, chacun fait ses travaux individuellement sur sa parcelle de terre. L’entraide se fait naturellement mais elle n’est pas obligatoire. Ceci, dans le but de « choisir » et non de « subir » les personnes de la communauté.
A Léognan, dans ce lieu de vie communautaire, une certaine philosophie de groupe se dégage. En effet, pour eux, il est primordial que chaque personne assure en priorité son autonomie et son indépendance individuelle. Le but est de ne pas être « manger » par le collectif. L’entraide existe de manière naturelle mais elle n’est pas formalisée. A noter que, pour l’instant, il n’y a pas d’espaces communs sur le site même si des projets communs existent.
Pour illustrer son propos, Patrice donna l’exemple d’une communauté autonome installée en Ariège : La Baluette. Cette dernière fonctionne différemment. Elle possède des espaces collectifs (maisons communes et terrains communs). La gestion est également collective. L’une des principales diffucultés rencontrées là-bas se résume par le fait qu’ils ont finalement très peu de temps pour eux-mêmes. D’après Patrice, l’individu se fait « bouffer » par le collectif.
Ainsi, à Léognan, en réponse aux diffucultés rencontrées à la Baluette et après avoir défini ensemble des bases communes, le groupe a préféré que :
- chaque individu monte ses projets personnels
- chacun doit créer et entretenir son lieu
- l’Ego est essentiel (pour le bien-être de l’individu et pour celui du groupe)
Après, et seulement après, quand chacun, petit à petit, aura gagné à tous les niveaux son autonomie et son indépendance, les individus composant la communauté se relieront pour tendre vers une autonomie collective.
Ainsi, à Léognan, un équilibre se met en place entre l’individu et le collectif. Il n’y a pas de problème par rapport aux règles et il n’y a pas de conflits. L’entraide se fait naturellement. Elle est choisie et non subie.
c) Ensuite, Yohan qui vit également sur le lieu est intervenu pour nous parler de L’AUTO-CONSTRUCTION et plus spécifiquement des YURTS. Une des revues les plus connues sur les réseaux d’autoconstruction et sur les ECOVILLAGES se nomme « PASSERELLE-ECO ». D’autres réseaux se nomment WWOOF, GEN, le réseau français des EcoVillages,…
LIENS INTERNET :
La réunion s’est terminée sur ce dernier point. Nos estomacs criaient famines alors le barbecue s’est mis en place et nous avons allumés le bras zéro pour nous réchauffer vue que la nuit tombait.
Il a été noté également qu’il serait intéressant d’organiser d’autres Assemblées Populaires sur ce même thème, toujours en se déplaçant dans des lieux qui se prêteraient au thème du débat (comme chez Patrice). Ces rencontres autour des « lieux de vie alternatifs » pourraient constituer un « atelier » spécifique à l’Assemblée Populaire. Elle permettrait ainsi à des individus intéressés par les « lieux de vie libres et autonomes », de se rencontrer afin de communiquer, d’échanger leurs projets et constituer un réseau sur la région de Bordeaux…A SUIVRE…
Compte rendu rédigé le moins subjectivement possible par Ivan.
Assemblée populaire :
25 Mai 2006 à l’école Jacques Prévert
Suite à l’assemblée populaire du 25 Avril 2006 sur l’éducation, une rencontre a été organisée avec l’école autogéré Jacques Prévert. En effet, cette école nous est apparue comme une bonne alternative à l’éducation nationale et nous avons voulus en savoir d’avantage sur le fonctionnement et la structure de celle-ci.
Jacques Prévert est composé d’un lycée et d’un collège comptant une cinquantaine d’élèves et 13 personnes enseignantes. Son mode de fonctionnement est basé sur l’autogestion, l’égalité de tous ces membres et la non spécialisation. Crée il y a 22 ans, elle a fonctionnée 6 ans sans réel statut vis-à-vis de l’état avant d’être reconnu par les institutions.
Les personnes à l’origine de ce projet étaient parties d’un constat simple sur les problèmes de l’éducation dans notre société (voir les conclusions de l’assemblée populaire du 25 Avril 2006 pour plus de détails).
