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COMPTE-RENDUS des A.P. et des COMMISSIONS

Lundi 17 avril 2006 1 17 /04 /2006 01:23
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Vendredi 21 avril 2006 5 21 /04 /2006 19:43

 ( Bordeaux II – Victoire )

 

Thème de départ : création d'une université populaire.

 

En présence : d'étudiants, de chômeurs et de salariés.

 

Le thème de départ a été élargi au cours des discussions qui se sont déroulées en 3 temps.

 

 

 

 

·       Questions et propositions soulevées dans l'assemblée ( une soixantaine de personnes réunies dans un amphi ) :

 

 

 

 

 

-Qu'entendons-nous par « Populaire » (avec qui, en direction de qui, qui sommes nous ? ) ?

 

 

-Redéfinition du savoir en tant que matériel (ateliers pratiques) et/ou universitaire (cours)

 

 

-Réfléchir ensemble comme un des buts de l'assemblée (le savoir s'oppose-t-il à la réflexion ?)?

 

 

-But de l'enseignement (être adapté au travail ? Peut-on en sortir? ) ?

 

 

-Ne pas être éduqués pour : consommer, travailler et dormir!

 

 

-Notion de plaisir et de désir d'apprendre

 

 

-Cette assemblée dépend pour l'instant de la bonne volonté de l'administration : comment envisager l'avenir ? Autogérer la fac ou déplacer l'assemblée hors-les-murs ?

 

 

-Créer de nouvelles perspectives

 

 

-Ne pas subir la gestion des spécialistes

 

 

-Décloisonnement entre : les disciplines, les personnes, les luttes.

 

 

-Nature du lien social

 

 

-Aller voir les expériences existantes (Bibliothèque du grand parc, centres sociaux ... ), les inviter ?

 

 

-Volonté de multiplier les espaces de liberté comme les S.E.L., les espaces autonomes et collectifs

 

 

-Le lieu et  la structure ? Nous aimerions que l'aventure perdure au delà de la mobilisation contre la loi sur l'( in )égalité des chances

 

 

 -Réflexion sur la façon de nous organiser du point de vue de la parole ( tours de paroles ? Petits ou grands groupes ? Possibilité de concilier les deux )

 

 

-Qui parle ? Inégalité dans la capacité à s'exprimer : quelles solutions ?

 

 

-Intériorisation des rôles, des conditions, des genres, des hiérarchies

 

 

-Le poids de l'éducation, de la reproduction du système social?

 

 

-Comment arriver à formuler une parole collective ?

 

 

 -Se connaître les uns les autres pour comprendre ce qu'on vit

 

 

-Croiser les experiences

 

 

-Comment vivre sans subir la pression sociale ?

 

 

-Différences entre le coût d'une formation publique ( en incluant les squelettes dans les placards comme les réinsertions sociales ) et celui d'une formation alternative.

 

 

Nous avons décidé dans un premier temps de creuser les questionnements autour de 3 ateliers-réflexion :

 

-le travail?

 

-la formation? Éducation populaire?

 

-la parole?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

·L'échange s'est poursuivi  de manière plus informelle autour d'un repas organisé en cantine autogérée (une quarantaine de personnes).

 

  

 

·Enfin, nous nous sommes regroupés (une vingtaine de personnes ) afin de discuter de la direction à suivre et nous avons décidé ces actions :

 

-cantine autogérée le vendredi 7 pour le rassemblement contre la répression policière à 12 h devant l'école de la magistrature

 

  -regroupement des informations en vue d'une diffusion élargie lors de ce rassemblement et des autres rendez-vous :

 

 

 

  

 

 Prochaines assemblées populaires :

 

 

 

-vendredi 7 à 18 h30, à la Victoire, suivi d'un barbecue à 21 h ( le choix de l'horaire répond à un souci d'ouverture aux salariés ).

 

 

 

 

 

 Ce sera l'occasion de répertorier les liens possibles avec les diverses associations et autres organisations déjà existantes et en rapport avec les sujets débattus (université populaire du Grand parc et les différentes formes de théâtre qui intègrent une réflexion avec le public)

 

- mardi 11 à 18h30

 

 

- jeudi 13 à 18h30

 

 
Le choix du lieu restant à déterminer et les horaires étant susceptibles de changer, nous vous invitons à rester informés (atrium de Bordeaux 2)

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Vendredi 21 avril 2006 5 21 /04 /2006 19:44

Compte Rendu de la  3ème Assemblée Populaire du  vendredi 7  Avril

Article 35 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1793 :

 

Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

 

  

 

L’assemblée populaire est un rassemblement  de personnes qui délibèrent sur leur liberté. N’importe qui peut y participer. Elle peut se dérouler n’importe où.

 

 

(Ce texte est subjectif, il a été écrit d’après l’assimilation sélective d’un individu doté d’une opinion sur les évènements en cours, ce n’est qu’un support à la réflexion et à l’information soumis à des rectifications, confirmations et infirmations ultérieures apportées par quiconque.)

 

  

 

Pour la première fois l’assemblée s’est tenue hors les murs de la faculté, place de la Victoire à Bordeaux. L’assemblée a néanmoins commencé en retard (19h30 au lieu de 18h30) à cause de l’installation. Nous avons dû également nous rabattre devant les marches de Bx2 à cause d’un problème de nuisances sonores (mégaphone en panne).

 

Il nous est apparu nécessaire de trouver un lieu plus adapté à ce niveau là pour les prochaines fois.

 

Toutefois, si nous étions moins nombreux que la dernière fois (au plus 40 personnes) la mixité (chômeurs, salariés, étudiants) s’est renforcée.

 

 

L’échange s’est déroulé sous la forme d’un cercle de parole pendant 1h30 et a été suivi d’un repas organisé avec la dînette ambulante (soupe paysanne) et les étudiants de Bx2 pour le barbecue (cuisine autogérée à prix libre). C’est dans le salon (canapés, matelas…) que nous avions installé sur le pavé que s’est terminée la petite fête spontanée et conviviale qui a réuni près de 150 personnes dont de nombreux grévistes de Bx3.

 

 

 

 

 

Liens, informations, démultiplication des forces : 

Il a été souligné que nous devrions oeuvrer afin que les expériences de ce style se reproduisent au maximum en lieux et en temps.

