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TEXTES DE FOND pour l'insurrection des neurones!!!

Lundi 17 avril 2006
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Par NOUS!!!
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Vendredi 21 avril 2006

PUBLICATION OUVERTE et COPYLEFT


Une définition de la « publication ouverte » :

 

La « publication ouverte » signifie que le processus pour créer des nouvelles est transparent pour les lecteurs. Ils peuvent écrire un article et voir que celui-ci apparaît immédiatement dans la liste des articles publiquement disponibles. Ces articles sont filtrés le moins possible pour aider les lecteurs à trouver les articles qu'ils veulent. Les lecteurs peuvent voir les décisions de rédaction telles qu'elles sont faites par d'autres. Ils peuvent voir comment s'impliquer eux-mêmes et aider à prendre des décisions de rédaction. S'ils pensent à une meilleure solution logicielle pour aider à former des décisions de rédaction, ils peuvent copier le logiciel parce qu'il est libre et le modifier pour démarrer leur propre site. S'ils veulent redistribuer les nouvelles, ils le peuvent, de préférence sur un site de « publication ouverte ».

 

La  publication ouverte  suppose que le lecteur est intelligent et créateur et qu’il pourrait vouloir être un auteur, un journaliste, un éditeur, un artiste, un distributeur, et même un programmeur de logiciel. La  publication ouverte  suppose que le lecteur peut distinguer une histoire merdique d'un bon article. Qu’il puisse trouver ce qu'il cherche et aider d'autres lecteurs cherchant sur la même piste.

 

 

Le délire total :

 

La « publication ouverte », c'est la même chose que le « logiciel libre ».

 

Ce sont deux réponses (r)évolutionnaires à la privatisation de l'information par des monopoles multinationaux. Pour le logiciel c'est Microsoft. Pour l'info,c'est CNN. Pour le logiciel et l'info c'est Time Warner - AOL.

 

Le « logiciel libre » est un cadeau à l'humanité. Si vous avez un morceau de  logiciel libre, vous pouvez le donner à quelqu'un d'autre gratuitement. Vous pouvez faire payer pour ce logiciel libre, mais une fois que quelqu'un d'autre a une copie, il peut donner autant de copies qu'il veut. Donc le logiciel libre vient le plus souvent gratuitement. On peut l'appeler la bière gratuite. Mais le logiciel libre ce n'est pas seulement ça. Le logiciel libre est aussi libre que la liberté de parole, pas juste la bière gratuite.

 

Il s'agit de la liberté du logiciel. Un mouvement de libération du logiciel. Le code source, le code génétique, la mécanique interne est ouverte à d'autres pour consultation (d'où vient que le logiciel libre est aussi appelé « source ouverte »). Donc d'autres peuvent le prendre et le changer et transmettre leurs changements à d'autres gens. Le produit est librement disponible et le processus de production est libre et transparent.

 

Si quelqu'un ne l'aime pas, il peut le prendre et le modifier. Une chose qu'il ne peut pas changer est sa liberté. Les seules conditions attachées sont là pour empêcher les gens de le retenir prisonnier. On appelle GNU COPYLEFT ces conditions de liberté, c'est une belle subversion de la loi sur le copyright qui garantit la liberté pour un morceau de code et toutes ses mutations.

 

 

Les moyens sont la fin. Le voyage est la destination :

 

Microsoft ne trouve pas cette plaisanterie très drôle. Microsoft est une des plus grandes sociétés dans le monde. Microsoft dépense des milliards de dollars pour payer des programmeurs pour garder leur logiciel bien fermé et ses composants secrets.

 

Le logiciel libre est essentiellement écrit par des volontaires. C'est le logiciel libre qui fait tourner Internet, et pas Microsoft. Le nombre et la diversité des gens utilisant le logiciel libre va s'accélérant.

 

Microsoft répond d'habitude à de telles menaces en les rachetant et les assimilant. Mais le logiciel libre ne peut pas être privatisé. Le logiciel libre n'est pas avare avec son code génétique. Le logiciel libre se diffuse lui-même comme un microbe bienveillant après un saut évolutionnaire.

 

Le logiciel est l'information. Comme l'actualité. Comme les opinions. On peut facilement le copier et le partager. Peut-être l'information veut-elle être libre ? Dans le système d'information mondial multinational dominant, les nouvelles ne sont pas libres, les nouvelles ne sont pas ouvertes. C'est très cher. C'est fortement dissimulé.

 

Pour voir les nouvelles vous devez payer de l'argent ou de votre temps passé à regarder des pubs (d'habitude pour des voitures) ou les deux. Pour créer les nouvelles vous devez payer très chers des consultants en relations publiques. Pour écrire les nouvelles vous devez vous soumettre aux valeurs de l'information d'entreprise, écrire vos articles sur une chaîne de production, pour l'impact publicitaire maximum et pour coût minimal. Pour éditer les nouvelles vous devez être un service de fil d'actualité du marché boursier mondial ou une société de médias multinationale. Pour distribuer les nouvelles vous devez avoir une des 6 tours de transmission TV dans une ville de millions d'habitants.

 

Les sociétés de médias supposent que les téléspectateurs sont stupides. Dans leurs yeux le plus grand créateur potentiel total d'audience ce sont les Funniest Home Video [marque US : les Vidéos Domestiques les Plus drôles ]. Les gens créateurs n'achètent pas ces trucs, ils font leurs propres trucs. C'est un problème pour des multinationales de médias. Elles n'ont pas confiance en la capacité créative de leur audience. Cela pourrait être mauvais pour des profits, mauvais pour les salaires des dirigeants.

 

Mais c'est bien comme ça. L'audience n'a pas confiance dans les médias d'entreprise non plus.

 

Cette situation a mené à une confusion effrénée et à l'aliénation de la société. Nous sommes déconnectés de nous-mêmes et de notre écologie. Notre planète fonctionne plus que jamais auparavant comme un écosystème global en raison de la nature globale de l'activité humaine, cependant les gens n'ont pas de moyens de communication les uns avec les autres. Des problèmes systémiques restent invisibles à des milliards de gens et restent sans solution. Seules les questions qui font vendre de la pub ou engraissent la Bourse ont un impact global fiable en tant qu'information.

 

Ce que nous avons est un système très complexe dans lequel les gens ont récemment acquis un pouvoir énorme mais ils n'ont pas encore également le réseau puissant d'infrastructure de communication qui va avec. Nous n'avons aucun réseau neuronal pour traiter l'information. Pas tant un village global qu'un mégaphone global.

 

Puis Internet a été ajouté aux outils de communications globaux. Si vous pouvez lire Internet, vous pouvez aussi y écrire. Si quelqu'un d'autre a raconté une histoire sur Internet, vous pouvez choisir de l'entendre. Il y a un flux d'information entre Internet et les autres systèmes de communication : le téléphone, la TV, la radio et les journaux, constituant ainsi un réseau de transfert de l'information beaucoup plus équilibré. C'est un village global dans lequel vous pouvez vous extraire de l'embouteillage et rencontrer des gens dans la rue électronique et avoir une conversation.

 

Internet rend possible la publication ouverte à l'échelle de la cité et à l'échelle du monde. Les citoyens ont finalement l'accès à la même communication globale bilatérale, à bon marché et puissante, que celle à laquelle des gouvernements coloniaux et des multinationales ont eu accès pendant des siècles.

 

La publication ouverte est à l'opposé du spectre de confiance par rapport aux médias d'entreprise. Nous ne travaillons pas pour convaincre les gens que c'est une bonne façon de faire des choses mais nous fournissons un espace dans lequel les gens pourraient décider par eux-mêmes.

 

 

Le voyage est la destination :

 

La publication ouverte n'est pas nouvelle. C'est une réinvention électronique de l'art antique des conteurs. La publication ouverte est le logiciel libre. C'est la liberté d'information, la liberté pour la créativité.

 

Que deviendra le journalisme d'investigation ? Comment les gens donneront-ils une perspective de l'étranger ? Qu'est-ce qui fournira le sens de la vue d'ensemble, la connexion et l'identité commune ? Quelqu'un sera-t-il payé pour son travail ? Qu'est-ce qui arrivera aux films de cinéma ? Aux musiciens ? Où conduiront ces efforts continus faits par des centaines de gens ?

 

J'espère que le logiciel libre a déjà répondu à ces questions que pose la publication ouverte. Et aussi en partie Indymedia et des milliers d'autres sites Web de publication ouverte. La publication ouverte reprend simplement une tendance existante et l'identifie, l'amplifiant et l'appliquant stratégiquement aux points faibles dans les monopoles globaux de pouvoir et d'information.

 

Les pyramides inspirent la crainte. Elles ont été aussi construites par le travail d'esclaves. Nous avons évolué en tant qu'espèce. Nous pouvons faire beaucoup de choses étonnantes sans ces techniques brutales d'esclavage égyptien. Nous pouvons nous passer de nouvelles pyramides.

 

Nous sommes au milieu d'une extinction massive des espèces. Nous devons imaginer comment vivre en harmonie avec l'écosystème de cette planète avant que l'écosystème n'entre dans une boucle de réaction négative et tue les formes de vie par milliards. Nous n'allons pas arriver à ces fins en sacrifiant nos vies pour les automobiles, en négociant nos droits de l'homme contre des chaussures, en tuant nos gens au service l'industrie pharmaceutique, en cachant notre créativité au service des multinationales.

 

Nous pouvons faire mieux. Oubliez les pyramides. Contournez la domination du monde.

 

Le logiciel libre câble le globe. La publication ouverte pourrait juste nous aider à utiliser ces fils pour sauvegarder la planète.

 

Texte de M.Arnison publié Mars 2001/ récupéré sur le site IMC-Marseille/ retouché par le collectif Onarretetout

 

Par NOUS!!!
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Samedi 22 avril 2006

"CECI N'EST PAS UN MOUVEMENT ÉTUDIANT"

(PRISE DE POSITION SUR LES ACTUELLES LUTTES EN FRANCE - 24 MARS 2006)

 

 

 Esclave stoïcien, l'étudiant se croit d'autant plus libre que toutes les chaînes de l'autorité le lient. Comme sa nouvelle famille, l'Université, il se prend pour l'être social le plus "autonome" alors qu'il relève directement et conjointement des deux systèmes les plus puissants de l'autorité sociale: la famille et l'Etat. Il est leur enfant rangé et reconnaissant. Suivant la même logique de l'enfant soumis, il participe à toutes les valeurs et mystifications du système, et les concentre en lui. Ce qui était illusions imposées aux employés devient idéologie intériorisée et véhiculée par la masse des futurs petits cadres.

"Le grand battage médiatique autour du dit "mouvement étudiant" ne peut nous faire oublier cette chose essentielle qu'il n'existe pas de mouvement étudiant, que celui-ci n'a jamais existé et ne saurait exister. Et cela pour une raison : c'est qu'il n'existe ni classe ni projet social étudiant !"

 

 

Depuis quelques semaines, des centaines de milliers de "jeunes" (qui ne sont pour le Capital qu'autant de marchandises/forces de travail en formation et qui devront jouer des coudes pour se vendre, une fois soumis aux lois de la concurrence sur un marché du travail déjà amplement saturé !) et de moins "jeunes" prolétaires que la bourgeoisie se plaît à nommer des "déclassés" et "précarisés" (chômeurs, smicards, RMIstes, intérimaires, etc.) descendent dans la rue pour crier leur refus de la misère, cette misère qu'ils sont condamnés à vivre toujours plus intensément en cette période de crise, d'austérité, de restructurations, etc. Pour imposer (même très faiblement !) la satisfaction de leurs besoins, ces prolétaires, non encore complètement (ou plus du tout !) intégrés à l'appareil productif, s'affrontent à l'Etat, à ses forces de l'ordre : ses flics, ses syndicats, ses assistants sociaux, ses journalistes, etc.