La méthode d’enseignement est basée en grande partie sur la pédagogie Freinet, dont le principe est de mettre l’accent sur le développement de l’élève qui devient acteur grâce un projet scolaire monté avec les éducateurs. Cette technique a pour but de développer le sens de l’autonomie et d’adaptabilité de l’enfant. Cette technique est centrée sur l’élève.
Les règles de vie sont mises en places lors de réunions mensuelles ou tous les acteurs de l’école sont présents. Les parents sont vivement sollicités en vue d’aider les élève à mener à bien leurs projets : le tripartisme élève, parents, enseignants doit servir le développement de l’enfant. La créativité de l’élève et encouragé par des ateliers ou des sorties extrascolaires réalisé avec la collaboration d’intervenants extérieurs.
Jacques Prévert veut une relation enseignant - élève différente de celle pratiquée dans l’éducation nationale (le père, l’autorité), toutes les matières sont traitées sur le même pied d’égalité et l’orientation se fait toujours en fonction de la demande de l’élève.
Etant une école privée, elle ne reçoit pas de financement de l’état mais les familles qui ne peuvent payer les cotisations annuelles se font aider par l’école qui monte des dossiers de subventions pour le conseil générale. Ce principe permet une relative indépendance vis à vis de l’institution.
Le principal problème soulevé par le personnel de l’école se situe au niveau du temps à consacrer à la partie administrative de l’établissement qui doit être géré par l’ensemble du personnel. Le fonctionnement de l’école nécessite aussi une grande cohérence de l’équipe pédagogique.
Nous tenons à remercier le personnel de l’école pour son accueil et sa disponibilité et espérons que cette assemblée qui fut plus une découverte de l’école Jacques Prévert en amènera d’autres dans lesquels nous pourrons discuter des nombreuses autres alternatives sur l’éducation.
Pour plus d’information sur l’école :
ECOLE JACQUES PREVERT
173 Rue du Jardin Public
33300 Bordeaux
05 56 79 08 07
Prochaine assemblée populaire prévue le 30 mai 2006 à Léognan sur le thème « des lieux de vie alternatifs ». Rendez-vous est fixé au local Broca III à 16h30.
Compte-rendu fait par Kris
ASSEMBLEE POPULAIRE DU 18 MAI 2006
Nombre de personnes présentes : 12
Hommes :10
Femmes : 2
Enfants : 1
ORDRE DU JOUR :
1) Le 25 MAI assemblee populaire à Jacques Prévert (école autogérée) ou à Bègles(festival)
2) Utilisons nous la radio (Cf Jesus, Clé des Ondes) pour l’A.P. à Jacques Prévert ?
3) Le Blog de l’A.P.
4) Thème pour le 30 Mai
5) Tentative de définition commune de l’A.P. (quinzième édition !) afin de rédiger une brochure permettant de présenter l’A.P.
1) Initialement, il avait été prévu d’intervenir, en tant qu’A.P., au festival de Bègles, pendant les débats organisés là-bas sur la citoyenneté. Mais l’école de Jacques Prévert ne pouvait nous accueillir que ce même jour. Il nous a semblé important de privilégier ce débat sur l’éducation car il ne pouvait pas se repousser étant donné que Jacques Prévert a un calendrier chargé.
Donc, a été décidé à la majorité de faire une A.P. :
le 25 MAI, à 18H00, au 171, rue du Jardin Public
Dilemme qui ont émergé de cette discussion :
-Est-ce qu’on parle de l’A.P., à l’extérieur, en tant qu’individus ou en tant que membre mandaté par l’A.P. ?
-Est-ce qu’il peut y avoir plusieurs A.P. en même temps ou est ce qu’il vaut mieux « rester grouper » ?
2) Il a été décidé que nous enregistrerons l’A.P. à Jacques Prévert avec le matériel audio de Jesus. Tous supports audio et video ne sont pas à rejeter à condition que les gens présents à l’A.P. l’acceptent. Idem pour l’utilisation ultérieure des enregistrements.