 

Des propositions ont été faites afin d’aller dans ce sens :

 

-   créer des assemblées populaires devant les entreprises où les salariés sont menacés (exemple de Solectron)

 

-   lier contact avec le FSL33(front social local) qui ont une réunion le lundi 10 à 20h à Cap Sciences(site : http : //FSL33.apinc.org, Alain:adonnart@free.fr). Un expert travaillant avec eux se propose pour contacter des gens (par exemple un spécialiste de Cornélius Castoriadis) pour venir faire des conférences ou participer aux assemblées populaires.

 

-   continuer d’approfondir les échanges avec AC (à lire les textes à la rédaction desquels Lulu a participé)

 

-   lien avec la faculté d’architecture (pôle université populaire:ben0454@aol.com) en grève depuis peu qui développe une réflexion similaire mais ont des difficultés à se joindre au mouvement

 

  

 

 

Le travail placé au centre de notre société :

 

             Il a été de nouveau souligné comment la folie de nos vies est générée par un travail au service de profits et de marchandises inutiles (par exemple un nouveau shampoing ou les besoins comme le Mp3 créés artificiellement par le progrès technologique) dans un climat de concurrence et de pressions permanentes (horaires et conditions de travail).

 

            Pour inventer une société basée sur la solidarité,l’humain et non la marchandise et le travail, quelqu’un a répété que cela passe par une déconstruction énorme de ce qui nous est inculqué partout et depuis tout petit. Quelqu’un s’est exprimé notamment sur la cloison existant entre travail et loisir.

 

 

            Alors que certains revendiquent le « droit à la paresse », d’autres affirment que le travail pourrait être l’épanouissement de l’individu s’il est considérée comme une activité choisie et non un travail « obtenu par la prière » (c’est la définition de précaire). La liberté passerait par la création d’activités non centrées sur le profit économique et la marchandise. Deux exemples  ont été donnés : créer une cantine autogérée, engager une réflexion politique dans une association .Il s’agit d’exemples concrets choisis et réalisés par des individus qui soulignent qu’ils ne comptent et ne subissent pas le temps qu’ils y impliquent. Un parallèle a été indiqué avec la teneur de base de l’activité artistique.

 

 

             Deux personnes se sont proposées pour réfléchir ensemble afin d’écrire un petit topo sur le salariat et le revenu d’existence qu’ils pourraient proposer en début de l’assemblée populaire de mardi 11.

 

 

 

 

 

 

La remise en cause de la parole et du savoir des spécialistes :

 

            Le souci de la réflexion tourne toujours autour de comment supprimer le rapport hiérarchique maître-élève, comment croiser nos connaissances et comment faire pour qu’un plus grand nombre s’intéresse à cette émancipation de chacun.

 

 

            Quelqu’un a proposé de multiplier les allers-retours de l’université populaire dans/hors la fac. Nous pourrions inventer une sorte de faculté ambulante dans un souci de proximité et d’effort vers les gens.

 

 

            Il a été rappelé l’expérience de Jacotot à la fin du 19ème siècle (à lire les ouvrages de J.Rancière sur le sujet dont le Maître ignorant disponible dans la bibliothèque de grève devant la b.u. de Bx2). Un autre auteur a été indiqué sur le sujet : Jacob Robert Schmidt, ouvrage le maître camarade…

 

Prochaines assemblées populaires :

 

Mardi 11 avril 18h15 :
Rdv à quiconque devant la faculté Bx2 pour décider ensemble du lieu

 

Jeudi 13 avril 18h30

 

 En fonction de l’actualité les lieux et horaires sont susceptibles de changement. Il est également possible que le nombre des assemblées se multiplie. Alors n’attendaient pas que l’information vienne à vous. Mobilisez-vous !

 

 

 

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Lundi 24 avril 2006 1 24 /04 /2006 14:36
Compte rendu Assemblée populaire du 11 avril
Débat organisé autour du thème du salariat.


Cette quatrième assemblée populaire s'est tenue dans les murs de la faculté et a réuni quelques 80
personnes. La mixité était présente, à la fois dans la provenance des étudiants ( campus et discipline), et la présence de salariés, chômeurs et Rmistes tous venus débattre du salariat.

Le salariat :
Les organisateurs de cette assemblée ont effectué une brève introduction historique sur l'émergence du salariat. Il a été mis en parallèle avec d'autres formes telles que l'esclavage et le servage. Une distinction a également été faite sur l'existence d'un salariat moins soumis à la pression des employeurs (CDD, CDI), et l'existence d'un salariat précaire, ou d'un précariat.


Quelles sont les implications du salariat?
Le salariat induit généralement une possibilité de consommation, ainsi qu'un valorisation du travail comme mode de vie. A travers donc le prisme du travail, et des statuts qui en découlent, se dégage une vision de la société particulière, une société capitaliste, où donc salariat rime avec une appropriation des moyens de production par un petit nombre.

Une explication marxiste:
Le salariat est lié au capitalisme. Il y a donc une différence entre esclave et prolétaire. Selon Karl Marx, l'ouvrier n'est pas payé pour toute sa production, c'est donc ce qui permet à l'entreprise de faire une plus-value sur le travail. L'ouvrier constitue une force de travail que le patron loue, au contraire l'esclave n'est pas payé. C'est avec l'apparition du néo-libéralisme : plus de profit, que différents types de contrats ont émergé.

Une réponse :
La stratégie est si complexe que les rapports établis par Marx ne sons plus totalement valables. La définition du salariat en est modifiée, puisque les salariés participent eux-mêmes à la fois à la production d'une force de travail et à l'acquisition des moyens de production : actions, fonds de pension... Il y a désormais une interaction car l'e salarié devient à la fois exploité et exploiteur. Par exemple, si l'idéal devient "chacun son propre patron", alors on accepte des horaires beaucoup plus chargé que dans un salariat classique. C'est le cas pour les petits patrons.
A l'appui, il existe l'analyse de La Boétie : Discours de la servitude volontaire. Quand chacun participe à la construction de sa propre domination.

L'apprentissage à 14 ans?
Pourquoi pas? Dans quelles conditions?
Dans cette société, ce n'est pas possible car cela n'implique pas la diversité des activités manuelles mais bel et bien l'exercice d'un travail pénible, mal rémunéré, et souvent très fatiguant, empêchant par là le suivi des cours théoriques. Il faudrait inventer des écoles polytechniques, là oui, l'apprentissage est valable. L'apprentissage tel qu'il est proposé à 14 ans est très pénalisant. Ce genre de lois se base sur des pratiques coutumières d'orientation déjà en oeuvre dans les collèges, dans les filières techniques, et rarement repensées.