 

 

L'actuelle lutte "contre le CPE/CNE" (Contrat première embauche/ Contrat nouvelle embauche) en France s'inscrit dans un mouvement plus vaste contre les mêmes mesures d'austérité, de rigueur, de baisses de salaires, d'augmentation de notre exploitation, de l'extorsion de plus-value et autres saloperies que la bourgeoisie est obligée de nous imposer pour maintenir à flot le navire capitaliste qui chavire ! Pour mémoire, rappelez-vous les luttes "contre le CIP" (Contrat d'insertion professionnelle) en mars... 1994 ! Nous ne pouvons nous empêcher de reprendre les mots que de jeunes prolétaires de Nantes ont écrits à l'époque dans un de leurs tracts (intitulé "Un mouvement à tout casser !") : "Ce monde n'a rien à nous offrir, avec ou sans diplômes, que la violence du mépris et de l'exploitation. A la faveur du mouvement antiCIP, nous sommes de plus en plus nombreux à avoir manifesté dans la rue notre refus de cette violence-là. L'épreuve de force engagée dépasse largement la question du CIP. Les manifestants ont retrouvé dans la rue la répression et la solidarité, ils ne doivent oublier ni l'une ni l'autre. Tous les casseurs, de vitrines, de flics et de CIP sont nos camarades. NI JUGES, NI PRISONS N'ARRÊTERONT NOS RÉBELLIONS ! LE CIP EST MORT, ANTI-CIPONS ENCORE ! NI CHOMAGE, NI ESCLAVAGE SALARIÉ !"

 

 

"CE N'EST QU'UN COMBAT, CONTINUONS LE DÉBUT !"

 

 

OUI ! Nous n'en avons rien à foutre du CPE ou de la défense du Code du Travail bourgeois ; nous n'en avons rien à foutre de passer notre vie au chômage ou à bosser comme des esclaves salariés. Les plans d'austérité et de renforcement de notre misère concoctés par la bourgeoisie n'ont rien "d'original" ! Ils sont à chaque fois une énième version des nécessaires mesures qu'elle doit nous imposer pour relancer son taux de profit ! En cela, la réponse des prolétaires à ces attaques directes contre leurs conditions de survie ne présente pas de contenu plus "moderne" qu'à chaque fois que notre classe a pris les armes pour défendre sa peau et affronter les forces de l'ordre du vieux-monde !

 

 

Mondialement comme historiquement, la bourgeoisie, toutes fractions confondues, n'a qu'une seule et unique politique à offrir au prolétariat : le serrage de ceinture ! De la gauche à la droite, le programme est toujours le même ! L'avenir qu'ils nous promettent, c'est l'austérité, la misère, le chômage, l'esclavage salarié et... la GUERRE ! Mondialement comme historiquement, le prolétariat ne peut répondre qu'en reprenant ses armes de classes : la lutte intransigeante pour la défense de ses intérêts égoïstes de classe, la grève, l'émeute, le pillage, la destruction de la marchandise, l'organisation des minorités révolutionnaires, la décantation des perspectives de renversement de cette société de misère, l'affrontement à l'Etat, l'insurrection... la RÉVOLUTION !

 

 

La lutte du prolétariat s'exprime donc à différents niveaux de matérialisation, de rupture avec l'ordre bourgeois. Il est clair que dans une période encore globalement marquée par la contre-révolution, le niveau de notre affrontement à l'Etat ne peut qu'être fortement marqué par les scories du monde de la séparation. Jusque dans ses luttes, même si celles-ci sont une tentative pratique de faire éclater tous les carcans, le prolétariat porte encore cette dynamique de la parcellisation. Ainsi en est-il du dit mouvement "étudiant", de la lutte "des jeunes" ! Cette division du prolétariat en catégories, en secteurs "particuliers" (jeunes/vieux, chômeurs/travailleurs, banlieusards/citadins, immigrés/autochtones, etc.) ne permet pas encore de produire un réel saut de qualité dans nos luttes, de faire émerger de fortes minorités classistes, des avant-gardes capables de se réapproprier nos ruptures historiques, etc. Car derrière toutes ces catégories et ces divisions, il n'y a bel et bien qu'une seule réalité de classe : l'attaque bourgeoise de nos conditions de survie et la réponse prolétarienne qui en est le produit !

 

 

La lutte de cette frange plus jeune du prolétariat (en France comme partout dans le monde, sous le soleil noir du capitalisme) s'inscrit également dans la dominante qui caractérise toujours plus profondément les éruptions de notre classe. Les éléments les plus jeunes (et même très jeunes !), les moins intégrés à l'appareil productif, les moins liés à la défense d'un outil de travail, d'une entreprise particulière, ceux qui n'ont comme seul terrain de lutte que la rue, bref des "jeunes" prolétaires précisément se montrent les plus combatifs, ce sont eux qui relèvent plus rageusement et impatiemment la tête !

 

 

Aux jeunes prolétaires "étudiants" et "lycéens" qui s'engage dans la lutte, qui occupent leurs facs et leurs bahuts, qui manifestent, bloquent les gares et mènent des actions directes contre des boîtes d'intérim (par exemple), nous leur disons que ce n'est pas suffisant. Remettez l'ensemble de cette société de mort en question ! A quoi sert l'école dans laquelle vous galérez sinon à vous préparer au rythme infernal du travail ! Levés tôt, couchés tard, en rangs ou pas en rangs mais parqués entre quatre murs, huit heures par jour, avec à la clé contrôles, sanctions, exclusions... comme au travail, comme au chômage ! De nous, l'école fait des machines bien rodées, aimant la discipline, soumises au petit-chef, tenant la concurrence de tous contre tous comme unique horizon. Ce qu'on apprend ? Le dégoût de tout apprentissage, l'ignorance, le manque d'amour, de solidarité... Ils nous mentent, ils nous étouffent en faisant de nous de gentils petits pions voués à n'exister que pour faire du fric.

 

 

Dans chaque lutte du prolétariat se trouve déjà la perspective du communisme ! Ce danger, ce spectre hante la bourgeoisie de manière historique, et même plus fortement encore de manière cyclique. Elle le comprend très bien car à chaque coup, à chaque révolte de "jeunes" prolétaires, elle nous ressert, par la bouche d'égout putride d'un de ses politiciens ou sociologues faisandés, son plat réchauffé de "Mai 68" ! Et c'est vrai qu'elle s'inquiète, elle s'angoisse, elle pète de trouille, elle craint de plus en plus par ces temps difficiles une "explosion sociale" plus forte que les précédentes ; le véritable cauchemar de la bourgeoisie, c'est la réaffirmation avec force de la lutte des classes dans une période où globalement, surtout depuis la chute du mur à l'Est et la faillite d'un modèle de gestion, la bourgeoisie nous a fait croire à "la fin de l'histoire", à la "fin des antagonismes", à la pérennité du règne de sa Démocratie !

 

 

De manière générale, beaucoup de luttes aujourd'hui dépassent la vision restreinte imposée par toutes les fractions bourgeoises confondues. Jusques et y compris à l'intérieur de chaque mouvement, celles-ci freinent des quatre fers pour trouver une "solution", pour ébaucher une réforme et escamoter toute la subversivité potentielle d'une telle révolte, pour présenter une alternative valable, crédible,... responsable ! Le CPE aujourd'hui (comme le CIP hier) n'est que l'étincelle qui sert de catalyseur à l'émergence d'une lame de fond bien plus puissante qui s'exprime par un refus de tous les sacrifices et un rejet de toutes les organisations "ouvrières" chargées de nous les imposer ! Cette lutte contre une mesure spécifique et particulière représente une lutte contre toutes les mesures d'austérité ! Cette lutte n'est donc en rien un mouvement spécifiquement "étudiant" !

 

 

"EN-DEHORS ET CONTRE LES SYNDICATS !"

 

 

En-dehors des journées de "manifestations nationales" (cf. les promenades dans toute la France des 7, 16 et 18 mars) qui rassemblent à chaque fois des cortèges imposants de plusieurs centaines de milliers de manifestants, des manifs plus minoritaires, des occupations, des blocages de gares, des actions directes contre divers objectifs se multiplient contre le contrôle direct des syndicats. Ceux-ci doivent littéralement courir après le mouvement en organisant de grands cortèges afin d'assumer leur tâche primordiale : casser la lutte en canalisant les mécontentements sur des objectifs raisonnables et surtout négociables, séparer les prolétaires radicaux de la masse !

 

 

La fonction de toujours des syndicats se révèle plus ouvertement dans ces moments de lutte, par leur empressement à éteindre l'incendie social ! Les syndicats, dont le rôle est précisément de prévenir ce genre d'explosion, de servir de tampon et au besoin d'encadrer toute expression autonome de notre classe, tentent de freiner la lutte en feignant d'organiser ce qui les dépasse ! Les syndicalistes n'ont plus vraiment la cote, le mouvement se déroule en-dehors d'eux. Mais derrière ce simple rejet des syndicalistes, s'exprime bien sûr clairement l'une des grandes limites du mouvement : la tolérance vis-à-vis des syndicats et non pas la lutte à mort contre ces pompiers sociaux ! Les "jeunes" prolétaires n'ont pas eu la force de se réapproprier la totalité des leçons tirées précédemment par notre classe ! S'organiser en-dehors des syndicats et de tous les appareils d'Etat (coordinations, conseils, etc.), ne suffit pas ! C'est surtout CONTRE eux qu'il faut mener sa lutte ! C'est de façon ultra-minoritaire que des prolétaires plus organisés désigneront plus clairement les syndicats comme des ennemis irréductibles qu'il faut abattre !

 

 

Voilà pourquoi, les syndicats peuvent néanmoins exercer presque impunément leur sabotage en appelant systématiquement à chaque fin de manif à la dispersion, en dénonçant les prolétaires les plus déterminés à prolonger la lutte et en indiquant aux flics QUI réprimer ! Cette division du travail entre les différents appareils d'Etat permet à la répression de s'abattre sur nous ! Les syndicats dévoilent ainsi encore plus clairement et ouvertement leur véritable fonction : saboter nos luttes ! ORGANISONS-NOUS EN-DEHORS ET CONTRE LES SYNDICATS !

 

 

En tant que militants communistes, nous ne pouvons faire l'économie d'une critique du mouvement actuel. Ses faiblesses ne sont pas spécifiques à la France, mais touchent tout le prolétariat dans cette période encore fortement marquée du sceau de l'individualisme, de la résignation, de la soumission, de l'absence de perspectives révolutionnaires claires, etc. La faiblesse actuelle de l'affrontement entre le prolétariat et la bourgeoisie, entre les deux projets, communisme contre capitalisme, laisse la place à l'aile gauche de la bourgeoisie, à la social-démocratie, pour occuper tout le terrain ! Jusque dans les faibles tentatives du prolétariat de faire réémerger son programme historique (l'abolition définitive des sociétés de classe et l'avènement de la véritable communauté humaine mondiale), nous sommes confrontés à la force d'inertie que fait encore peser aujourd'hui la contre-révolution, à sa capacité d'intégrer nos luttes, et au besoin d'en prendre la tête pour mieux les contrôler et les vider de toute substance subversive ! C'est là la tâche essentielle de tous les partis de la social-démocratie et de ses syndicats !