3) Réunion mercredi 24 chez Ivan pour le Blog. Rendez-vous à Broca3 à 16h30
4) Le Mardi 30 : A.P. sur le théme « des lieux de vie alternatifs »,
à Léognan chez Patrice,
au 240, chemin de Saulx.
Rendez vous à 16H30 à Broca3 pour organiser le convoiturage.
Amenez à boire et manger. On se fait un barbac
5) Enfin, après des heures et des heuuures de discussions, nous nous sommes mis d’accord pour un fonctionnement et des principes de base de l’A.P. Un tract et une brochure sera réalisé prochainement.
Compte rendu fait par Patrice, Ivan et Céline.
Compte-rendu de l’Assemblée Populaire
Du mardi 25 Avril 2006
Après une première excursion hors des locaux de Bordeaux II à la place de la victoire, cette huitième Assemblée Populaire s’est déroulée ce mardi 25 avril à l’Athénée Libertaire, 7 rue du Muguet. Elle a réunit quelques 25 personnes autours d’une grande table pour un débat sur l’éducation.
Une introduction a été proposée par Céline, plaçant la question de l’éducation comme l’enjeu majeur des dix prochaines années. Quelques chiffres évocateurs…
Plus de 20% des français rencontrent des difficultés à lire et/ou à écrire
-
Plus d’enseignants de nos jours que d’élèves en 1950
-
3% de bacheliers en 1950, 35% en 1985, entre 70 et 80 % en 2005
-
De plus en plus d’étudiants et bacheliers, de plus en plus d’inégalités dans le système scolaire
Quelles en sont les causes, pourquoi voit-on opérer dans l’enseignement la reproduction des systèmes sociaux de séparation ?
Quelques éléments de réponse : des moyens technologiques de plus en plus présents entraînant des moyens financiers pour leur acquisition de plus en plus importants, des enseignants débordés par les différents rôles qu’ils ont à tenir (rôle du gendarme, santé publique, questions sociales…)
Critiques de l’enseignement et alternatives…
Pascale a relevé la richesse de l’expérience de Bordeaux II à travers l’occupation et le ré-investissements des locaux par les étudiants et autres actants de la mobilisation : cette lutte et ces moyens ne sont-ils pas une réponse directe, une façon concrète d’explorer les sciences sociales enseignées précisément dans cette université ?
Dans quelle mesure ces sciences humaines et sociales enseignées de manière académique servent-elle la société ou pas ? pourquoi ce fossé entre théorie, apprentissage et concret ? pourquoi tous ces savoirs ne sont-ils pas exploités ?
Nous avons relevé la volonté urgente de changements dans le fond et la forme des enseignements, le besoin de re-structurer ce modèle d’éducation préalablement pensé par Jules Ferry, ayant pour but de former avant tout une main d’œuvre répondant aux besoins productivistes de la société. Remise en cause de la passivité inculquée à l’école, du fossé grandissant entre la théorie, le savoir et la réalité, les cours magistraux, l’image sacralisée du maître et les rapports de domination…L’absence de l’apprentissage de la parole, de l’écoute et de la réflexion personnelle, crèches à l’abandon, désolidarisation entre parents et école…
Des modèles d’éducation populaire ou alternative existent cependant. Nombres de ces alternatives ont vu le jour dans les années 70, destinées dans un premier temps aux enfants des orphelinats. Citons ici les méthodes les plus généralement connues de la « pédagogie Freinet », ou « Montessory ». En quoi consistent-elles ?
La pédagogie Freinet, comme de nombreuses méthodes alternatives, placent l’enfant au centre d’une éducation dite « active ». En table-ateliers de 5 à 6 élèves, chacun est responsabilisé par rapport à son propre travail, l’élève travaille pour lui, gère son plan de travail sur une semaine comme il l’entend suivant ses lacunes ou ses avancées. Mise en valeur de l’autonomie, de la différence entre tous les élèves quant à la façon d’apprendre, l’entraide, le développement personnel, l’apprentissage par l’expérience, le concret des jeux ludique, la recherche personnelle et la mise en commun des savoirs…
Une des priorités de ces enseignements est avant tout d’apprendre à vivre ensemble.