Quelles sont les possibilités de repenser les phénomènes de production et de consommation induites par le salariat?
L'autonomie et la liberté d'un individu est souvent associée à la "possession" d'un salaire. Est-il possible d'avoir une autonomie sans salaire? Le problème c'est qu'avec le salariat, il est difficile de vraiment contrôler la production, puisqu'il implique un travail pour un niveau de production et donc un minimum horaire de travail, aujourd'hui fixé à 35 heures. Contradiction entre un travail nécessaire à la subsistance "subjective" de chacun et le maintien d'une croissance et d'un niveau de production. En outre, tous les types de richesse sont alignées les unes sur les autres, biens matériels, intellectuels, services... Tous est soumis à ce maintien certes fluctuant du niveau de production
nécessaire.

Et le CPE?
Avzc le CPE, il y a eu apparition du thème de récupération de sa propre activité. cf. Rennes et la création d'un village autogéré; la possibilité de récupérer son temps de travail, de se couper du salariat pour développer sa propre activité; les écovillages montés en SCI, avec gestion autonome, auto-construction... Il y a donc des manières de vivre différemment, mais dans quelles conditions est-ce réellement possible sans se couper du système extérieur?

La société, un système hiérarchique d'exploitation, de domination de l'homme par l'homme?
Il n'y a aucune bienveillance dans les mesures qui sont proposées. l'idée aujourd'hui, c'est qu'on ne peut se socilaiser que par le travail. c'est une manière de nous modifier de l'intérieur... Il existe des manières de travailler, non rémunérées, mais qui sont très utiles : boulots associatifs, bénévolats dans les centres sociaux... Qu'est -ce que le travail? Qu'est-ce qu'un boulot?
Il est difficile de vivre de cette manière. Le RMI est nécessaire. Alors l'auto-gestion est-elle tributaire des subventions? et donc des impôts que certains par leur travail continueront à payer? Et puis, le réinvestissement des charges et taxes dans le social sont-elles vraiment efficaces, dans la mesure où il y a énormément de financements de particuliers pour des causes humanitaires : Aides, Greenpeace...

Un autre système?
La reproduction de ces petites expériences, qui ne sont sont que des petits foyers de résistance ne permet pas de changer les choses, car ce ne sont pas des espaces de construction de la société avec la société... C'est à dire des espaces de construction réciproque de la société, à cause de la marginalité et de leur dépendance au système d'aides.

La grève générale peut-elle aider?
Il y a le rôle de l'Etat à prendre en considération, mais également l'existence de tous ses relais. par exemple l'expérience espagnole "auto-gérée" est tombée par l'action des stalinistes sous Franco...Il faut repenser les solidarités de classe. Et puis que sont les masses? Existent-elles encore? Il y a en fait un rapport de force permanent. Le changement de système ne doit pas tomber du ciel. En Argentine, c'est l'expérience pas à pas des chômeurs qui a amené la possibilité de pouvoir modifier pendant un temps le système, puis il y a eu un crack économique, et l'existence d'une dette externe
de trois fois son PIB...

Quelle est la normalité du système?
Elle réside dans sa logique. dans un gouvernement de droite, voire de gauche, il est normal de proposer le CNE, et le CPE, il est également normal qu'il n'y ait pas de retrait réel...

Comment faire autrement?
Il faut créer du lien. Un des soucis majeur de l'immobilisme du système, c'est celui du désir. Le problème du travail est du salaire se situe peut-être là. On désire travailler pour avoir des thunes, et le désir principal devient consommer. Il y a un détournement du désir : travailler et consommer, ou refuser de travailler pour ne plus consommer. Il y a donc un problème au niveau du collectif. Il n'y a plus de rapport effectif, affectif avec les choses.

Peut-être faut-il reconsidérer l'autre?
Au centre du débat, il y a donc la question du rapport à l'autre. Il y a une difficulté majeure à construire des propos communs en dehors des problématiques collectives : travail et argent. En outre, il y a un problème de récupération des droits, des mouvements, et c'est toujours la même chose... Nous sommes dans des systèmes cycliques, très bien théorisés par les sociologues et les économistes : les régularités des mouvements sociaux.

Comment créer du lien?
Il faut se baser sur l'existant. Depuis les années 1970, la société libérale a créé le système du réseau, certes économique... mais à partir de ce modèle s'est également tissé un sytème d'associations, un système du petit à petit, dont il faut savoir tirer parti, de manière, à en finir avec ce décalage entre les discours et les manières de vivre... L'espoir est là.

Qu'est-ce qui fait entrave?
C'est le problème du regard... Le regard sur l'autre est orienté, préjugé : savant/profane, spécialiste/non spécialiste, patron/salarié, bourgeois/ouvrier... Il y a un processus de culpabilisation, qui est la plus grande entrave au désir... Chacun dans son coin. Les associations sont freinées, elles restent alternatives, puisque les gens sont persuadés d'avoir des intérêts divergents.

Comment impliquer les gens?
C'est là qu'intervient le petit à petit, la création de liens humains, de proche en proche. Par exemple, entre la ville et la campagne. En ville, il y ades contacts humains, des frictions sociales, il y a l'émergnece de tous ces réseaux, desquels émergent les idées. A la campagne, c'est qu'il n'y pas d'emblée cette communication avec les autres. on a moins besoin des autres. Chacun son mode de vie. On ne va détruire la ville, mais transformer celle qui existe déjà en dialoguant avec l'extérieur... et tout doit être comme ça. Il faut dépasser les dialectiques et les oppositions. On ne nous a pas appris à construire en commun ( il peut se renouveller tout le temps) mais à nous diviser pour le
commun, ou à diviser le commun. Nous pouvons faire cet apprentissage tous ensemble.

Prochaine assemblée populaire sur le thème :
Créer des liens, des lieux, un espace commun.

En effet, il nous est apparu nécessaire de construire un espace commun à partir des liens qui se sont formés ici, et des lieux auxquels nous appartenons. L'université est un lieu parmi d'autres qui s'ouvre à ce dialogue. A chacun de s'approprier cet espace, de proposer des thématiques, sous la forme qu'il souhaite et sur le thème qui le concerne, et qu'il aimerait discuter avec les autres. Le tour de parole a pris une autre forme. A chacun de savoir regarder et écouter, laisser la parole à ceux qui parlent moins fort... L'expérience de modération de la parole est en cela très intéressante : Faire tourner, faire couler.

Jeudi 13 avril, 18h30
Amphi Fabre, Université Bordeaux 2, Victoire.