 

 

L'un des contenus de cette stratégie de la bourgeoisie, c'est la tendance à la personnalisation des cibles de la lutte ! A la lutte des prolétaires contre les mesures d'austérité, la bourgeoisie répondra toujours en envoyant ses gauchistes et ses syndicalistes pour dévier le mouvement d'une lutte potentiellement globale contre la misère, contre le salariat vers son contraire : le renforcement de cette misère ! En sabotant toutes les tentatives d'extension de la lutte à d'autres secteurs du prolétariat, les gauchistes désignent d'autres cibles dont le prolétariat n'a rien à foutre ! Aujourd'hui encore, ils ramènent la lutte de notre classe à la très gauchiste alternative politique : "Villepin démission !", en personnifiant, en diabolisant quelques bourgeois cooptés par l'être anonyme qu'est le Capital ! Après l'"anti-sarkozyisme" (très à la mode durant la récente "crise des banlieues"), c'est maintenant l'"anti-villepinnisme" qui fait fureur, mais cela ne résout rien quant à nos perspectives de lutte ! Derrière le sinistre personnage du "premier flic de France" ou du plus "avenant" et présentable "premier de la classe", c'est tout le programme impersonnel de cette société anonyme "Capital" qui doit s'appliquer avec rigueur, et qu'eux, leurs prédécesseurs et leurs successeurs (de gôche comme de droite ou de l'extrême centre) appliquent, ont appliqué et appliqueront ! L'action des sociaux-démocrates consiste donc à pousser le prolétariat à soutenir un autre projet de gestion du Capital, soit à changer d'équipe gouvernementale, en repolarisant entre la gauche et la droite, et non pas entre les deux projets de classe antagonistes !

 

 

La forme que prend généralement cette reprise en mains et qui se retrouve dans toutes les luttes actuelles, c'est ce que nous appelons globalement le parlementarisme ouvrier ! Même lorsque des luttes éclatent sur base d'une rupture formelle avec les syndicats, même si un certain niveau de violence est assumé par les prolétaires, jamais cette rupture n'est consommée globalement, poussée jusqu'à ses ultimes conséquences : càd s'organiser non pas seulement en-dehors des syndicats, mais aussi CONTRE eux ! Ce qui signifie rompre radicalement non seulement avec des organisations, mais surtout avec une PRATIQUE : le syndicalisme !

 

 

C'est cette pratique du démocratisme, de l'assembléisme, du fétichisme de la massivité dans les structures de luttes qui marque véritablement un frein à l'extension et à la radicalisation des luttes ! Si les prolétaires rejettent les syndicats, cela ne suffit pas puisqu'ils reproduisent au sein de leurs "coordinations" la même pratique syndicale, réformiste, etc. L'émergence des "coordinations", la tenue de larges AG ouvertes à tous, ne signifie rien d'autre que la pratique du syndicalisme sans syndicat ! Les AG, avec leur "magie" des délégués "élus et révocables à tout moment", n'ont jamais constitué aucune garantie formelle quant à la "pureté" de la lutte. Historiquement, notre seule garantie, c'est notre pratique sociale intransigeante en opposition à cette société de malheur. Ce n'est jamais la forme qui prime, mais toujours le contenu ! Notre lutte réelle contre tous les aspects du rapport social s'oppose violemment à la mise en valeur d'un Capital purifié, éradiqué de ses aspects "négatifs", ce qui non seulement constitue une impossibilité, mais est une utopie réactionnaire !

 

 

En outre, le démocratisme ambiant dans ce genre de coordinations et autres AG fait que tout le monde peut s'exprimer "librement", les grévistes comme les anti-grévistes ! A quoi cela rime-t-il de voter de grandes résolutions "très radicales" (comme "en finir avec le capitalisme") si le prolétariat ne casse pas les forces d'inertie qui bloquent l'extension et le développement de la lutte ! On ne discute pas avec les "jaunes", les briseurs de grèves et on les laisse encore moins s'exprimer : on leur casse la gueule et on les fout dehors ! C'est cela la véritable violence prolétarienne ! Toute notre histoire de classe est marquée du sceau d'une telle pratique ! Il faut briser ce fétichisme de la majorité, qui n'est que circonstanciellement en notre faveur, et peut se retourner contre nous suivant le rapport de force. Si demain une majorité se dessine contre les besoins de la lutte, alors il faudra aussi se plier à sa loi !

 

 

NON ! Nous revendiquons justement tout ce qui va à l'encontre de ce fonctionnement, tout ce qui rompt avec ce pacifisme bêlant et syndicaliste qui se développe dans la lutte. Notre mouvement, c'est la rupture avec la grève les bras croisés, la grève social-démocrate. Nous revendiquons les aspects de rupture contre la social-démocratie qui met toujours en avant "l'unité à tout prix", nous poussons au travail de fraction, en appuyant le développement des positions communistes pour dégager des minorités d'avant-garde et éviter le nivellement démocratique par le bas. Nous soulignons, revendiquons et tentons de centraliser tout ce qui rompt avec le modèle social-démocrate des masses qui défilent en rangs d'oignons, qui font non pas grève, mais s'arrêtent de travailler, ce qui correspond (que la majorité des protagonistes le veuillent ou non !) au fonctionnement normal du capital. Notre communauté de lutte n'a rien à voir avec cela, notre communauté de lutte, là où le prolétariat retrouve sa force collective et son identité, c'est dans la rupture avec tout ce cirque. Camarades, revendiquons, encourageons, dirigeons les pillages, sabotages, piquets volants, fraternisations,...

 

 

Toutes ces revendications demandant le "retrait du CPE" ou contre des "emplois au rabais" n'attaquent nullement la valeur, mais au contraire la renforce puisque la bourgeoisie peut aisément faire quelques concessions sur le salaire nominal ou le partage du temps de travail qui renforceront toujours notre exploitation. Dans un contexte de luttes beaucoup plus radicales, l'augmentation de salaire (relatif et non nominal) devra être un mot d'ordre révolutionnaire contenant les germes du programme communiste d'abolition du salariat par une diminution drastique du temps de travail. A ce moment-là, il ne s'agira pas de "demander" une augmentation de salaire, mais d'imposer par la force et la solidarité prolétarienne, la dictature de notre classe sur celle du profit.

 

 

"Ce à quoi on renonce dans le travail ne nous est jamais rendu."

 

 

La lutte est un rapport de force, ORGANISONS-LE :

 

 

• continuons la grève, empêchons la reprise des cours, • mobilisons-nous dans toutes les grèves et appelons à la grève générale, • bloquons la circulation des marchandises aux carrefours, gares, aéroports, etc., • bloquons la production en organisant des piquets devant les usines, les bureaux, les lycées...

 

 

Aucun sacrifice ! L'économie est malade, qu'elle crève ! A bas la paix sociale !

 

 

Syndicats = briseurs de grèves ! Organisons-nous en-dehors et contre eux !

 

 

Rien à foutre du CPE, des "emplois au rabais" et du "Code du Travail" ! A bas le travail ! Généralisons la lutte à tous les secteurs du prolétariat ! A bas l'exploitation ! A bas le capitalisme !

 

 

A la violence de l'Etat, opposons la violence prolétarienne ! Sortons des banlieues, sortons des manifs-promenades, sortons des AG, sortons, sortons...

 

 

On veut tout et tout de suite ! A bas l'esclavage salarié ! Vive la révolution sociale mondiale !

 

 

Détruisons ce qui nous détruit ! Organisons-nous pour nous défendre contre le capital et son Etat !

 

 

Force contre force ! Prolétariat contre bourgeoisie !

                                                        NOSOTROS Email : nosotros_1234@yahoo.fr

 

 

Par NOSOTROS!!!
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Samedi 22 avril 2006
Un monde plus con... C'est possible !!!

           Mieux que le CPE ou le CNE, le CEE (contrat d’existence à l’essai ).

 

 

Le contrat prend effet dés la naissance et se prolonge à vie. Mais attention. Pendant toute la période du contrat, le « contractuel » sera à l’essai.

 

            A tout moment de son existence il pourra être : écolier, encaserné, marié, excommunié, exploité, licencié, expulsé, emprisonné, matraqué, violé, torturé, humilié, pourchassé, jugé, génocidé, gazé, massacré, décrédibilisé, entubé, syndiqué, enrôlé, déprimé, hospitalisé, critiqué, éduqué, flic-é, largué, cadré, sociabilisé, radié, débilisé, enfermé, pourchassé, aliéné, etc ... etc… etc...           

 

             Mais attention ce contrat d’existence à l’essai n’est pas renouvelable, car quand il prend fin….. l’intéressé sera mort et enterré.

 

 

patrice

 

GIGN(groupe d’intervention gaillardement nuisible)

 

Par PatGIGN
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Dimanche 23 avril 2006

DE LA MISERE EN MILIEU ETUDIANT... une bouteille à la mer datée de 68!!!

 

 

Voici le texte qui a mis le feu aux poudres en 68 en déclenchant le scandale de Strasbourg. Il n'a pas vieilli après 38 années, au contraire!!!

Il permet de cerner la "passivité de l'étudiant" dans la société marchande spectaculaire. Un texte prophétique par son analyse très poussée de la société capitaliste et de sa religion matérialiste : la "pensée unique" ou le "spectacle".


 

Pamphlet

 

De la misère en milieu étudiant:
considérée sous ses aspects économique, politique, psychologique, sexuel et notamment intellectuel et de quelques moyens pour y remédier

 


Nous pouvons affirmer, sans grand risque de nous tromper, que l'étudiant en France est, après le policier et le prêtre, l'être le plus universellement méprisé. Si les raisons pour lesquelles on le méprise sont souvent de fausses raisons qui relèvent de l'idéologie dominante, les raisons pour lesquelles il est effectivement méprisable et méprisé du point de vue de la critique révolutionnaire sont refoulées et inavouées. Les tenants de la fausse contestation savent pourtant les reconnaître, et s'y reconnaître. Ils inversent ce vrai mépris en une admiration complaisante. Ainsi l'impuissante intelligentsia de gauche se pâme devant la prétendue "montée des étudiants", et les organisations bureaucratiques effectivement déclinantes (du parti dit communiste à l'U.N.E.F.) se disputent jalousement  son appui "moral et matériel".

 

 

Toutes les analyses et études entreprises sur le milieu étudiant ont, jusqu'ici, négligé l'essentiel. Jamais elles ne dépassent le point de vue des spécialisations universitaires (psychologie, sociologie, économie), et demeurent donc : fondamentalement erronées. Toutes, elles commettent ce que Fourier appelait déjà une étourderie méthodique "puisqu'elle porte régulièrement sur les questions primordiales", en ignorant le point de vue total de la société moderne {AUJOURD’HUI , ON PARLE DE « GLOBALISATION », DE « MONDIALISATION »}. Le fétichisme des faits masque la catégorie essentielle, et les détails font oublier la totalité. On dit tout de cette société, sauf ce qu'elle est effectivement: marchande et spectaculaire. Les sociologues Bourderon et Passedieu, dans leur enquête "Les Héritiers: les étudiants et la culture" restent désarmés devant les quelques vérités partielles qu'ils ont fini par prouver.

 

La mise en spectacle de la réification sous le capitalisme moderne impose à chacun un rôle dans la passivité généralisée. L'étudiant n'échappe pas à cette loi. Il est un rôle provisoire, qui le prépare au rôle définitif qu'il assumera, en élément positif et conservateur, dans le fonctionnement du système marchand. Rien d'autre qu'une initiation.

 

 

Cette initiation retrouve, magiquement, toutes les caractéristiques de l'initiation mythique. Elle reste totalement coupée de la réalité historique, individuelle et sociale . L'étudiant est un être partagé entre un statut présent et un statut futur nettement tranchés, et dont la limite va être mécaniquement franchie. Sa conscience schizophrénique lui permet de s'isoler dans une "société d'initiation", méconnaît son avenir et s'enchante de l'unité mystique que lui offre un présent à l'abri de l'histoire. Le ressort du renversement de la vérité officielle, c'est-à-dire économique, est tellement simple à démasquer : la réalité étudiante est dure à regarder en face. Dans une "société d'abondance", le statut actuel de l'étudiant est l'extrême pauvreté. Originaires à plus de 80 % des couches dont le revenu est supérieur à celui d'un ouvrier, 90% d'entre eux disposent d'un revenu inférieur à celui du plus simple salarié La misère de l'étudiant reste en deçà de la misère de la société du spectacle, de la nouvelle misère du nouveau prolétariat. En un temps où une partie croissante de la jeunesse s'affranchit de plus en plus des préjugés moraux et de l'autorité familiale pour entrer au plus tôt dans les relations d'exploitation ouverte, l'étudiant se maintient à tous les niveaux dans une "minorité prolongée", irresponsable et docile. Si sa crise juvénile tardive s'oppose quelque peu à sa famille, il accepte sans mal d'être traité en enfant dans les diverses institutions qui régissent sa vie quotidienne.