L’existence de ces alternatives soulèvent cependant un certain nombre d’interrogations : pourquoi ne sont-elles pas plus répandues ? Ont-elles leurs limites ?…
L’expérience de Nicolas à la Calendrette de Talence nous apprend que seulement 1/3 des enfants sont issus d’un milieu populaire : problème de ces alternatives, ne trouvant pas l’appui de l’état, étant contraintes de relever du privé. Autre soucis : ce sont rarement des initiatives volontaires des enfants d’entrer dans ces types de structures, l’intégration à celles-ci se fait le plus souvent dans l’opposition au système habituel, comme un dernier recourt des parents face aux difficultés de leurs enfants dans le cadre scolaire institutionnel. Enfin, se pose l’adaptation au monde extérieur parfois difficile des enfants sortant des structures alternatives, en décalage avec la passivité des autres élèves plus silencieux, ou plus généralement au mode de fonctionnement de notre société - ne plaçant pas le développement personnel et actif de l’individu comme mot d’ordre établi…
Education et société…
L’intervention d’Alain soulève la place et l’enjeu de l’éducation dans un système plus général de société : l’éducation est directement liée à l’économie, aux enjeux de production auxquels l’enseignement devrait répondre dans cette économie capitaliste mondiale. Observons ici la privatisation grandissante des universités, hôpitaux…de plus en plus en lien direct aux entreprises. Citons la faculté Pasqua, présentée comme modèle parce qu’en phase avec les besoins des patrons, dans la même lignée que le modèle anglo-saxon déjà bien en place. Cette volonté gouvernementale et patronale de lier l’éducation aux entreprises, éclaire certainement le manque de moyens accordés aux structures alternatives ainsi que l’essoufflement progressif qu’elles subissent : papiers, normes, lois restrictives quant à la sécurité, l’hygiène, la pression de la DDJS… Comment apporter alors des solutions concrètes au problème de l’éducation ? Faut-il attendre une réformation radicale du fonctionnement économique ? Faut-il réformer (révolutionner) l’école en priorité ?
Ces rapports entre éducation et politique économique peuvent également expliquer en partie l’autre problème soulevé par l’assemblée, à savoir celui de la formation des enseignants. Les recrutements se font, ce que l’on peut regretter, bien souvent sur des critères de « recrachage de données » et non plus par rapport à la « vocation », le désir du futur enseignant à travailler avec l’enfant. L’espoir est pourtant permis, la création de structures alternatives, même fragiles, ne cesse d’augmenter. Même si les programmes restent imposés dans l’éducation nationale, notons tout de même la liberté qu’ont les enseignants dans leur méthode pédagogique. Ces programmes englobant de plus en plus de domaines, les enseignants se voient progressivement forcés de co-opérer et mettre en commun de nouvelles et diverses compétences…
Une des phrases finales de Pascale : l’éducation, on y réfléchi ou on la fait ? L’assemblée Populaire peut être en cela une autre alternative : n’apprenons-nous pas les uns des autres, chômeurs, étudiants, artistes, RMistes, n’apprenons-nous pas à parler, être ensembles, écouter, nous retrouver enfin sur un terrain d’égalité ? Le vaste sujet de l’éducation ne nous ayant pas encore rassasié, nous proposons une prochaine Assemblée sur le thème à l’école Jacques Prévert…Welcome à tous ! Date à venir bientôt.
Informations, liens cités pendant l’assemblée…
Ecoles alternatives citées pendant l’assemblée :
· Ecole émancipée
· Université de Vincennes (ouverte aux non diplômés)
· Ecole de Lastrennes Montessoury
· Ecole Martineau (Gradignan)
· Ecole Jacques Prévert ( Bordeaux)
· Summerhill (Fondée par Neill, Angletterre)
· Pour plus d’info, proposition de site : écolesdifférentes.free.fr
A vos ordis :
A vos bouquins :
« Tous anormaux »
« Emancipation » (journal)
PROCHAINE ASSEMBLEE POPULAIRE
MARDI 3 MAI 18 H 30
RIVE DROITE DANS L’ESPACE VERT SUR LES RIVES COTE MEGARAMA
THEME : LES MEDIAS ALTERNATIFS
Commentaires