Pour s'incrire sur la liste de diffusion:
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Lundi 24 avril 2006 1 24 /04 /2006 15:39

Compte-rendu Assemblée populaire  13 avril 2006
« Créer des liens, des lieux, un espace commun »

 

 

Cette cinquième assemblée populaire a pris la forme d?un atelier d?expression ou de travail pour la mise en commun informations concernant des lieux où les assemblées populaires pourraient se dérouler, des liens à faire avec d?autres structures existantes, et des moyens à utiliser pour sensibiliser de nouvelles personnes au désir de venir dialoguer sur des problématiques actuelles.

 

Une assemblée populaire nomade?

 

Tout le monde ici travaille ou fait des choses dans des lieux qui lui sont proches, peu importe leur taille, l?important c?est le relais à assurer. L?idée c?est d?étendre, de bouger, de faire circuler. Il existe le TNT, la Boîte à jeu, le Jardin de ma s?ur, le Garage moderne, la Maison basque, l?Utopia, l?Espace Art, le Boulevard des potes etc. dans lesquels on pourrait possiblement organiser des assemblées populaires.

 

Une idée pour sensibiliser : l?atelier de théâtre.

 

Suite à la proposition d?une troupe de théâtre de jouer leur spectacle Fées lors d?une assemblée populaire qui se déroulerait dans un théâtre ( Spectacle 1h30 + débat 1h), l?idée de réunir d?autres formes d?expression  théâtre,  musique et danse) dans différents lieux pour ensuite former des cercles de parole autour de thèmes soulevés par les performances, a germé.

 

Il serait donc intéressant d?organiser des représentations de théâtre interactives qui donnent au public la possibilité de s?impliquer. Ce sont les bases du théâtre telles qu?elles ont été jetées par la Comedia del arte : les acteurs disposent juste d?une trame, ils sont les déclencheurs des scènes?

 

Il existe aujourd?hui le théâtre participatif ( Auguste Boal), le théâtre forum, le théâtre invisible à jouer dans le tramway et autres lieux publics, le théâtre d?intervention à faire dans les usines ou sur les lieux de travail.

 

Il faut adapter la représentation et son thème à la situation, au public et au lieu. Il ne s?agit pas de bloquer les lieux, mais de les occuper et de les rendre vivants et plus propices à la rencontre. Le théâtre clownesque permet par exemple d?atteindre le gens plus facilement.

 

Une idée pour impliquer : le jeu.

 

Les jeux peuvent aider à transmettre des valeurs positives, et ainsi donner une autre image de la société. Ils permettent d?interpeller l?attention des gens grâce à leur caractère coopératif et ludique. Exemples : l?ASSE dispose les feuilles d?un jeu sur la répartition des richesses dans le monde entre les 5 continents. Ce jeu peut permettre de lancer un débat sur le même thème ; Aurore connaît un jeu où le but n?est pas la compétition mais de réussir ensemble à passer une barrière ; Romain connaît un jeu sur la démocratie participative etc.

 

D?une discussion polémique surgit?

 

A : Il faut faire attention au thème de l?opprimé et de l?oppresseur. Ce n?est pas très fédérateur. Il faut d?abord faire de grands débats et trouver des points d?accroche pour impliquer les gens, mais si les thèmes soulevés sont trop coûteux d?emblée, alors cela ne touchera personne.

B :  Ce n?est pas si extrême de confronter les gens à la réalité !

C :  Chacun trouvera sa place. On verra bien quelles sont les formes qui marchent ou non.

A : Il y a des gens qui ont leur petite vie, il faut trouver une manière douce.

D : Le théâtre tu es libre de l?écouter. On se déplace, on va à leur rencontre sur un thème préalablement discuté et réfléchi, et après tu es libre d?adhérer ou non.

E : Je veux pas être rabat-joie, mais je voudrais d?abord savoir de quoi je suis capable ici. J?aimerais qu?il y ait la place pour parler d?autre chose que des savoirs. Si je n?arrive pas à faire jaillir une autre manière d?envisager l?éducation, alors?

 

? un recentrage du propos.

 

E : Je voudrais que de ce lieu émerge une structure avec des informations dans le hall, avec un site Internet, avec des brochures, qui disent comment on se situe dans cette assemblée, qui transmettent la mémoire de ce qui est se dit et fait. J?aimerais être au courant et savoir comment m?informer. Il faut qu?on est le réflexe d?entretenir l?information de tout ce qui passe, et pendant les assemblées, et lors des ateliers, et des réunions, pour que les nouveaux puissent se faire une idée de la structure.

F : Est-ce qu?on peut se voir demain ?

G : Il est possible de faire des petites interventions publiques : Oyé oyé Assemblée populaire à 18h30 !

G : Il n?y a pas de contradictions. Ces petits sketches sont un moyen de se faire connaître. On peut aussi proposer de projeter Danger travail et de faire une assemblée devant une usine, et c?est ça l?intérêt ! Plus il y a de monde, mieux c?est.

H : Peut-être pourrait-on reformuler ce qu?on entend vraiment par Assemblée populaire. On a tous une réflexion là-dessus, on pourrait dégager quelques idées. Comment peut-on reformuler ?

B : On pourrait rédiger une sorte d?appel sur le pourquoi et le comment.



Et la communication ?

 

« On a un problème de communication? » Y a t-il une volonté d?anticiper cela ? Veut-on rester sur un aspect contrôlé ou veut-on faire circuler l?information? Il serait judicieux de diffuser, de faire circuler l?information un peu partout, de manière à ce qu?elle soit relayée. Il existe un blog et une liste de diffusion de l?assemblée populaire. Au sein du blog, il est possible de préciser les informations. L?idée a également germé de créer un atelier radio à la Clé des ondes, il est à construire. Dans la même optique, les compte-rendus systématiques sont très utiles?

 

Paroles du jour :

 

- « L?idée de l?Assemblée populaire, c?est déjà de créer du lien et en sortir quelque chose ».

- « Ce que je trouve bien c?est que pour la première fois le débat se tourne vers l?action ».

 

Pour que les Assemblées durent?

 

Afin que les Assemblées populaires demeurent, il faudrait trouver un jour par semaine, un horaire, un thème et un lieu, la communication deviendrait plus fine. Il serait possible de faire une fois sur deux à la fac, et l?autre fois dans un lieu différent. Faire une plaquette sur l?Assemblée populaire et ses objectifs, faire des tracts sous forme de compte-rendus de toutes sortes, et les compiler sur site et sur papier.

 

Un réseau?