 

 

Mais les raisons qui fondent notre mépris pour l'étudiant sont d'un tout autre ordre. Elles ne concernent pas seulement sa misère réelle mais sa complaisance envers toutes les misères, sa propension malsaine à consommer béatement de l'aliénation, dans l'espoir, devant le manque d'intérêt général, d'intéresser à son manque particulier. Les exigences du capitalisme moderne font que la majeure partie des étudiants seront tout simplement de petits cadres (c'est-à-dire l'équivalent de ce qu'était au XIX siècle la fonction d'ouvrier qualifié). Devant le caractère misérable, facile à pressentir, de cet avenir plus ou moins proche qui le "dédommagera" de la honteuse misère du présent, l'étudiant préfère se tourner vers son présent et le décorer de prestiges illusoires. La compensation même est trop lamentable pour qu'on s'y attache; les lendemains ne chanteront pas et baigneront fatalement dans la médiocrité. C'est pourquoi il se réfugie dans un présent irréellement vécu.

 

 

Esclave stoïcien, l'étudiant se croit d'autant plus libre que toutes les chaînes de l'autorité le lient. Comme sa nouvelle famille, l'Université, il se prend pour l'être social le plus "autonome" alors qu'il relève directement et conjointement des deux systèmes les plus puissants de l'autorité sociale: la famille et l'Etat. Il est leur enfant rangé et reconnaissant. Suivant la même logique de l'enfant soumis, il participe à toutes les valeurs et mystifications du système, et les concentre en lui. Ce qui était illusions imposées aux employés devient idéologie intériorisée et véhiculée par la masse des futurs petits cadres.

 

Récoltant un peu du prestige en miettes de l'Université, l'étudiant est encore content d'être étudiant. Trop tard. L'enseignement mécanique et spécialisé qu'il reçoit est aussi profondément dégradé (par rapport à l'ancien niveau de la culture générale bourgeoise) que son propre niveau intellectuel. La réalité qui domine tout  cela, le système économique, réclame une fabrication massive d'étudiants incultes et incapables de penser.

 

Que l'Université soit devenue une organisation -institutionnelle- de l'ignorance, que la "haute culture" elle-même se dissolve au rythme de la production en série des professeurs, que tous ces professeurs soient des crétins dont la plupart provoqueraient le chahut de n'importe quel public de lycée - L'étudiant l'ignore. Il continue d'écouter respectueusement ses maîtres, avec la volonté consciente de perdre tout esprit critique afin de mieux communier dans l'illusion mystique d'être devenu un "étudiant". C’est à dire quelqu'un qui s'occupe sérieusement à apprendre un savoir sérieux, dans l'espoir qu'on lui confiera les vérités dernières. C'est une ménopause de l'esprit. Tout ce qui se passe aujourd'hui dans les amphithéâtres des écoles et des facultés sera condamné dans la future société révolutionnaire comme bruit, socialement nocif. D'ores et déjà, l'étudiant fait rire.

 

L'étudiant ne se rend même pas compte que l'histoire altère aussi son dérisoire monde "fermé". La fameuse "Crise de l'Université", détail d'une crise plus générale du capitalisme moderne, reste l'objet d'un dialogue de sourds entre différents spécialistes.

 

 

Les résidus de la vieille idéologie de l'Université libérale bourgeoise se banalisent au moment où sa base sociale disparaît. L'Université a pu se prendre pour une puissance autonome à l'époque du capitalisme de libre-echange et de son Etat libéral, qui lui laissait une certaine liberté marginale. Elle dépendait, en fait, étroitement des besoins de ce type de societé : donner à la minorité privilégiée, qui faisait des études, la culture générale adéquate, avant qu'elle rejoigne les rangs de la classe dirigeante dont elle était à peine sortie.

 

Plus sérieux, et donc plus dangereux, sont les modernistes de la gauche caviare et ceux de l'U.N.E.F. qui revendiquent une "réforme de structure de l'Université", une "réinsertion de l'Université dans la vie sociale et économique", c'est-à-dire son adaptation aux besoins du capitalisme moderne. De dispensatrices de la "culture générale" à l'usage des classes dirigeantes, les diverses facultés et écoles, encore parées de prestiges anachroniques, sont transformées en usines d'élevage hâtif de petits cadres et de cadres moyens.  Le système marchand et ses serviteurs modernes, voila l'ennemi !!!

 

Mais il est normal que tout ce débat passe par-dessus la tête de l'étudiant, dans le ciel de ses maîtres. L'ensemble de sa vie lui échappe totalement.

 

De par sa situation économique d'extrême pauvreté, l'étudiant est condamné à un certain mode de survie très peu enviable. Mais toujours content de son être, il érige sa triviale misère en "style de vie" original: le misérabilisme et la bohème. Or, la "bohème", déjà loin d'être une solution originale, n'est jamais authentiquement vécue qu'après une rupture complète et irréversible avec le milieu universitaire. Ses partisans parmi les étudiants ne font donc que s'accrocher à une version factice et dégradée de ce qui n'est, dans le meilleur des cas, qu'une médiocre solution individuelle…

 

Ces "originaux" continuent, trente ans après W. Reich, cet excellent éducateur de la jeunesse, à avoir les comportements érotiques-amoureux les plus traditionnels, reproduisant les rapports généraux de la société de classes dans leurs rapports inter-sexuels. L'aptitude de l'étudiant à faire un militant de tout acabit en dit long sur son impuissance.

 

 

Sans y être contraint, il sépare de lui-même travail et loisirs, tout en proclamant un hypocrite mépris pour les "bosseurs" et les "bêtes à concours". Il entérine toutes les séparations et va ensuite gémir dans divers "cercles" religieux, sportifs, politiques ou syndicaux, sur la non communication. Il est si bête et si malheureux qu'il va même jusqu'à se confier spontanément et en masse au contrôle parapolicier des psychiatres et psychologues. Tout ceci mis en place à son usage par l'avant-garde de l'oppression moderne, dans une démarche de psychiatrisation de la misère. Tout être qui refuse son rôle de petits soldats du système marchand se voit enfermé dans la catégorie : « mentalement inadapté ».

 

 

Mais la misère réelle de la vie quotidienne étudiante trouve sa compensation immédiate, fantastique, dans son principal opium: la marchandise culturelle. Dans le spectacle culturel, l'étudiant retrouve naturellement sa place de disciple respectueux. Proche du lieu de production sans jamais y accéder. Le Sanctuaire lui reste interdit. L’étudiant découvre la "culture moderne" en spectateur admiratif. A une époque où l'art est mort, il reste le principal fidèle des théâtres et des ciné-clubs, et le plus avide consommateur de son cadavre congelé et diffusé sous cellophane dans les supermarchés pour les ménagères de l'abondance. II y participe sans réserve, sans arrière-pensée et sans distance. C'est son élément naturel. Si les "maisons de la culture" n'existaient pas, I'étudiant les aurait inventées.

 

Dans son application, il se croit. d'avant-garde parce qu'il a vu le dernier Godard, acheté le dernier livre argumentiste, participé au dernier happening de Lapassade, ce con. Cet ignorant prend pour des nouveautés "révolutionnaires", garanties par label, les plus pâles ersatz d'anciennes recherches effectivement importantes en leur temps, édulcorées à l'intention du marché. La question est de toujours préserver son standing culturel. L'étudiant est fier d'acheter, comme tout le monde, les rééditions en livre de poche d'une série de textes importants et difficiles que la "culture de masse" répand à une cadence accélérée. Seulement, il ne sait pas lire. Il se contente de les consommer du regard.

 

 

Ses lectures préférées restent la presse spécialisée qui orchestre la consommation délirante des gadgets culturels; docilement, il accepte ses oukases publicitaires et en fait la reférence-standard de ses goûts. IL fait encore ses délices de l'Express et de l'Observateur, ou bien il croit que le Monde, dont le style est déjà trop difficile pour lui, est vraiment un journal "objectif" qui reflète l'actualité. C'est avec de tels guides qu'il croit participer au monde moderne et s'initier à la politique.

 

Car l'étudiant, plus que partout ailleurs, est content d'être politisé. Seulement, il ignore qu'il y participe à travers le même spectacle. Ainsi se réapproprie-t-il tous les restes en lambeaux ridicules d'une gauche qui fut anéantie voilà plus de quarante ans, par le réformisme "socialiste" et par la contre-révolution stalinienne. Cela, il l'ignore encore, alors que le Pouvoir le sait clairement, et les ouvriers d'une façon confuse. Il participe, avec une fierté débile, aux manifestations les plus dérisoires qui n'attirent que lui. La fausse conscience politique se trouve chez lui à I'état pur, et l'étudiant constitue la base idéale pour les manipulations des bureaucrates fantomatiques des organisations mourantes (du Parti dit Communiste à l'U.N.E.F.).

 

 

Certes, il existe tout de même, parmi les étudiants, des gens d'un niveau intellectuel suffisant. Ceux-là dominent sans fatigue les misérables contrôles de capacité prévus pour les médiocres, et ils les dominent justement parce qu'ils ont compris le système, parce qu'ils le méprisent et se savent ses ennemis. Ils prennent dans le système des études ce qu'il a de meilleur : les bourses. Profitant des failles du contrôle, que sa logique propre oblige actuellement et ici à garder un petit secteur purement intellectuel, la "recherche", ils vont tranquillement porter le trouble au plus haut niveau : leur mépris ouvert à l'égard du système va de pair avec la lucidité qui leur permet justement d'être plus forts que les valets du système, et tout d'abord intellectuellement.

 

Les gens dont nous parlons figurent en fait déjà parmi les théoriciens du mouvement révolutionnaire qui vient, et se flattent d'être aussi connus que lui quand on va commencer à en parler. Ils ne cachent à personne que ce qu'ils prennent si aisément au "système des études" est utilisé pour sa destruction. Car l'étudiant ne peut se révolter contre rien sans se révolter contre ses études, et la nécessité de cette révolte se fait sentir moins naturellement que chez l'ouvrier, qui se révolte spontanément contre sa condition.

 

Mais l'étudiant est un produit de la société moderne, au même titre que Godard et le Coca-Cola. Son extrême aliénation ne peut être contestée que par la contestation de la société toute entière… Partout où la société moderne commence à être contestée, il y a révolte de la jeunesse, qui correspond immédiatement à une critique totale du comportement étudiant.

 

 

Après une longue période de sommeil léthargique et de contre-révolution permanente, s'esquisse, depuis quelques années, une nouvelle période de contestation dont la jeunesse semble être la porteuse. La révolte de la jeunesse contre le mode de vie qu'on lui impose n'est, en réalité, que le signe avant-coureur d'une subversion plus vaste qui englobera l'ensemble de ceux qui éprouvent de plus en plus l'impossibilité de vivre, le prélude à la prochaine époque révolutionnaire. Ainsi ramène-t-on une nouvelle jeunesse de la révolte à l'éternelle révolte de la jeunesse, renaissant à chaque génération . La "révolte des jeunes "a été et est encore l'objet d'une véritable inflation journalistique qui en fait le spectacle d'une "révolte" possible à donner contempler pour empêcher qu'on la vive. En réalité, s'il y a un problème de la "jeunesse" dans la société moderne, c'est que la crise profonde de cette société est ressentie avec le plus d'acuité par la jeunesse. Ce qui doit surprendre, ce n'est pas tant que la jeunesse soit révoltée, mais que les "adultes" soient si résignés. Ceci n'a pas une explication mythologique, mais historique : la génération précédente a connu toutes les défaites et consommé tous les mensonges de la période de désagrégation honteuse du mouvement révolutionnaire.