 

? qui commence par une centralisation des informations sur un site et sur un lieu fixe, et avec la création d?une structure implantée en perspective ( par exemple l?université Bordeaux 2), dans laquelle se dérouleront de manière régulière les assemblées populaires. C?est une sorte de laboratoire à idées qui permettra dans un deuxième temps de déplacer les assemblées hors les murs dans des espaces proches ( associatifs pour la plupart), et d?aborder des thèmes qui y sont relatifs.

 

? qui finit par la multiplication des moyens d?expression pouvant mener à la rencontre, au dialogue et à la réflexion. Concrètement, cela correspond à la création d?ateliers ( théâtre, jeu, radio, musique, toujours suivi de cercles de parole). L?existence de la cuisine populaire, ou la dînette ambulante, permet de continuer les débats et de commencer à mettre tous la main à la pâte, dans la joie et la bonne humeur.

 

? qui entend décloisonner les espaces auxquels nous appartenons tous d?une manière ou d?une autre. Il est ouvert à ceux qui désirent se l?approprier et participer à une réflexion quotidienne, constante et globale sur la société dans laquelle nous vivons. A ce sujet, les modérateurs ou organisateurs de chaque assemblée préparent les thèmes de débat, choisissent le lieu, joignent leur message à l?atelier chargé de faire les compte-rendus à tracter pour la date prévue, et c?est tout?

 
A bientôt,
 

 

Prochaines assemblées populaires :

 
 

Mardi 18 avril, 18h30, Université Bordeaux 2.
 

Thème : l?éducation.

 

Jeudi 20 avril, 18H30, Université Bordeaux 2.

 

Thème à définir Mardi.

 

 

 

Pour toute information :

 

Un Blog avec liste de diffusion : http://assembleepopulaire.over-blog.com

 

Un e-mail : www.assembleepopulaire@no-log.org

 

 

 

 

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Jeudi 27 avril 2006 4 27 /04 /2006 01:58
Compte-rendu de l’Assemblée Populaire
Du mardi 25 Avril 2006

 

Après une première excursion hors des locaux de Bordeaux II à la place de la victoire, cette huitième Assemblée Populaire s’est déroulée ce mardi 25 avril à l’Athénée Libertaire, 7 rue du Muguet. Elle a réunit quelques 25 personnes autours d’une grande table pour un débat sur l’éducation.
     
Une introduction a été proposée par Céline, plaçant la question de l’éducation comme l’enjeu majeur des dix prochaines années. Quelques chiffres évocateurs…
   
Plus de 20% des français rencontrent des difficultés à lire et/ou à écrire
  • Plus d’enseignants de nos jours que d’élèves en 1950
  • 3% de bacheliers en 1950, 35% en 1985, entre 70 et 80 % en 2005
  • De plus en plus d’étudiants et bacheliers, de plus en plus d’inégalités dans le système scolaire
        
Quelles en sont les causes, pourquoi voit-on opérer dans l’enseignement la reproduction des systèmes sociaux de séparation ?
   
Quelques éléments de réponse : des moyens technologiques de plus en plus présents entraînant des moyens financiers pour leur acquisition de plus en plus importants, des enseignants débordés par les différents rôles qu’ils ont à tenir (rôle du gendarme, santé publique, questions sociales…)
 
 
  
Critiques de l’enseignement et alternatives…
 
Pascale a relevé la richesse de l’expérience de Bordeaux II à travers l’occupation et le ré-investissements des locaux par les étudiants et autres actants de la mobilisation : cette lutte et ces moyens ne sont-ils pas une réponse directe, une façon concrète d’explorer les sciences sociales enseignées précisément dans cette université ?
 
Dans quelle mesure ces sciences humaines et sociales enseignées de manière académique servent-elle la société ou pas ? pourquoi ce fossé entre théorie, apprentissage et concret ? pourquoi tous ces savoirs ne sont-ils pas exploités ?
 
Nous avons relevé la volonté urgente de changements dans le fond et la forme des enseignements, le besoin de re-structurer ce modèle d’éducation préalablement pensé par Jules Ferry, ayant pour but de former avant tout une main d’œuvre répondant aux besoins productivistes de la société. Remise en cause de la passivité inculquée à l’école, du fossé grandissant entre la théorie, le savoir et la réalité, les cours magistraux, l’image sacralisée du maître et les rapports de domination…L’absence de l’apprentissage de la parole, de l’écoute et de la réflexion personnelle, crèches à l’abandon, désolidarisation entre parents et école…
   
Des modèles d’éducation populaire ou alternative existent cependant. Nombres de ces alternatives ont vu le jour dans les années 70, destinées dans un premier temps aux enfants des orphelinats. Citons ici les méthodes les plus généralement connues de la « pédagogie Freinet », ou « Montessory ». En quoi consistent-elles ?
 
La pédagogie Freinet, comme de nombreuses méthodes alternatives, placent l’enfant au centre d’une éducation dite « active ». En table-ateliers de 5 à 6 élèves, chacun est responsabilisé par rapport à son propre travail, l’élève travaille pour lui, gère son plan de travail sur une semaine comme il l’entend suivant ses lacunes ou ses avancées. Mise en valeur de l’autonomie, de la différence entre tous les élèves quant à la façon d’apprendre, l’entraide, le développement personnel, l’apprentissage par l’expérience, le concret des jeux ludique, la recherche personnelle et la mise en commun des savoirs…
  
Une des priorités de ces enseignements est avant tout d’apprendre à vivre ensemble.
    
L’existence de ces alternatives soulèvent cependant un certain nombre d’interrogations : pourquoi ne sont-elles pas plus répandues ? Ont-elles leurs limites ?…
       
L’expérience de Nicolas à la Calendrette de Talence nous apprend que seulement 1/3 des enfants sont issus d’un milieu populaire : problème de ces alternatives, ne trouvant pas l’appui de l’état, étant contraintes de relever du privé. Autre soucis : ce sont rarement des initiatives volontaires des enfants d’entrer dans ces types de structures, l’intégration à celles-ci se fait le plus souvent dans l’opposition au système habituel, comme un dernier recourt des parents face aux difficultés de leurs enfants dans le cadre scolaire institutionnel. Enfin, se pose l’adaptation au monde extérieur parfois difficile des enfants sortant des structures alternatives, en décalage avec la passivité des autres élèves plus silencieux, ou plus généralement au mode de fonctionnement de notre société - ne plaçant pas le développement personnel et actif de l’individu comme mot d’ordre établi…
 