 

Considérée en elle même, la "Jeunesse" est un mythe publicitaire déjà profondément lié au mode de production capitaliste, comme expression de son dynamisme. Cette illusoire primauté de la jeunesse est devenue possible avec le redémarrage de l'économie, après la Deuxième Guerre mondiale, par suite de l'entrée en masse sur le marché de toute une catégorie de consommateurs plus malléables. Soit un rôle qui assure un brevet d'intégration à la société du spectacle. Mais l'explication dominante du monde se trouve de nouveau en contradiction avec la réalité socio-économique (car en retard sur elle), et, c'est justement la jeunesse qui, la première, affirme une irrésistible fureur de vivre et s'insurge spontanément contre l'ennui quotidien et le temps mort que le vieux monde continue à secréter à travers ses différentes modernisations. La fraction révoltée de la jeunesse exprime le pur refus sans la conscience d'une perspective de dépassement, son refus nihiliste. Cette perspective se cherche et se constitue partout dans le monde. Il lui faut atteindre la cohérence de la critique théorique et l'organisation pratique de cette cohérence.

 

 

Au niveau le plus sommaire, les "Blousons noirs"{PENSONS AUX EMEUTES EN 2006}, dans tous les pays, expriment avec le plus de violence apparente le refus de s'intégrer. Mais le caractère abstrait de leur refus ne leur laisse aucune chance d'échapper aux contradictions d'un système dont ils sont le produit négatif spontané. Les "Blousons noirs" sont produits par tous les côtés de l'ordre actuel : l'urbanisme des grands ensembles, la décomposition des valeurs, l'extension des loisirs consommables de plus en plus ennuyeux, le contrôle humaniste-policier de plus en plus étendu à toute la vie quotidienne, la survivance économique de la cellule familiale privée de toute signification. Ils méprisent le travail mais ils acceptent les marchandises. Ils voudraient avoir tout ce que la publiccité leur montre, tout de suite et sans qu'ils puissent le payer. Cette contradiction fondamentale domine toute leur existence, et c'est le cadre qui emprisonne leur tentative d'affirmation pour la recherche d'une véritable liberté dans l'emploi du temps, l'affirmation individuelle et la constitution d'une sorte de communauté. (Seulement, de telles micro-communautés recomposent, en marge de la société développée, un primitivisme où la misère recrée inéluctablement la hiérarchie de la bande. Cette hiérarchie, qui ne peut s'affirmer que dans la lutte contre d'autres bandes, isole chaque bande et, dans chaque bande, l'individu). Pour sortir de cette contradiction, le "Blouson noir" devra finalement travailler pour acheter des marchandises -et là tout un secteur de la production est expressément fabriqué pour sa récupération en tant que consommateurs (motos, guitares électriques, vêtements, disques, etc.)- ou bien il doit s'attaquer aux lois de la marchandise, soit de façon primaire en la volant, soit d'une façon consciente en s'élevant à la critique révolutionnaire du monde de la marchandise { SEUL LE PILLAGE PERMET DE DESACRALISER UNE MARCHANDISE CAR CELLE-CI PREND SA VALEUR DU FAIT QU’ELLE EST SEPAREE A TOUS JAMAIS DU PRECAIRE PAR UNE VITRINE … C’ EST APRES L’AVOIR BRISEE QUE LA MARCHANDISE APPARAIT COMME ELLE EST VRAIMENT : INUTILE !}. La consommation adoucit les moeurs de ces jeunes révoltés, et leur révolte retombe dans le pire conformisme. Le monde des Blousons noirs n'a d'autre issue que la prise de conscience révolutionnaire ou l'obéissance aveugle dans les usines.

 

 

"Etre d'avant-garde, c'est marcher au pas de la réalité". La critique radicale du monde moderne doit avoir maintenant pour objet et pour objectif la "totalité". Elle doit porter indissolublement sur son passé réel, sur ce qu'il est effectivement et sur les perspectives de sa transformation. C'est que, pour pouvoir dire toute la vérité du monde actuel et, a fortiori , pour formuler le projet de sa subversion totale, il faut être capable de révéler toute son histoire cachée, c'est à dire regarder d'une façon totalement démystifiée et fondamentalement critique, l'histoire de tout le mouvement révolutionnaire international, inaugurée voilà plus d'un siècle par le prolétariat des pays d'Occident, ses "échecs" et ses "victoires".

 

"Ce mouvement contre l'ensemble de l'organisation du vieux monde est depuis longtemps fini" et a échoué . Sa dernière manifestation historique étant la défaite de la révolution prolétarienne en Espagne (à Barcelone, en mai 1937). Cependant, ses "échecs" officiels, comme ses "victoires" officielles, doivent être jugés à la lumière de leurs prolongements, et leurs vérités rétablies. Ainsi, nous pouvons affirmer qu'"il y a des défaites qui sont des victoires et des victoires plus honteuses que des défaites". La première grande "défaite" du pouvoir prolétarien, la Commune de Paris, est en réalité sa première grande victoire car, pour la première fois, le Prolétariat primitif a affirmé sa capacité historique de diriger d'une façon libre tous les aspects de la vie sociale. De même que sa première grande "victoire", la révolution bolchévique, n'est en définitive que sa défaite la plus lourde de conséquences. Le triomphe de l'ordre bolchevik coïncide avec le mouvement de contre-révolution internationale qui commença avec l'écrasement des Spartakistes par la "Social-démocratie" allemande. Leur triomphe commun était plus profond que leur opposition apparente, et cet odre bolchevik n'était, en définitive, qu'un déguisement nouveau et une figure particulière de l'ordre ancien. Les résultats de la contre-révolution russe furent, à l'intérieur, l'établissement et le développement d'un nouveau mode d'exploitation, le capitalisme bureaucratique d'Etat et, à l'extérieur, la multiplication des sections de l'Internationale dite communiste, succursales destinées à le défendre et à répandre son modèle. Le capitalisme, sous ses différentes variantes bureaucratiques et bourgeoises, florissait de nouveau sur les cadavres des marins de Kronstadt et des paysans d'Ukraine, des ouvriers de Berlin, Kiel, Turin, Shangaï, et plus tard de Barcelone.

 

La IIIº Internationale, apparemment créée par les Bolcheviks pour lutter contre les débris de la social-démocratie réformiste de la IIº Internationale, et grouper l'avant-garde prolétarienne dans les "partis communistes révolutionnaires", était trop liée à ses créateurs et à leurs intérêts pour pouvoir réaliser, où que ce soit, la véritable révolution socialiste . En fait la IIº Internationale était la vérité de la IIIº. Très tôt, le modèle russe s'imposa aux organisations ouvrières d'Occident, et leurs évolutions furent une seule et même chose. A la dictature totalitaire de la Bureaucratie, nouvelle classe dirigeante, sur le prolétariat russe, correspondait au sein de ces organisations la domination d'une couche de bureaucrates politiques et syndicaux sur la grande masse des ouvriers, dont les intérêts sont devenus franchement contradictoires avec les siens. Le monstre stalinien hantait la conscience ouvrière, tandis que le Capitalisme, en voie de bureaucratisation et de surdéveloppement, résolvait ses crises internes et affirmait tout fièrement sa nouvelle victoire, qu'il prétend permanente. Une même forme sociale, apparemment divergente et variée, s'empare du monde, et les principes du vieux monde continuent à gouverner notre monde moderne . Les morts hantent encore les cerveaux des vivants.

 

Au sein de ce monde, des organisations prétendument révolutionnaires ne font que le combattre apparemment, sur son terrain propre, à travers les plus grandes mystifications. Toutes se réclament d'idéologies plus ou moins pétrifiées, et ne font en définitive que participer à la consolidation de l'ordre dominant. Les syndicats et les partis politiques forgés par la classe ouvrière pour sa propre émancipation sont devenus de simples régulateurs du système, propriété privée de dirigeants qui travaillent à leur émancipation particulière et trouvent un statut dans la classe dirigeante d'une société qu'ils ne pensent jamais mettre en question. Le programme réel de ces syndicats et partis ne fait que reprendre platement la phraséologie "révolutionnaire" et appliquer en fait les mots d'ordre du réformisme le plus édulcoré, puisque le capitalisme lui-même se fait officiellement réformiste. Là où ils ont pu prendre le pouvoir -dans des pays plus arriérés que la Russie- ce n'était que pour reproduire le modèle stalinien du totalitarisme contre révolutionnaire. Dans un monde fondamentalement mensonger, ils sont les porteurs du mensonge le plus radical, et travaillent à la pérennité de la dictature universelle de l'Economie et de l'Etat. Comme l'affirment les situationnistes,  un modèle social universellement dominant, qui tend à l'autorégulation totalitaire, n'est qu'apparemment combattu par des fausses contestations posées en permanence sur son propre terrain, illusions qui, au contraire, renforcent ce modèle. Le syndicalisme étudiant n'est dans tout cela que la caricature d'une caricature, la répétition burlesque et inutile d'un syndicalisme dégénéré.

 

La dénonciation théorique et pratique du stalinisme sous toutes ses formes doit être la banalité de base de toutes les futures organisations révolutionnaires. Il est clair qu'en France, par exemple, où le retard économique recule encore la conscience de la crise, le mouvement révolutionnaire ne pourra renaître que sur les ruines du stalinisme anéanti.

 

 

Celle-ci doit elle-même rompre définitivement , avec sa propre préhistoire, et tirer toute sa poésie de l'avenir. Les "Bolcheviks ressuscités" qui jouent la farce du "militantisme" dans les différents groupuscules gauchistes, sont des relents du passé, et en aucune manière n’annoncent l'avenir. Epaves du grand naufrage de la "révolution trahie", ils se présentent comme les fidèles tenants de l'orthodoxie bolchevique : la défense de l'U.R.S.S. est leur indépassable fidélité et leur scandaleuse démission.

 

Ils ne peuvent plus entretenir d'illusions que dans les fameux pays sous-développés où ils entérinenet eux-mêmes le sous-développement théorique. De Partisans (organe des stalino-trotskismes réconciliés) à toutes les tendances et demi-tendances qui se disputent "Trotsky" à l'intérieur et à l'extérieur de la IVº Internationale, règne une même idéologie révolutionnaire, et une même incapacité pratique et théorique de comprendre les problèmes du monde moderne. Quarante années d'histoire contre-révolutionnaire les séparent de la Révolution. Ils ont tort parce qu'ils ne sont plus en 1920 et, en 1920, ils avaient déjà tort.

 

Quant aux divers groupuscules "anarchistes", ils ne sont aujourd’hui que les gardiens de la mémoire collective et de la véritable histoire des peuples. Par manque de pratiques depuis l’insurrection libertaire de 1936, ils ne possèdent rien d'autre, que cette idéologie réduite à une simple étiquette. « Rien n’est plus pratique qu’une bonne théorie » s’est oublié par manque de pratique.