Education et société…
                
L’intervention d’Alain soulève la place et l’enjeu de l’éducation dans un système plus général de société : l’éducation est directement liée à l’économie, aux enjeux de production auxquels l’enseignement devrait répondre dans cette économie capitaliste mondiale. Observons ici la privatisation grandissante des universités, hôpitaux…de plus en plus en lien direct aux entreprises. Citons la faculté Pasqua, présentée comme modèle parce qu’en phase avec les besoins des patrons, dans la même lignée que le modèle anglo-saxon déjà bien en place. Cette volonté gouvernementale et patronale de lier l’éducation aux entreprises, éclaire certainement le manque de moyens accordés aux structures alternatives ainsi que l’essoufflement progressif qu’elles subissent : papiers, normes, lois restrictives quant à la sécurité, l’hygiène, la pression de la DDJS… Comment apporter alors des solutions concrètes au problème de l’éducation ? Faut-il attendre une réformation radicale du fonctionnement économique ? Faut-il réformer (révolutionner) l’école en priorité ?
                    
Ces rapports entre éducation et politique économique peuvent également expliquer en partie l’autre problème soulevé par l’assemblée, à savoir celui de la formation des enseignants. Les recrutements se font, ce que l’on peut regretter, bien souvent sur des critères de « recrachage de données » et non plus par rapport à la « vocation », le désir du futur enseignant à travailler avec l’enfant. L’espoir est pourtant permis, la création de structures alternatives, même fragiles, ne cesse d’augmenter. Même si les programmes restent imposés dans l’éducation nationale, notons tout de même la liberté qu’ont les enseignants dans leur méthode pédagogique. Ces programmes englobant de plus en plus de domaines, les enseignants se voient progressivement forcés de co-opérer et mettre en commun de nouvelles et diverses compétences…
                              
Une des phrases finales de Pascale : l’éducation, on y réfléchi ou on la fait ? L’assemblée Populaire peut être en cela une autre alternative : n’apprenons-nous pas les uns des autres, chômeurs, étudiants, artistes, RMistes, n’apprenons-nous pas à parler, être ensembles, écouter, nous retrouver enfin sur un terrain d’égalité ? Le vaste sujet de l’éducation ne nous ayant pas encore rassasié, nous proposons une prochaine Assemblée sur le thème à l’école Jacques Prévert…Welcome à tous ! Date à venir bientôt.
             
               Informations, liens cités pendant l’assemblée…
               

Ecoles alternatives citées pendant l’assemblée :

· Ecole émancipée

· Université de Vincennes (ouverte aux non diplômés)

· Ecole de Lastrennes Montessoury

· Ecole Martineau (Gradignan)
· Ecole Jacques Prévert ( Bordeaux)
· Summerhill (Fondée par Neill, Angletterre)
 · Pour plus d’info, proposition de site : écolesdifférentes.free.fr
     
    
A vos ordis :
http://echo.levillage.org (avec un village 3d, ça peut toujours donner des idées…)
http://assembleepopulaire.over-blog.org (blog de l’assemblée populaire, pour s’informer, s’inscrire à la liste de diffusion, par curiosité…)
                         
A vos bouquins :
« Tous anormaux »
« Emancipation » (journal)
           
    
             
PROCHAINE ASSEMBLEE POPULAIRE
MARDI 3 MAI 18 H 30
RIVE DROITE DANS L’ESPACE VERT SUR LES RIVES COTE MEGARAMA
THEME : LES MEDIAS ALTERNATIFS
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Jeudi 25 mai 2006 4 25 /05 /2006 21:52
ASSEMBLEE POPULAIRE DU 18 MAI 2006
 
Nombre de personnes présentes : 12
Hommes :10
Femmes : 2
Enfants : 1
 
 
ORDRE DU JOUR :
 

1) Le 25 MAI assemblee populaire à Jacques Prévert (école autogérée) ou à Bègles(festival)

2) Utilisons nous la radio (Cf Jesus, Clé des Ondes) pour l’A.P. à Jacques Prévert ?

3) Le Blog de l’A.P.
4) Thème pour le 30 Mai

5) Tentative de définition commune de l’A.P. (quinzième édition !) afin de rédiger une brochure permettant de présenter l’A.P.

 
 

1) Initialement, il avait été prévu d’intervenir, en tant qu’A.P., au festival de Bègles, pendant les débats organisés là-bas sur la citoyenneté. Mais l’école de Jacques Prévert ne pouvait nous accueillir que ce même jour. Il nous a semblé important de privilégier ce débat sur l’éducation car il ne pouvait pas se repousser étant donné que Jacques Prévert a un calendrier chargé.

Donc, a été décidé à la majorité de faire une A.P. :

le 25 MAI, à 18H00, au 171, rue du Jardin Public

 
Dilemme qui ont émergé de cette discussion :

            -Est-ce qu’on parle de l’A.P., à l’extérieur, en tant qu’individus ou en tant que membre mandaté par l’A.P. ?

            -Est-ce qu’il peut y avoir plusieurs A.P. en même temps ou est ce qu’il vaut mieux « rester grouper » ?

 

2) Il a été décidé que nous enregistrerons l’A.P. à Jacques Prévert avec le matériel audio de Jesus. Tous supports audio et video ne sont pas à rejeter à condition que les gens présents à l’A.P. l’acceptent. Idem pour l’utilisation ultérieure des enregistrements.

 

3) Réunion mercredi 24 chez Ivan pour le Blog. Rendez-vous à Broca3 à 16h30

 

4) Le Mardi 30 : A.P. sur le théme « des lieux de vie alternatifs »,

à Léognan chez Patrice,

au 240, chemin de Saulx.

Rendez vous à 16H30 à Broca3 pour organiser le convoiturage.

Amenez à boire et manger. On se fait un barbac

 

5) Enfin, après des heures et des heuuures de discussions, nous nous sommes mis d’accord pour un fonctionnement et des principes de base de l’A.P. Un tract et une brochure sera réalisé prochainement.

 
 
 
Compte rendu fait par Patrice, Ivan et Céline.
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Jeudi 1 juin 2006 4 01 /06 /2006 12:53
Assemblée populaire :

25 Mai 2006

à l’école Jacques Prévert

 



Suite à l’assemblée populaire du 25 Avril 2006 sur l’éducation, une rencontre a été organisée avec l’école autogéré Jacques Prévert. En effet, cette école nous est apparue comme une bonne alternative à l’éducation nationale et nous avons voulus en savoir d’avantage sur le fonctionnement et la structure de celle-ci.