 

La société dominante, qui se flatte de sa modernisation permanente, doit maintenant trouver à qui parler, c'est à dire à la négation modernisée qu'elle produit elle-même : "Laissons maintenant aux morts le soin d'enterrer leurs morts et de les pleurer." Les démystifications pratiques du mouvement historique débarrassent la conscience révolutionnaire des fantômes qui la hantaient ; la révolution de la vie quotidienne se trouve face à face avec les tâches immenses qu'elle doit accomplir. La révolution, comme la vie qu'elle annonce, est à réinventer. Si le projet révolutionnaire reste fondamentalement le même : l'abolition de la société de classes, les conditions dans lesquelles il se forme n'ont été  nulle part radicalement transformées. Il s'agit de le reprendre avec un radicalisme et une cohérence accrus par l'expérience de la faillite de ses anciens porteurs, afin d'éviter que sa réalisation fragmentaire n'entraîne une nouvelle division de la société. {NOUS NE POUVONS PLUS NOUS PERMETTRE D’ETRE RECUPERE ! PLUS LE DROIT D’ECHOUER !}

 

La lutte entre le pouvoir et le nouveau prolétariat ne pouvant se faire que sur la totalité, le futur mouvement révolutionnaire doit abolir, en son sein, tout ce qui tend à reproduire les produits aliénés du système marchand : il doit en être, en même temps, la critique vivante et la négation qui porte en elle tous les éléments du dépassement possible. Comme l'a bien vu Lukács, l'organisation révolutionnaire est cette médiation nécessaire entre la théorie et la pratique, entre l'homme et l'histoire, entre la masse des travailleurs et le prolétariat constitué en classe. Les tendances et divergences "théoriques" doivent immédiatement se transformer en question d'organisation si elles veulent montrer la voie de leur réalisation. La question de l'organisation sera le jugement dernier du nouveau mouvement révolutionnaire, le tribunal devant lequel sera jugée la cohérence de son projet essentiel : la réalisation internationale du pouvoir absolu des Conseils Ouvriers , tel qu'il a été esquissé par l'expérience des révolutions prolétariennes de ce siècle. Une telle organisation doit mettre en avant la critique radicale de tout ce qui fonde la société qu'elle combat, à savoir : la production marchande, l'idéologie sous tous ses déguisements, l'Etat et les scissions qu'il impose.

 

La scission entre théorie et pratique a été le roc contre lequel a buté le vieux mouvement révolutionnaire. Seuls, les plus hauts moments des luttes prolétariennes ont dépassé cette scission pour retrouver leur vérité. Aucune organisation n'a encore sauté ce Rhodus. L'idéologie, si "révolutionnaire" qu'elle puisse être, est toujours au service des maîtres, le signal d'alarme qui désigne l'ennemi déguisé. C'est pourquoi la critique de l'idéologie doit être, en dernière analyse, le problème central de l'organisation révolutionnaire. Seul, le monde aliéné produit le mensonge, et celui-ci ne saurait réapparaître à l'intérieur de ce qui prétend porter la vérité sociale. La seule condition en étant que cette organisation ne se transforme elle-même en un mensonge de plus dans un monde fondamentalement mensonger.

 

 

L'organisation révolutionnaire qui projette de réaliser le pouvoir absolu des Conseils Ouvriers doit être le milieu où s'esquissent tous les aspects positifs de ce pouvoir. Aussi doit-elle mener une lutte à mort contre la théorie léniniste de l'organisation. La révolution de 1905 et l'organisation spontanée des travailleurs russes en Soviets était déjà une critique en actes de cette théorie néfaste. Mais le mouvement bolchevik persistait à croire que la spontanéité ouvrière ne pouvait dépasser la conscience "trade-unioniste". Ce qui revenait à décapiter le prolétariat pour permettre au parti de prendre la "tête" de la Révolution. On ne peut contester, aussi impitoyablement que l'a fait Lénine, la capacité historique du prolétariat de s'émanciper par lui-même, sans contester sa capacité de gérer totalement la société future. Dans une telle perspective, le slogan "tout le pouvoir aux Soviets" ne signifiait rien d'autre que la conquête des Soviets par le Parti, l'instauration de l'Etat du parti à la place de "l'Etat" dépérissant du prolétariat en armes.

 

C'est pourtant ce slogan qu'il faut reprendre radicalement et en le débarrassant des arrière-pensées bolcheviques. Le prolétariat ne peut s'adonner au jeu de la révolution que pour gagner tout un monde, autrement il n'est rien. La forme unique de son pouvoir, l'autogestion généralisée, ne peut être partagée avec aucune autre force. Parce qu'il est la dissolution effective de tous les pouvoirs, il ne saurait tolérer aucune limitation (géographique ou autre) ; les compromis qu'il accepte se transforment immédiatement en compromissions, en démission. "L'autogestion doit être à la fois le moyen et la fin de la lutte actuelle. Elle est non seulement l'enjeu de la lutte, mais sa forme adéquate. Elle est pour elle-même la matière qu'elle travaille et sa propre présupposition".

 

 

La critique unitaire du monde est la garantie de la cohérence et de la vérité de l'organisation révolutionnaire. Tolérer l'existence des systèmes d'oppression (parce qu'ils portent la défroque "révolutionnaire", par exemple), dans un point du monde, c'est reconnaître la légitimité de l'oppression.

 

Le principe de la production marchande, c'est la perte de soi dans la création chaotique et inconsciente d'un monde qui échappe totalement à ses créateurs. Le noyau radicalement révolutionnaire de l'autogestion généralisée, c'est, au contraire, la direction consciente par tous de l'ensemble de la vie. L'autogestion de l'aliénation marchande ne ferait de tous les hommes que les programmateurs de leur propre survie : c'est la quadrature du cercle. La tâche des Conseils Ouvriers ne sera donc pas l'autogestion du monde existant, mais sa transformation qualitative ininterrompue : le dépassement concret de la marchandise.

 

Ce dépassement implique naturellement la suppression du travail et son remplacement par un nouveau type d'activité libre, donc l'abolition d'une des scissions fondamentales de la société moderne, entre un travail de plus en plus réifié et des loisirs consommés passivement. C'est au travail lui-même qu'il faut s'en prendre. Loin d’être une "utopie", sa suppression est la condition première du dépassement effectif de la société marchande, de l'abolition -dans la vie quotidienne de chacun- de la séparation entre le "temps libre" et le "temps de travail", secteurs complémentaires d'une vie aliénée, où se projette indéfiniment la contradiction interne de la marchandise entre valeur d'usage et valeur d'échange. Et c'est seulement au-delà de cette opposition que les hommes pourront faire de leur activité vitale un objet de leur volonté et de leur conscience, et se contempler eux-mêmes dans un monde qu'ils ont eux-mêmes créé.

 

La domination consciente de l'histoire par les hommes qui la font, voilà tout le projet révolutionnaire. L'histoire moderne, comme toute l'histoire passée, est le produit de la praxis sociale, le résultat -inconscient- de toutes les activités humaines. A l'époque de sa domination totalitaire, le capitalisme a produit sa nouvelle religion : le spectacle. Le spectacle est la réalisation terrestre de l'idéologie. Jamais le monde n'a si bien marché sur la tête. "Et comme la critique de la religion, la critique du spectacle est aujourd'hui la condition première de toute critique".

 

 

C'est que le problème de la révolution est historiquement posé à l'humanité. L'accumulation de plus en plus grandiose des moyens matériels et techniques n'a d'égale que l'insatisfaction de plus en plus profonde de tous. La bourgeoisie et son héritière à l'Est, la bureaucratie, ne peuvent avoir le mode d'emploi de ce surdéveloppement qui sera la base de la poésie de l'avenir, justement parce qu'elles travaillent, toutes les deux, au maintien d'un ordre ancien. Elles ont tout au plus le secret de son usage policier. Elles ne font qu'accumuler le Capital et donc le prolétariat ; est prolétaire celui qui n'a aucun pouvoir sur l'emploi de sa vie, et qui le sait. La chance historique du nouveau prolétariat est d'être le seul héritier conséquent de la richesse sans valeur du monde bourgeois qui est à  transformer et à dépasser dans le sens de l'homme total poursuivant l'appropriation totale de la nature et de lui même. Cette réalisation de la nature de l'homme ne peut avoir de sens que par la satisfaction sans bornes et la multiplication infinie des désirs réels que le spectacle refoule dans les zones lointaines de l'inconscient révolutionnaire, et qu'il n'est capable de réaliser que fantastiquement dans le délire onirique de sa publicité. C'est que la réalisation effective des désirs réels, c'est-à-dire l'abolition de tous les pseudo-besoins et désirs que le système crée quotidiennement pour perpétuer son pouvoir, ne peut se faire sans la suppression du spectacle marchand et son dépassement positif.

 

 

L'histoire moderne ne peut être libérée, et ses acquisitions innombrables librement utilisées, que par des forces qu'elle refoule. Car, en effet, les travailleurs sont sans pouvoir sur les conditions, le sens et le produit de leurs activités. Comme le prolétariat était déjà, au XIXº siècle, l'héritier de la philosophie, il est en plus devenu l'héritier de l'art moderne et de la première critique consciente de la vie quotidienne. Il ne peut se supprimer sans réaliser, en même temps, l'art et la philosophie. Transformer le monde et changer la vie sont pour lui une seule et même chose, les mots d'ordre inséparables qui accompagneront sa suppression en tant que classe, la dissolution de la société présente en tant que règne de la nécessité, et l'accession enfin possible au règne de la liberté. La critique radicale et la reconstruction libre de toutes les conduites et valeurs imposées par la réalité aliénée sont son programme maximum, et la créativité libérée dans la construction de tous les moments et événements de la vie est la seule poésie qu'il pourra reconnaître, la poésie faite par tous, le commencement de la fête révolutionnaire. Les révolutions prolétariennes seront des fêtes ou ne seront pas, car la vie qu'elles annoncent sera elle-même créée sous le signe de la fête. Le jeu est la rationalité ultime de cette fête, vivre sans temps mort et jouir sans entraves sont les seules règles qu'il pourra reconnaître.

 

Par T.Rible!!!
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Mardi 2 mai 2006