Jacques Prévert est composé d’un lycée et d’un collège comptant une cinquantaine d’élèves et 13 personnes enseignantes. Son mode de fonctionnement est basé sur l’autogestion, l’égalité de tous ces membres et la non spécialisation. Crée il y a 22 ans, elle a fonctionnée 6 ans sans réel statut vis-à-vis de l’état avant d’être reconnu par les institutions.


Les personnes à l’origine de ce projet étaient parties d’un constat simple sur les problèmes de l’éducation dans notre société (voir les conclusions de l’assemblée populaire du 25 Avril 2006 pour plus de détails).


La méthode d’enseignement est basée en grande partie sur la pédagogie Freinet, dont le principe est de mettre l’accent sur le développement de l’élève qui devient acteur grâce un projet scolaire monté avec les éducateurs. Cette technique a pour but de développer le sens de l’autonomie et d’adaptabilité de l’enfant. Cette technique est centrée sur l’élève.


Les règles de vie sont mises en places lors de réunions mensuelles ou tous les acteurs de l’école sont présents. Les parents sont vivement sollicités en vue d’aider les élève à mener à bien leurs projets : le tripartisme élève, parents, enseignants doit servir le développement de l’enfant. La créativité de l’élève et encouragé par des ateliers ou des sorties extrascolaires réalisé avec la collaboration d’intervenants extérieurs.


Jacques Prévert veut une relation enseignant - élève différente de celle pratiquée dans l’éducation nationale (le père, l’autorité), toutes les matières sont traitées sur le même pied d’égalité et l’orientation se fait toujours en fonction de la demande de l’élève.


Etant une école privée, elle ne reçoit pas de financement de l’état mais les familles qui ne peuvent payer les cotisations annuelles se font aider par l’école qui monte des dossiers de subventions pour le conseil générale. Ce principe permet une relative indépendance vis à vis de l’institution.


Le principal problème soulevé par le personnel de l’école se situe au niveau du temps à consacrer à la partie administrative de l’établissement qui doit être géré par l’ensemble du personnel. Le fonctionnement de l’école nécessite aussi une grande cohérence de l’équipe pédagogique.

 

Nous tenons à remercier le personnel de l’école pour son accueil et sa disponibilité et espérons que cette assemblée qui fut plus une découverte de l’école Jacques Prévert en amènera d’autres dans lesquels nous pourrons discuter des nombreuses autres alternatives sur l’éducation.


Pour plus d’information sur l’école :

ECOLE JACQUES PREVERT
173 Rue du Jardin Public
33300 Bordeaux
05 56 79 08 07
 
Prochaine assemblée populaire prévue le 30 mai 2006 à Léognan sur le thème « des lieux de vie alternatifs ». Rendez-vous est fixé au local Broca III à 16h30.

 
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Lundi 5 juin 2006 1 05 /06 /2006 00:15
ASSEMBLEE POPULAIRE DU 30 MAI
THEME : « DES LIEUX DE VIE ALTERNATIFS »
 
 
Composition de l’Assemblée :
16 personnes
Dont 4 femmes, 11 hommes et 1 enfant
 
 
Pour la première fois, l’A.P. s’est déroulée à la campagne. Après un co-voiturage, plutôt mal organisé (deux personnes en moyenne par voiture), nous nous sommes réunis chez Patrice, à Léognan. Des courses avaient été faîtes afin de préparer un barbecue et nous avons ramené des instruments dans le but de mettre un peu plus de musicalité à nos rencontres. Comme pour l’A.P. à Jacques Prévert, nous avons installé le matériel d’enregistrement sonore de Jésus avec l’intention d’en faire par la suite un montage pour une émission de radio sur la Clé Des Ondes.
 
 
Dans un premier temps, nous avons utilisé l’A.P. comme média direct. Nous avons donc pris un petit temps pour s’échanger nos informations :
 Jeudi 1er Juin : Ecouter le 1er enregistrement à J.Prévert 
                       Faire bilan
                       Réfléchir sur la diffusion 
                       Créer une équipe pour le montage assemblage.
                       Se sont proposés Romain, Ivan, Jésus, Philippe, Céline, Kris et Birdy. Rendez vous chez Jésus à 17h

Vendredi 2 Juin : Repas de quartier de St Michel

Samedi 3 Juin : Fête de soutien à la Clé Des Ondes. Au Sonart, à 20h30

Samedi 3 Juin : Faîtes de la Déviance. A l’Athénée Libertaire, à partir de 15h00

Lundi 5 Juin, à 18h00 : Réunion sur le cloisonnement des différents groupes (Broca3, A.P…)

Jeudi 8 Juin, à 18h30 :
Apéro-Prise de parole sur le problème du logement. Des familles vont se faire expulser. Arrêt Thiers-Benauge. Rue Calixte Camelle

Vendredi 9 Juin : La rue est Broca est bloquée. Peut-être Assemblées Populaires et cuisine autogérée dans la rue

Week-end du 9,10 et 11 Juin : Rencontre Nationale des Indymedias à Toulouse. Une voiture partira de Bordeaux le Vendredi A.M. Contact : Ivan = 0608654494

Le 10 et 11 Juin : Concert pour Immigrés, au BT59

Du 13 au 23 Juillet : Rencontres en Dordogne d’individus portant des projets. Ceci afin de monter ensemble un village autogéré (autoconstruction : yurt, toilettes sèches, tippies,…), monter ensemble des activités artistiques ( clown, théatre, musique, peinture, sculpture,…), faire connaissance afin d’élargir le réseau et partager nos projets… Une Caravane Autogérée partira de ce lieu afin de créer des espaces autonomes sur les différents festivals qui auront lieu durant l’été. Elle aura pour but également de partir à la rencontre des Ecovillages et des communautés en France et/ou en Espagne (l’itinéraire n’est pas déterminé car il se décidera ensemble). Lieu : Bugue, à côté de Lalinde / Contact : Hanna :0627338945

 

Le débat sur le thème « des lieux de vie alternatifs » a donc ensuite commencé :
 
 
a) Nous nous sommes d’abord attardé sur le terme « lieux de vie alternatif ». Chacun s’est exprimé librement. Je retranscris ici, un peu en vrac, en fonction de mes notes, les idées qui sont ressorties durant le tour de parole :
 
« Lieux qui sortent des schémas classiques »
« D’autres modes de fonctionnement existent non basés sur des modes commerciaux ou     hiérarchiques »
« Une autre façon de faire dans le but de gagner de la liberté »
« Sortir du schéma individualiste »
« Ne pas être soumis à des lois économiques du système capitaliste »
« S’organiser différemment d’un point de vue politique et économique »
« Vivre à plusieurs »
« A plusieurs, forcément ! »
« Relations affectives meilleures »
« Vivre autrement ! »
« Seul ou pas seul ? Car il y a des personnes qui ont décidé de vivre seul en dehors du système dans des lieux de vie alternatifs »
 
« Les lieux de vie alternatifs peuvent être un moyen de rechange aux conditions de vie dégradantes des villes. En ville, on est nombreux. Autant vivre bien ! »
 
« L’alternative va vers l’autonomie »
 
« D’un côté, beaucoup de gens ne VEULENT plus vivre dans ce système. D’un autre côté, beaucoup de gens ne PEUVENT plus »
 
« Ce qui est horrible, c’est la solitude qui est présente dans les grandes villes. La solitude est la base du système et elle engendre la violence. »
 
« Concept d’habitacle pour les lieux de vie. Les gens qui vivent dans des lieux de vie se côtoient au quotidien. L’habitacle va donc influencer les relations des individus qui l’habitent. Ce qui déterminera en partie les désirs, les envies et donc par conséquence les projets »
 
« Vivre à plusieurs, c’est quand chacun amène sa pierre à l’édifice en tendant vers l’autonomie. Il faut se responsabiliser soi-même. Esprit à avoir : autogestion, responsabilité commune, collaboration »
 
 
 
b) Ensuite Patrice nous a présenté son lieu de vie en commençant par un petit historique :
 
Au départ, il y a 6 ans. Une personne était locataire du terrain. Elle invita, par la suite des amis. Le nombre de personnes passa donc de 1 à 10 et le loyer fut divisé par le nombre de gens habitant le lieu.
 
Un conflit éclata entre les locataires et la propriétaire. Cette dernière, ne supportant pas le « squat » sur son terrain, décida donc de le vendre. C’est à ce moment là que les locataires décidèrent d’acheter. Après trois années de procès, ils devinrent propriétaires.
 
Ils montèrent alors une SCI (Société Civile Immobilière). Celle-ci permet juridiquement de diviser la propriété en plusieurs parts. Chaque personne, en fonction de ses moyens, est donc devenu propriétaire d’un certain nombre de parts. Par exemple, Patrice détient 5 parts équivalents à 400Euros, pour une durée de 99 ans renouvelable. Personne ne peut vendre ses parts à des individus extérieurs au groupe. Si quelqu’un décide de quitter le lieu, il ne peut vendre ses parts qu’au sein de la communauté. Après la communauté décide collectivement des mesures à prendre.
 
Concernant la SCI, des règles ont été mises en place. Notamment, afin d’être égalitaire pour les prises de décisions, il a été fixé qu’ 1 personne = 1part = 1 voix. Toutes les charges collectives sont divisées égalitairement. Par contre, chacun fait ses travaux individuellement sur sa parcelle de terre. L’entraide se fait naturellement mais elle n’est pas obligatoire. Ceci, dans le but de « choisir » et non de « subir » les personnes de la communauté.
 
A Léognan, dans ce lieu de vie communautaire, une certaine philosophie de groupe se dégage. En effet, pour eux, il est primordial que chaque personne assure en priorité son autonomie et son indépendance individuelle. Le but est de ne pas être « manger » par le collectif. L’entraide existe de manière naturelle mais elle n’est pas formalisée. A noter que, pour l’instant, il n’y a pas d’espaces communs sur le site même si des projets communs existent.
 
Pour illustrer son propos, Patrice donna l’exemple d’une communauté autonome installée en Ariège : La Baluette. Cette dernière fonctionne différemment. Elle possède des espaces collectifs (maisons communes et terrains communs). La gestion est également collective. L’une des principales diffucultés rencontrées là-bas se résume par le fait qu’ils ont finalement très peu de temps pour eux-mêmes. D’après Patrice, l’individu se fait « bouffer » par le collectif.
 
Ainsi, à Léognan, en réponse aux diffucultés rencontrées à la Baluette et après avoir défini ensemble des bases communes, le groupe a préféré que :
                        - chaque individu monte ses projets personnels
                        - chacun doit créer et entretenir son lieu
                        - l’Ego est essentiel (pour le bien-être de l’individu et pour celui du groupe)
 
Après, et seulement après, quand chacun, petit à petit, aura gagné à tous les niveaux son autonomie et son indépendance, les individus composant la communauté se relieront pour tendre vers une autonomie collective.
 
Ainsi, à Léognan, un équilibre se met en place entre l’individu et le collectif. Il n’y a pas de problème par rapport aux règles et il n’y a pas de conflits. L’entraide se fait naturellement. Elle est choisie et non subie.
 
 
c) Ensuite, Yohan qui vit également sur le lieu est intervenu pour nous parler de L’AUTO-CONSTRUCTION et plus spécifiquement des YURTS. Une des revues les plus connues sur les réseaux d’autoconstruction et sur les ECOVILLAGES se nomme « PASSERELLE-ECO ». D’autres réseaux se nomment WWOOF, GEN, le réseau français des EcoVillages,…
 
LIENS INTERNET :
http://www.habiter-autrement.org (réseau d’auto-construction)
http://gen.ecovillage.org (réseau global des Ecovillages)
http://www.rama.1901.org/ev (réseau français des EcoVillages)
http://passerelles.eco.free.fr  (réseau PasserelleEco)
http://www.wwoof.org   (réseau wwoof)
 
 
La réunion s’est terminée sur ce dernier point. Nos estomacs criaient famines alors le barbecue s’est mis en place et nous avons allumés le bras zéro pour nous réchauffer vue que la nuit tombait.
 
Il a été noté également qu’il serait intéressant d’organiser d’autres Assemblées Populaires sur ce même thème, toujours en se déplaçant dans des lieux qui se prêteraient au thème du débat (comme chez Patrice). Ces rencontres autour des « lieux de vie alternatifs » pourraient constituer un « atelier » spécifique à l’Assemblée Populaire. Elle permettrait ainsi à des individus intéressés par les « lieux de vie libres et autonomes », de se rencontrer afin de communiquer, d’échanger leurs projets et constituer un réseau sur la région de Bordeaux…A SUIVRE…
 
Compte rendu rédigé le moins subjectivement possible par Ivan.
Par ivan - Publié dans : COMPTE-RENDUS des A.P. et des COMMISSIONS
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