 Point de vue d'un individu dans et sur une assemblée populaire

« ASSEMBLÉE POPULAIRE » DUR DUR D'être Dans ou du: « Populaire » Mais quelle idée ai-je vraiment De ce mot « assemblée » et de celui qui se trouve tacitement accolé soit : « Populaire » Est-ce restrictif, cela est-il obséquieux Ou encore Suis-je sur la définition De ce que souvent Des institutionnels surnommeraient Avec une certaine véhémence Comme étant de la Gouaille? Texte spontané de Jangchoup Yaltsen: Humain évoluant sur l'espace terrestre Habité Par d'autres humains semblables en de nombreux paramètres. Bien que tous de fait se différenciant ou cherchant à se différencier de l'un par rapport à l'autre par « le jeu même inné des égos respectifs » Mais aussi à tous les autres dont ils se rendent compte mutuellement Que réflexion faite que nous avons besoin de nous colleter De nous rencontrer et d'échanger , des gestes, mimiques, sons Et paroles dans des langages multiples, afin que chacun Puisse se découvrir lui-même justement en se positionnant Sur ce qui le construit jour après jour, grâce à l'existence et A cette présence de l'autre et plus encore de pouvoir y trouver une petite place sociale au choeur même du groupe local dans lequel Il est immergé et avec qui il se doit de produire des actes civils et citoyens Pour accroître de manière exponentielle, la compréhension Et la pérennité de sa propre et simple personnne humainenement réfléchie Et donc par rattachement au milieu ou espèce dans lequel il est immergé De fait et solidairement, soit l'ensemble de ce groupe d'individus humains Dont il comprend qu'il n'est enfin qu'une infime représentantation d'une partie insécable Et que ce groupe s'exprime en un mot commun à tous: « l'humanité » Bordeaux le 21 Avril 2006 (Edition du jour) Pour mieux comprendre ma présence au sein d'une assemblée populaire il me faut bien saisir pour assimiler en première instance ce qu'est en fait une telle assemblée populaire et pourquoi m'intéresser et m'impliquer avec ma propre participation! Jusqu'à présent je me suis rendu plein de confiance en de nombreux lieux de rencontres se dénommant de diverses manières et appellations, Université populaires, espaces citoyens, entité politique ou religieuse, associations ceci ou cela, déterminant l'objet de façon plus ou moins floue et souvent déguisée pour ne pas faire apparaître différentes appartenances à tel ou tel groupe engagé dans un secteur idéologique politique, religieux, intellectuel pur et dur, sectaire, ou de bon aloi aussi il en existe, etc. Et puis dans ces rencontres s'y trouver comme un électron libre sans attache particulière, ce n'est en général pas très apprécié et on nous demande de prendre un angagement soit s'inscrire et certains citeront l'acte qui se rattache à ces adhésions administrativemet répertoriés : « S'encarter » Aller à la rencontre d'autres individus dans des lieux de réunions structurés, organisés, identifiables par la nature déposée administrativement et répertoriée officiellement n'est pas critiquable non plus. Car si on veut participer dans diffrents agoras à des échnages libres et non faussés par un courant de pensée qui voudrait enfermer ma propre pensée ou ma liberté d'expression, rien n'interdit de vivre des moments d'échanges dans ces entités spcifiques et d'être alors partie prenante du courant de pensée véhiculé par cette entité, associative ou autres formes et structures. En fait c'est là la différence essentielle que je recherche depuis si longtemps, ici en France, car plus jeune en âge j'avais eu vent comme l'on dit qu'en Angleterre ce genre d'assemblée spontanée pouvait avoir lieue dans des espaces publics tels des Jardins publics, Un orateur s'exprimant à haute et intelligible voix, interpellant alors les passants dont certains finissaient par s'attarder autiour de lui comme autour d'un vendeur à la sauvette, afin par curiosité de voir si chaque passant pouvait s'introduire dans l'iniative verbale et orale de cet orateur. Et force est de cosntater que cela entraînait des conciliabules forts prisés et même attendus. Attendus car ces passants discrètement et sans vouloir vraiment l'avouer bien souvent attendaient par habitude de tels orateurs sur les mêmes lieux et y venaient en douce s'y promener espérant bien qu'une fois encore ils pourraient appporter leur éco aux paroles énoncées, simplement par plaisir et aussi par jeu tout simplement, On prend vite des habitudes. C'est ainsi! Car libre de participer ou libre tout simplement par la simple possibilité et loisir d'entendre converser! Or personnellement, je voudrais pouvoir conserver mon libvre arbitre dans l'expression de ma pensée et je ne pense pas que se soummettre à un seul courant de pensée, corresponde vraiment à ma manière de comprendre la liberté d'expression. Je ne tiens pas et me trouverait mal à l'aise donc peu enclin personnellement à m'exprimer et à appartenir à « une chapelle idéologique » dans laquelle je serai alors contraint de demeurer soumis à une auto censure en raison du courant de pensée qui circule au sein de telle ou telle entité regroupant des individus dans un but d'é&changes fut-il citoyen etc. La liberté d'expression à mon avis se trouve là où chacun d'entre nous a la possibilité d'engagé un ou plusieurs échanges, sans se soucier vraiment d'être politiquement correct, se prendre le chou certains diront, ou être soumis à la déontologie interne d'un groupe influant des idées spécifiques. Idées auxquelles on peut soit adhérer d'emblée sans se poser des questions ou avec des réserves ou en encore s'opposer ou avoir le droit d'apporter des idées par un esprit critique et par sa participation ouverte afin d'apporter d'autres éléments de réflexion pour approfondir le débat et de construire par nos différences intrinsèques en tant qu'humain, une émancipation exponentielle du groupe lui-même, Groupe aléatoire se retrouvant suivant des fréquences informelles ou préméditées par plaisir de se retrouver à tel ou tel endroit vpar habitude, et voir même à différents endroits simultanéments en des gropues multiples, sachant que cela émanerait d'(individus qui de par leeurs premiers échanges ont trouvés bon de créér des lieux d'expressions libres ( et non faussés) afin que les esprits s'ouvrent à la vie et entre humains et que la société toute entière arrive à se décoincer de ses habitudes traditionnelles et apprenne à rayer le vernis et faire tomber se masque de civilité non chic bon genre que sans en avoir vraiment conscience nous arborons au sein de notre communauté humaine, Être ou ne pas être! C'est vrai que si nous parvenions à nous libérer de nos entraves invisbles, des civilités qui nous empêchent d'évoluer librement, par conditionnement systématique, par gestuelles acquises jour après jour sans en avoir rééllement conscience. Je suis persuadé que nous pourrions accroître nos échanges et progresser dans une nouvelle voie naturelle plus en harmonie avec nos sens premiers et nos intelligences portées de plus en plus haut nous incitant à redécouvrir les vraies valeurs de l'existence et ce qui nous anime tant individuellement, tant collectivement. Il est important de chercher à s'émanciper de ce qui nous bloque, nous paralyse dans nos actes quotidiens de peur de paraître autrement que ce que ceux d'en face ont l'habitude de percevoir de nous-mêmes, apprendre à être nous-mêmes dans tous les isntants de la vie ne peut venir certaienement qu'en nous rencontrant et en nous exprimant mutuellement car nous parviendrons à nous décomplexer de nos fantasmes et de nos peurs car nous aurons apprtis à mieux nous connaître et à nous apprécier. **** Tout cela énoncé sur « ce papelard » pour faire avancer je l'espère les idées et les réflexions véhiculées au sein de la dernière rencontre déterminée comme étant une assemblée popuaire constituée et préalablement réfléchie pour avoir lieue en l'espace de l'amphi Fabre de l'université Victor segalen près de la place de la victoire à Bordeaux, un certain jeudi 20 avril de l'an 2006, Il y a bien une différence donc entre les assemblées qui se veulent être spontanées et celles qui se veulent pensées et organisées à l'avance. *** Idem lorsque par jeu du discours on s'immerge aussi dans différents lieux ou espaces intérieurs des moyens collectifs de transport, pour tenter que des citoyens rebondissent spontanément à un mot , phrase ou locution, afin que d'autres renchérissent alors tout aussi intuitivement et spontanement, créant ainsi de fait un échange entre citoyen dans un espace temps et espace de lieu bien éphémères toutefois car les haltes et changements de voyageurs se succèdant , les prises de paroles peuvent s'éteindre ou s'amplifier etc, Dans ce dernier cas, nous avons à faire alors certainement à une assemblée populaire non inscrite et non dite bien qu'étant réellement vécue en conscience ou simplement par jeu de rôles imprévus et spontanés non inscrits en quelques endroits que ce soit! Bien que vécu toutefois et ayant pu être mémorisé par tous ceux qui ont eu l'occasion et l'idée et l'envie de particper oralement mais aussi à ceux qui ont préférés rester dans l'écoute passive, se voulant demeurer silencieux et attentifs à ce qui se dit dans la cité. Mais aussi tant par sllence respectueux des bonnes moeurs afin de ne pas se mêler de ce qui ne nous regarderait pas ou tout simplement par blocage du fait de timidité ou par peur de représaille verbale et autres, d'un accompagnant trop rigide et trop attaché à des valeurs ancestrales, ou pire encore du fait de la présence insidieuse des matériels audio vidéo installés et orésents malheureusement aujourd'hui dans ces lieux de transports collectifs au nonm d'une soit disant sécurité publique;etc Un assemblée populaire à mon avis peut prendre donc plusieurs formes et se trouver en différents types de lieux ou des hommes et des femmes prtendraient alors position ou s'exprimeraient spontanément pour compléter le discours lancé ou entamé avant l'arrivée ou aprés son arrivée en un ou des lieux uniques répertoriés ou plus souvent aléatoires laissant à chacun la liberté de laisser libre cours à une participation éphémère et spontanée, qui a l'avantage d'être plus vraie plus naturelle et donc apportant parfois le sel de la vie, de la vraie vie. Oralement, face aux expressions contradictoires énoncées par des participants présents ce soir là dans l'amphi Fabre, je n'ai pas eu le temps et l'esprit assez vif pour exprimer ma pensée sur ce qui se disait et ayant donné une définition sommaire dans cette assemblée de comment je voyais la réalité de ectte assemblée populaire, je ne voulais pas rester vis à vis de vous tous sur cette seule expression et par ce petit bout de texte j'ai essayé donc d'élargir mon point de vue et de vous le soummettre tout simplement, tant pour calmer mon égo je le reconnais volontiers tant pour rectifier ce que j'ai pu énoncé ce soir là de manière incomplète, et dont j'avais à coeur de porter à votre connaisance, Je souhaite m'émanciper dans une large ouverture d'esprit tout en participant avec vous tous à ces réfléxions qui se succéderont dans les jours à venir, Mais, toutefois il faut aussi tenir compte, qu'une assemblée réalisée oralement, change de nature etv d'aspect si suite aux échanges oraux, il est entrepris de porter des actes conséquents aux sujets énoncés, Notr pays étant un état de droit, sans être représentatif d'une entité collectivement répertorié officielement, ne serait point crédible vis à vis des instances juridiques et tout acte porter par l'ensemble du Quorum ayant participé à l'assemblée ou partiellement représenté dans les actes menés sur le terrain mettrait alors chacun des individus dans la règle juridique de droit commun et c'est donc en froit commun individuellement reconnu que des actes de justice seraint affecté à chaque participant, Les affaires des OGM ET DES FAUCHEURS VOLONTAIRES EN EST UNE TRISTE REALITE! Soyons toutefois vigilant pour ne pas entraîner nos concitoyens dans des dérives comportementales sans les avoir informé des risques qu'ils peuvent encourir et subir. Quand à rester sans étiquettes, certes cela est concevable, tant que ces assemblées sont spontanées et libre dans les lieux ou elles se vivront ou s'e dérouleront! Mais il n'y aura pas toujours des salles disponibles ici ou là, et pour réserver en général il est coutume d'être reconnue et donc référencé officiellement par une appellation et des statuts, avec assurance et sérieux prouvés. L'expérience à travers la planète, est certes intéressantes mais les lieux sont soumis à différents systèmes de juridiction et s'en afranchir n'est pas aussi simple à dire qu'à faire sur le terrain, Mais pourquoi pas après tout ? Ai-je peut-être moi aussi sur cette question besoin de m'émanciper grâce à votre contact peut-être afin que je puisse entrevoir des possibles auxquels je ne pensais pas! Y a du boulot à faire! C'est sûr! Amicalement

Par Anonymes
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Mercredi 31 mai 2006

THEATRE DE L'OPPRIME : LE THEATRE-FORUM

Ayant participé au spectacle de NAJE sur Paris (Nous n'Abandonnerons Jamais l'Espoir), qui est une compagnie de Théatre-Forum (cf Théatre de l'Opprimé- Augusto Boal), je tenais à restituer la plaquette de leur spectacle. En effet, le 13 Avril, lors de la 5ème A.P., des individus s'étaient réunis pour monter un atelier de théatre en se servant des techniques d'Augusto Boal; soit le Théatre de l'Invisible, le Théatre Journal, l'Arc en Ciel du Désir et le Théatre Forum.

Pour ceux qui n'ont pas laissé tomber le projet, voici un exemple des possibilités qu'offre le Théatre Forum. Vous pouvez également vous rendre sur le site de la compagnie afin d'avoir plus d'informations : http://www.naje.asso.fr

Mondes parallèles ou les alternatives de vie


Le 27 mai à 20h30, à la MJC Théâtre de Colombes, sera donné le spectacle de théâtre-forum "Mondes parallèles" réalisé avec 30 amateurs et 10 professionnels. Entrée gratuite sur réservation.





Le spectacle

Les romans de science-fiction imaginent des mondes parallèles. Les alternatives sont des petits mondes parallèles qui existent vraiment, habités par des personnes qui ont décidé de vivre autrement les rapports humains.

Petits mondes qui ont déjà fait leur révolution sans attendre le grand soir : les rapports d'argent, de pouvoir, d'amour parfois, sont posés autrement que dans le reste de la société. L'égalité entre les humains et leur fraternité y sont les mères de leur liberté.

Mais petits mondes en lutte permanente avec l'extérieur : sa guerre économique, la mondialisation ultra libérale, la xénophobie d'Etat...

Lutte plus douce - mais aussi difficile - à l'intérieur, avec tous les démons qui nous habitent : envie de consommer, égocentrisme, racisme, jalousie, placés en nous par 100 000 ans d'histoire humaine qui a produit la guerre, la compétition, la hiérarchie sociale, l'accaparement des biens de production, l'argent, les actions et la bourse...

Parmi tous ces petits mondes parallèles, nous avons choisi d'en explorer six avec vous, de chercher comment nous pouvons, grâce à eux, construire des oasis d'humanité pour résister au dessèchement des rapports humains dans la désertification libérale. Nous ferons donc du théâtre-forum pour nous entraîner à cette résistance.



C'est quoi un spectacle de théâtre-forum ?

Un spectacle de théâtre-forum, c'est une assemblée, comme une fête. C'est un acte à commettre ensemble. C'est une assemblée d'hommes, de femmes, de citoyens qui délibèrent sur le sens de leur vie au sein de notre société.

Sur scène : 38 comédiens professionnels et amateurs. Dans la salle : vous et 500 autres. Notre spectacle raconte des histoires vraies : ce sont ceux qui les vivent qui nous les ont livrées. Nos scènes disent les situations, en dévoilent les enjeux et nous demandent comment faire pour changer cela. Nous jouons une première fois le spectacle, pour que chacun en saisisse le sens et les enjeux.

Dans la salle, vous et d'autres, pas des spectateurs passifs mais des acteurs du débat .

Nous rejouons une deuxième fois chaque scène. Alors, si vous le souhaitez, vous pouvez venir sur scène pour jouer votre point de vue et tenter de faire bouger les choses, pour qu'ensemble, nous nous essayions à l'action transformatrice et pesions ses conséquences.

Pour que demain, les choses ne soient plus tout à fait comme avant.



Renseignements et inscriptions : L'inscription se fait par courrier accompagné d'un chèque de caution de 5 euros par place réservée Nous n'Abandonnerons Jamais l'Espoir. Adresse : 57 rue R. Salengro 92160 ANTONY tèl et fax : 01 46 74 51 69 email : fabienne.brugel@wanadoo.fr site : www.naje.asso.fr Attention : au-delà de 20 heures, vos places et vos chèques de caution seront perdus.

Pour vous rendre à la MJC Théâtre de Colombes 96/98 rue St Denis 92700 Colombes tel : 01 56 83 81 81 site : wwwmjctheatre.com email : mjctheatrecolombes@wanadoo.fr Par le train : partez de Haussmann St-Lazare à 19h05 ou 19h10 (19h20 au plus tard) pour arriver à Colombes 21 mn plus tard. Prendre alors la rue St Denis en face de la gare et marcher 8 mn. Pour le retour, des trains partent de Colombes à 23h17 ou 23h24 ou 23h32 (le spectacle finira à 23h) En voiture, se munir d'un plan : par la A 86 : sortie Colombes Europe ,sinon depuis la Porte de Champeret .

Ce spectacle est possible grâce à : Fonds Social Européen. Région Ile de France. Ministère de la Culture. Fondation FACT.

Par i. Le T.Rible
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Mercredi 31 mai 2006
Assemblées Populaires : une alternative au "spectacle"
le 06 Avril 2006,
{ Pour commencer }
 
Il nous semblait impensable qu’en mars 2006, à l’aube du 21ème siècle, puisse se tenir une Assemblée Populaire au centre de Bordeaux, dans l’optique de construire, par notre multitude, une Université Populaire.
 
Impensable, car il faut être conscient que nous sommes dans une période qui s’inscrit et orientera peut-être l’Histoire, qui sait…
 
Impensable parce que le cours de l’Histoire n’est pas fini comme on a tant essayer de nous l’inculquer depuis plusieurs décennies.
 
Aussi et peut-être enfin, il nous semblait vital de mieux comprendre les enjeux des jours que nous vivons. Il faudrait repartir sur notre passé pour réinventer notre futur dans l’instant ; en élaborant des formes d’organisation à coté et contre le système,… contre l’Empire, contre le Spectacle, contre le Désert…
      Rien ne manque au triomphe de la civilisation.
      Ni la terreur politique, ni la misère affective.
      Ni la stérilité universelle.
      Le désert ne peut plus croître : il est partout.
      Mais il peut encore s’approfondir.
      Devant l’évidence de la catastrophe
      Il y a ceux qui s’indignent et ceux qui prennent acte.
      Ceux qui dénoncent et ceux qui s’organisent.
      Nous sommes du coté de ceux qui s’organisent.(1)             
 
Des formes d’organisation qui permettraient aux viveurs, encore en bonne santé dans cette société malade, de tisser des liens et des ramifications afin de constituer les prémices de la nouvelle société vivante qui ne cherche qu’à se libérer et s’émanciper… les prémices existent déjà, il ne reste plus qu’à les connecter. Notre tâche, avant tout, est de réunir ce qui a été artificiellement séparé, divisé…
 
      Nous situons le point de renversement,
      La sortie du désert,
      La fin du Capital,
      Dans l’intensité du lien
      Que chacun parvient à établir entre ce qu’il vit et ce qu’il pense…
      Nous partons de la certitude que ce lien
      Dépend de la construction de mondes partagés,
      De la mise en commun de moyens effectifs.(2)
           
Bordeaux est une ville morte… d’apparence.
En fait, grâce au contexte actuel, on s’aperçoit que Bordeaux est une ville qui regorge d’énergies. Mais, en même temps, que cette énergie se dissipe paradoxalement dans notre multitude. Comment se fait-il que nous soyons des dizaines de milliers dans les rues bordelaises pour défiler tristement et que… 3 h après, cette énergie se voit dispersée au carrefour d’une place qui mériterait plus le nom de Place de la Dispersion que Place de la Victoire ???
 
Ne serait-ce pas là justement un des symptômes de l’aliénation qu’exerce la société spectaculaire marchande sur les individus qui la constituent ?...De l’isolement surgit des foules solitaires et passives !!!
 
« Le spectacle n'est pas un ensemble d'images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images »…(3)
 
 « L'origine du spectacle est la perte d'unité du monde, et l'expansion gigantesque du spectacle moderne exprime la totalité de cette perte…le spectacle n'est que le langage commun de cette séparation. Ce qui relie les spectateurs n'est qu'un rapport irréversible au centre même qui maintient leur isolement. Le spectacle réunit le séparé, mais il le réunit en tant que séparé »…(4)
 
 « Le système économique fondé sur l'isolement est une production circulaire de l'isolement. L'isolement fonde la technique, et le processus technique isole en retour. De l'automobile à la télévision, tous les biens sélectionnés par le système spectaculaire sont aussi ses armes pour le renforcement constant des conditions d'isolement des foules solitaires »…(5)
 
 « A mesure que la nécessité se trouve socialement rêvée, le rêve devient nécessaire. Le spectacle est le mauvais rêve de la société moderne enchaînée, qui n'exprime finalement que son désir de dormir. Le spectacle est le gardien de ce sommeil… »(6)
 
Pourquoi n’utiliserions nous pas la hargne de nos revendications pour en faire le moteur de notre créativité ?
 
Pourquoi sommes-nous seulement contre, sans autre perspectives, sans désirs,… comme si la vie nous avait échappée depuis longtemps ???… depuis trop longtemps !!!
 
Pourquoi tous ces individus qui sont les forces vivantes de notre région, qu’ils soient dans des structures institutionnelles ou associatives (2500 associations en Gironde),… dans des collectifs, des coopératives ou des communautés,… dans les villes, les banlieues ou les campagnes,… dans des universités ou des usines,… dans les ANPE ou les ASSEDIC ,… dans la culture, le social, l’éducation ou la santé… qu’ils soient immigrés ou français,… logés, nomades ou sans-abri… ou qu’ils soient de simples électrons libres… POURQUOI et COMMENT n’arrivent-ils pas à se rassembler afin de s’organiser, pour construire ensemble un projet sur un territoire commun ???
 
Toutes ces différences, qui isolent chacun dans des statuts, des catégories, des stigmates, des classes sociales, des générations, entraînent finalement chez nous des incompréhensions, la peur de l’Autre,…ou encore, comme la définit si bien W.Reich, la « peste émotionnelle » ! (7)
 
Peut-être que tous ces individus, rassemblés dans des lieux communs et publics, pourraient s’unir après une prise de conscience de nos différences ?
 
En tout cas, c’est la seule manière de construire ensemble une unité, notre unité, par nous-même et non par des représentations extérieures à soi, imposées par la société dominante (médias de masse, partis politiques, syndicats réformistes,… ou encore assemblées générales diffusant unilatéralement l’information à travers un micro, imitant finalement la fausse communication dont se servent les organisations hiérarchiques).
 
« Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s'annonce comme une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu s'est éloigné dans une représentation »…(8)
 
 « L'aliénation du spectateur au profit de l'objet contemplé (qui est le résultat de sa propre activité inconsciente) s'exprime ainsi : plus il contemple, moins il vit ; plus il accepte de se reconnaître dans les images dominantes du besoin, moins il comprend sa propre existence et son propre désir. L'extériorité du spectacle par rapport à l'homme agissant apparaît en ce que ses propres gestes ne sont plus à lui, mais à un autre qui les lui représentent. C'est pourquoi le spectateur ne se sent chez lui nulle part, car le spectacle est partout. »(9)
 
En bref, les Assemblées Populaires pourraient nous permettre de se réapproprier nos codes, nos langages, nos cultures, nos représentations du Moi, du Nous et de notre Environnement. Là et seulement là, nous saurons orienter nos énergies pour une société vivante.
 
Organisons nous sous le précepte de la vie. Pas besoin de chercher le combat. Il aura lieu et ce n’est pas nous qui l’amèneront. Il n’est pas obligatoire de se confronter directement contre l’Etat. Créons l’organisation à côté pour l’émergence de la Vie.
 
Créons des espaces autonomes et libres. Les limites seront l’espace et le temps. Notre stratégie est l’invisibilité. Nous ne mourrons pas, nous disparaissons pour réapparaître ailleurs et à un autre moment, dans les fissures du système. Voilà notre stratégie politique ! Voilà notre stratégie individuelle et collective !
 
Je, Nous, exigeons de vivre sans compromis dans ces espaces autonomes que nous serons créér dans l’espace et le temps… et le temps nous en avons !...Du moins jusqu’à la mort… pour VIVRE, à l’extrême de la VIE et non pas de la SURVIE…
 
Il paraît que les Zones d’Autonomies Temporaires(10) (TAZ) fleurissent partout, dans le monde entier, à chaque instant de nos quotidiens morbides. Evidence de la Vie !… La Vie ne nous attend pas, elle est omniprésente, c’est nous qui la recherchons, désespérément… 
 
Dommage pour ceux qui ne l’ont pas compris !!! On leur laissera le temps !
 
 
{ OnArrêteTouT }
 
 
 
 
(1) & (2) : extraits de L’APPEL
(3), (4), (5), (6), (8) & (9) : extraits de LA SOCIETE DU SPECTACLE  de G.Debord
(7) : « peste émotionnelle » est un concept de W.REICH (cf. PSYCHOLOGIE DE MASSE DU FASCHISME)
(10) : « T.A.Z. » est un concept d’H.Bey (cf. TAZ et L’ART DU CHAOS)  !
 
 
 
 Le langage, c’est la créativité… pour une pensée vivante, vive le Copyleft !!! Ce texte l’est donc !
 
Par i. Le T.Rible & Clemsou
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Jeudi 1 juin 2006
Bientot les élections 2007 et la guerre civile se prépare... Christine Boutin version PS...

Sans commentaire, un extrait du "20 Minutes", du jeudi 1er Juin:

"...Avec des propositions de mère Fouettard fréquentes chez l'ex-linistre de la famille. Pour lutter contre la délinquance, elle veut retirer des collèges "les gamins qui font la lois et pourrissent lavie" pour "les recadrer dans des internats relais" et "prendre en charge dans un cadre militaire" les délinquants de plus de 16 ans. Objectif: "un ordre juste" et une "sécurité normale"."

Par Anonymes
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